La d'infanterie, devenue de 1935 à 1940 division d'infanterie motorisée ( DIM), est une division d'infanterie de l'armée de terre française qui a participé à la Première et à la Seconde Guerre mondiale.

Les chefs de la d'infanterie vignette|Le général Besson, commandant la en 1932. - : général marquis de Galliffet . - : général de Courcy . : général Tricoche : général Boussenard : général de Hay-Durand - : général Darras . - : général de Ferron . : général de Laborie de Labatut - : général Marcot . - : général Carbillet . : général Bajolle : général d'Armau de Pouydraguin - : général Blazer - : général Collas - : général Arbanère . : général Héring - : général Besson . - : général Fagalde - : général Parisot - : général Juin . 1976 - 1978 : général Verguet 1978 - 1980 : général Delpech 1980 - : général Pierre Haicault de La Regontais - : général Fayette 1986 - 1988 : général Cot 1988 - : général Bresson 1991 - 1992 : général Zeisser 1992 - : général Genest

De 1873 à 1914

Première Guerre mondiale Composition vignette|Uniforme du en août 1914. Mobilisée dans la région militaire, la division appartient au d'armée, au sein de la française. Infanterie : (dissoute en , les régiments sont alors directement rattachés à l'infanterie divisionnaire) : d'infanterie d' à d'infanterie d' à (dissoute en , les régiments sont alors directement rattachés à l'infanterie divisionnaire) : d'infanterie d' à d'infanterie d' à Un bataillon de pionniers du d'infanterie territoriale d'août à Cavalerie : de chasseurs (1 escadron d' à puis deux jusqu'en ) Artillerie : d'artillerie de campagne (trois groupes 75) Génie : du génie : Compagnie 8/1, d' à Compagnie 8/1bis puis 8/51, de mi-1915 à Compagnie 8/21 de début 1917 à Compagnie de sapeurs-pionniers du du génie en 1917 Détachement de travailleurs/8

Historique 1914 2 – : transport par dans la région de Bayon : concentration dans celle de Damas-aux-Bois et de Saint-Boingt. 10 – : mouvement vers la Meurthe, vers Vathiménil et Fraimbois ; stationnement. 14 – : offensive en direction de Sarrebourg, par Foulcrey et Gondrexange. : engagée dans la bataille de Sarrebourg : combat vers Gosselming. 21 – : repli, par la région de Gondrexange, vers celle de d'Essey-la-Côte et d'Haillainville. – : engagée dans la bataille de la Mortagne : combats vers Rozelieures, Giriviller, Magnières, Moyen et Vallois, puis le , progression jusqu'à la Meurthe. 13 – : retrait du front et transport par , de la région de Bayon, dans celle de Saint-Mihiel ; repos. À partir du 19, transport par ., dans la région de Sainte-Menehould ; repos. À partir du 23, mouvement, par Chaumont-sur-Aire, vers Dombasle-sur-Argonne et Aubréville ; travaux. À partir du 26, mouvement par la région d'Issoncourt, vers celle de Saint-Mihiel. – : engagée dans la Bataille de Flirey : Combats au nord de Saint-Mihiel et vers la Forêt d'Apremont. Puis stabilisation, et occupation d'un secteur vers le Bois d'Ailly et la Meuse : nombreuses actions locales et guerre de mines.

1915 – : engagée dans la bataille de la Woëvre : du 5 au , du 22 au , et le , violentes attaques françaises au Bois d'Ailly ; puis stabilisation. - : légère réduction du front, à droite. 27 – : retrait du front, et transport par . dans la région de Sainte-Menehould. – : transport par camion vers Perthes-lès-Hurlus. , occupation d'un secteur entre l'ouest de la butte de Tahure et l'est de la cote 193. À partir du , engagée dans la Bataille de Champagne (1915) : combats de la route de Tahure à SommePy. - : repos ; puis, occupation d'un secteur entre Tahure et la route de Tahure à Somme-Py. 9 – : retrait du front ; le 11, transport par . dans la région de Commercy ; travaux, instruction. – : mouvement vers Villotte-devant-Saint-Mihiel : instruction au camp de Belerain et travaux.

1916 – : mouvement vers le front ; à partir du , occupation d'un secteur vers Apremont et Kœur-la-Grande. – : retrait du front ; repos vers Void. À partir du , mouvement par étapes vers Bayon. Séjour au camp de Saffais. À partir du , mouvement vers la région de Combles. – : mouvement vers le front. Engagée, à partir du , dans la Bataille de Verdun, vers le bois de Vaux Chapitre et Fleury-devant-Douaumont : , attaque française vers le bois de Vaux Chapitre. et : attaques allemandes sur le bois de Vaux Chapitre. 2 et : attaques françaises sur Fleury-devant-Douaumont. 11 – : retrait du front, transport par camions vers la région de Saint-Dizier, puis, partir du , transport par dans celle de Lunéville ; repos. – : mouvement vers le front et occupation d'un secteur vers Ancerviller et Emberménil. – : retrait du front et mouvement vers le camp de Saffais ; instruction. – : transport par . dans la région de Crèvecœur-le-Grand ; repos (à partir du , des éléments de la D.I participent à l'occupation d'un secteur vers Belloy-en-Santerre). – : occupation d'un secteur à l'est de Belloy-en-Santerre et de Berny-en-Santerre.

1917 8 - : retrait du front et repos vers Grandvilliers. À partir du 16, transport par . dans la région de Châlons ; repos. – : occupation d'un secteur vers l'est de l'Epine de Vedegrange et Auberive-sur-Suippe ; , mouvement de rocade, et occupation d'un nouveau secteur vers Maisons de Champagne et la Courtine : actions locales, particulièrement violentes les 24, 29 et . 9 – : retrait du front ; repos vers Mairy-sur-Marne. – : mouvement vers le front, et, le , occupation d'un secteur vers Maisons de Champagne et la Butte-du-Mesnil. , attaque sur la Galoche ; , violente contre-attaque allemande dans cette région.

1918 20 – : retrait du front ; repos vers Saint-Germain-la-Ville. – : transport par . vers le front dans la région de Choisy-au-Bac. À partir du , occupation d'un secteur vers Orvillers-Sorel et la Berlière. – : retrait du front, et, à partir du , occupation d'un secteur vers Nampcel et le mont de Choisy, réduit, le , au front bois Saint-Mard, ferme Quennevières : combats vers la ferme Puiseux ( de l'Aisne). – : engagée, en direction de l'Oise, dans la Bataille de Noyon, et, à la fin août, dans la poussée vers la ligne Hindenburg : progression sur la rive gauche de l’Oise jusqu'à la haute forêt de Coucy ; organisation des positions conquises entre le sud de Servais et l'Oise. – : retrait du front ; repos vers Neuilly-en-Thelle. – : Transport dans la région de Nesle ; engagée, à partir, du , dans les batailles de Saint-Quentin et de Mont d'Origny : prise de Fontaine-Notre-Dame, d'Aisonville, de Bernoville et de Tupigny ; puis organisation et occupation d'un secteur sur les positions conquises. 2 – : retrait du front, mouvement par étapes vers Ribécourt, puis vers Estrées-Saint-Denis et Luzarches ; repos et instruction. À partir du , travaux pour le GMP.

Rattachements Affectation organique : d'armée d' à

– – 11 – 16 – 15 – –

16 – – –

19 – 23 – 27 – – 2 – –

20 – –

30 –

– – 11 – Détachement d'armée de Lorraine – – Région fortifiée de Verdun –

L'entre-deux-guerres vignette|Popotte de la lors des manœuvres militaires de 1932. À gauche au premier plan, un fantassin du et derrière lui deux artilleurs du . La loi du , sur l’organisation générale de l’armée et la loi des cadres et effectifs du , fixent le nombre des divisions d’infanterie métropolitaines à vingt.Ces dernières sont considérées comme des forces de territoire affectées à la défense du sol métropolitain. Ces grandes unités d’infanterie sont de trois types, dix divisions d’infanterie de type « nord-est », sept divisions d’infanterie motorisées et trois divisions d’infanterie alpine.La division d'infanterie est stationnée à Dijon.

Elle devient une division d'infanterie motorisée, type renforcé, en 1935.

Sa composition en temps de paix est la suivante : régiment d'infanterie : Auxerre et Sens régiment d'infanterie : Dijon régiment d'infanterie : Chalon-sur-Saône, Mâcon et Autun régiment d'artillerie divisionnaire : Auxonne.

Seconde Guerre mondiale Composition En 1940, la division d'infanterie motorisée se compose de : régiment d'infanterie (type motorisé) de pionniers régiment d'infanterie (type motorisé) antichar régiment d'infanterie (type motorisé) groupe de reconnaissance de division d'infanterie (type motorisé avec automitrailleuses) régiment d'artillerie divisionnaire divisionnaire antichar régiment d'artillerie lourde divisionnaire Batterie 706/ RADCA parc d'artillerie divisionnaire compagnie d'ouvriers d'artillerie et de munitions automobile Compagnies de sapeurs-mineurs 15/1 et 15/2 (ex- du génie dissous en ) Compagnie télégraphique 15/31 Compagnie radio 15/82 Compagnie automobile de quartier général 215/8 Compagnie automobile de transport 315/8 Groupe d'exploitation divisionnaire 15/8 (intendance) groupe sanitaire divisionnaire

Historique Le la DIM, sous les ordres du général Juin, est rattachée au corps d'armée qui est intégré à la . Elle entre en Belgique dans le cadre du plan Dyle. Les 14 et , elle arrête les Allemands lors de la bataille de Gembloux. Elle se replie ensuite à cause de la percée allemande dans les Ardennes et recule vers Valenciennes puis Lille. Le , elle est prise dans la poche de Lille et résiste dans les faubourgs sud jusqu'au , où la division se rend, munitions épuisées. Quelques soldats de la division rejoignent Dunkerque.

Après 1945 La d'infanterie est recréée en 1976. Avec son poste de commandement à Limoges, elle regroupe les unités suivantes :

d'infanterie du camp de Souge, d'infanterie de Brive-la-Gaillarde, d'infanterie de marine d'Albi, de chasseurs de Périgueux, d'artillerie de Limoges, de commandement et de soutien de Limoges.

Elle est majoritairement constituée d'appelés.

En 1978, il est testé la constitution d'une d'infanterie à partir des anciens appelés et cadres ayant appartenu à la . Les automitrailleuses du participent cette même année à l'opération Hippocampe avec la force intérimaire des Nations unies au Liban.

En 1992, la division regroupe et des blindés VAB et AMX-10 RC. Elle envoie un bataillon de en Bosnie au sein de la force de protection des Nations unies en .

La division est dissoute en , pour renforcer la alpine.

Insignes

Insigne de 1939 L'insigne de la division en 1939 est fabriqué par l'entreprise Delalande. Il est constitué d'un écu aux couleurs du fanion du commandant de la d'infanterie d'un corps d'armée (rouge-blanc-rouge verticalement), avec au centre une roue dentée (symbole de la motorisation) avec une grenade (symbole de l'infanterie). À l'intérieur de la roue dentée sont reproduites les armoiries de Bourgogne anciennes : bandé d'or et d'azur en six pièces, à la bordure de gueules. L'écu est en général surmonté d'un aigle aux ailes déployées mais ce dernier est absent de certains insignes.

Insigne des années 1980

Notes et références

Voir aussi Bibliographie . . .

Articles annexes Organisation de l'Armée de terre française Ordre de bataille de l'armée française en août 1914 Armée française en 1940

Catégorie:Division d'infanterie de l'Armée de terre française