La maison de santé protestante de Nîmes est une institution de santé notable qui a particulièrement marqué l'histoire de la capitale gardoise depuis le . La maison de santé protestante de Nîmes a depuis l'origine une vocation sanitaire, sociale et médico-sociale.
Les locaux principaux de l’institution, situés 5 et 7 rue de Sauve, font l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis 2011.
Histoire L'institution est fondée en 1842. Dès les première années de son existence, l'établissement reçoit gratuitement les malades démunis des deux sexes appartenant aux diverses églises protestantes de la ville. Très vite, il connait un certain succès grâce aux soins qu'il apporte. L'institution est ainsi reconnue d'utilité publique en 1872.
En 1866, un riche particulier, Léon Noguier, construit un hôpital sur l'actuelle avenue Franklin Roosevelt, proche du quai de la Fontaine. Cet établissement deviendra par la suite le site principal de la maison de santé protestante.
En 1884, une épidémie de choléra, probablement apportée par un navire revenant du Tonkin, se déclare à Toulon, et l'épidémie ne tarde pas à toucher Marseille. Pour prévenir tout avènement, la maison de santé protestante sera réservé aux cholériques. Nîmes restera indemne, les quelques cas qui se présentèrent ne touchèrent que des voyageurs des localités contaminés.
En 1921 et en 1954, l'institution acquiert de nouveaux locaux situés sur la rue de Sauve et bâtis au dans le cadre de l'aménagement du faubourg par Jacques Philippe Mareschal. Pour cette raison, ils sont en partie inscrits aux monuments historiques depuis 2011.
Aujourd'hui, la maison de santé protestante de Nîmes est une association orientant son activité sur l'accueil et la prise en charge médicalisée des personnes âgées.
Sous l’impulsion de son président du conseil d’administration, élu au début des années 2010, Jacques Cadène, l'institution s’est agrandie et est désormais composée de quatre EHPAD, tous situés à Nîmes (avenue Franklin Roosevelt, rue de Sauve, rue de la Faïence et chemin du Bachas). Sont développés à partir de 2024 de nouveaux modes de services avec la présence de tiers-lieux aux EHPAD du quai de la Fontaine et de Clair Soleil qui visent à proposer de nouvelles interactions entres résidents, familles, quartiers et associations locales.
Direction Jacques Cadène (actuel président du conseil d'administration)
Directeurs
1936-1947 : Marcelle Monod [...] Patrick Raudin
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Établissement social ou médico-social en France Liste des monuments historiques de Nîmes
Bibliographie Samuel Ingrand, Histoire de la maison de santé protestante évangélique de Nîmes, Nîmes, maison de santé protestante, 1989 . Michèle Pallier (préf. Pierre Gaidan), Le passé éclaire l'avenir : la maison de santé protestante de Nîmes (1842-1992), Nîmes, maison de santé protestante, 1992 . Corinne Nègre, Le Protestantisme nîmois à l'œuvre : le diaconat (1561-1945), la maison de santé protestante (1842-1945), Nîmes, Lacour, 1992 . Patrick Cabanel, « La maison de santé protestante de Nîmes », dans Patrick Cabanel (dir.), Itinéraires protestants en Languedoc : espace gardois, Montpellier, Les Presses du Languedoc, 2000, .
Liens externes
Site officiel de la maison de santé protestante de Nîmes
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