L'arrondissement de Langres est une subdivision administrative du département français de la Haute-Marne, en région Grand Est.

Composition Composition avant 2015 L'arrondissement couvre 158 communes regroupées dans les 10 cantons suivants :

canton d'Auberive ; canton de Bourbonne-les-Bains ; canton de Fayl-Billot ; canton de Laferté-sur-Amance ; canton de Langres ; canton de Longeau-Percey ; canton de Neuilly-l'Évêque ; canton de Prauthoy ; canton de Terre-Natale ; canton de Val-de-Meuse.

Découpage communal depuis 2015 Depuis 2015, le nombre de communes des arrondissements varie chaque année soit du fait du redécoupage cantonal de 2014 qui a conduit à l'ajustement de périmètres de certains arrondissements, soit à la suite de la création de communes nouvelles. Au , l'arrondissement groupe les suivantes. :

Démographie

Géographie Localisation L'arrondissement constitue la partie méridionale du département français de la Haute-Marne, appendice sud-est de la région Champagne-Ardenne intercalé entre les régions Lorraine au nord-est, Franche-Comté au sud-est et Bourgogne au sud-ouest. Il est limitrophe des départements des Vosges au nord-est, de la Haute-Saône au sud-est et de Côte-d'Or au sud-ouest.

En dépit du peu de couloirs d'accès naturels, la position géographique du territoire de l'arrondissement de Langres en fait historiquement un carrefour des axes de communication entre Bassin parisien, Haut-bassin rhénan, Benelux-Rhénanie et Méditerranée. En matière de transports, ce carrefour est tracé par un réseau d'intérêt national, voire européen : intersection des itinéraires autoroutiers d'intérêt européen E-17, E-21 et E-54 ; jonction ferroviaire des lignes Paris-Mulhouse et Luxembourg-Dijon ; Canal entre Champagne et Bourgogne.

Géographie physique

Topographie

L'extrême-sud haut-marnais correspond au centre du Seuil morvano-vosgien.

Orographie et Géologie

La Haute-Marne méridionale est un territoire intermédiaire entre plusieurs entités orographiques : Barrois champenois au nord-ouest, Côtes de Haute-Meuse au nord-est, plateaux de la Saône à l'est, Plateaux haut-saônois occidentaux au sud-est ainsi que Plateau de Langres au sud-ouest. Excepté un petit affleurement du socle cristallin très localisé au sud-est, ces entités dont l'imbrication varie selon les zones de contact et quelques zones intermédiaires sont toutes constituées d'un feuilletage de strates sédimentaires. Ces grandes formations géologiques se différencient par leur chronostratigraphie, l'ancienneté de leur strate supérieure décroissant de l'est vers l'ouest du Keuper (grès du Trias supérieur) à l'Oxfordien (calcaires du Jurassique supérieur).

Géomorphologie

La géomorphologie dominante du territoire de l'arrondissement de Langres est fortement marquée par des ressauts, corniches et cuestas. Elle procède de l'érosion hydraulique des formations sédimentaires lors des phases de réennoyage du Bassin parisien. Ce processus est lié aux cycles de régressions et transgressions marines et lagunaires ayant affecté ce bassin depuis le début du Paléocène. Le relief de côtes correspondant résulte d'une érosion différentielle sur des affleurements de strates de différentes duretés. Il prend différents aspects dépendant du façonnement morpho-climatique des formations géologiques spécifiques et de leurs zones de contact ou intermédiaires. Excepté la faible dépression du Bassigny au nord, la plaine de Vingeanne au sud ainsi que dans une moindre mesure les marges orientale et méridionale des plateaux de la Saône au sud-est, la physionomie prégnante du territoire est une succession de fronts de côtes ou digitations de plateaux plus ou moins disséqués. Le paysage-type répondant à cette dominante est ponctué par l'alternance de fronts concaves à forte déclivité, revers faiblement inclinés, lacis de vallées et buttes témoins.

Hydrographie

L'orographie du territoire se traduit par quatre bassins versants dominants. Les lignes de crêtes délimitent le partage des eaux entre celles de Saône-Rhône à l'est et au sud-est, de Meuse au nord-est, de Marne-Seine au nord-ouest ainsi que d'Aube-Seine au sud-ouest. Le « point triple majeur » de la répartition des eaux entre Méditerranée, Manche et Mer du Nord est sur la côte de Récourt-Poiseul fermant le sud-ouest de la dépression de Bassigny (sur le chemin de Falouande, au sud du lieu-dit « les Marchais »), à environ deux kilomètres au nord-ouest du mont Mercure au pied duquel subsistent les vestiges d'une villa gallo-romaine. Outre ce point de jonction, la présence notable des sources de la Meuse dans le Bassigny, de la Marne au sud de Langres et de l'Aube dans le Langrois forestier, ces deux rivières étant des affluents majeurs de la Seine, manifeste l'importance hydrographique du sud de la Haute-Marne.

Climat L'arrondissement se situant en limite des zones climatiques continentale et atlantique européennes, son climat est globalement de type océanique avec des influences continentales sensibles, surtout en période hivernale. Ce climat est marqué par des hivers souvent longs et rigoureux ainsi que des étés chauds et orageux, l'Apance-Amance étant sur la « diagonale des orages » entre golfe de Gascogne et Rhénanie. En période estivale ces orages sont fréquents et parfois violents, particulièrement lors de flux de sud apportant des formations supercellulaires via la haute plaine de Saône.

Les précipitations, de l'ordre de 810 à 1070 mm/m² par an, se répartissent sur l'année avec une intensification modérée de novembre à mars et en mai. Le nombre-annuel de jours concernés par ces précipitations est de l'ordre de 150 à 180, dont environ 20 à 30 pour les chutes de neige. La température-moyenne varie de 9 à 11 °C, le nombre-annuel de jours affectés par une gelée étant de l'ordre de 70 à 85. L'insolation annuelle est d'environ 1750 heures dont environ 170 de novembre à janvier. Les vents, modérés, sont sud à ouest dominants avec des basculements au nord-est non négligeables en hiver.

Micro-régions naturelles

En corollaire de la répartition hydrographique, le canevas orographique structuré par les cuestas et les dépressions intermédiaires compartimente des micro-régions naturelles auxquelles correspondent des aires écologiques et un habitat humain particularisés. La topographie de certaines de ces micro-régions fait que leur typologie territoriale relève en partie d'une continuité transrégionale. C'est particulièrement le cas pour le Bassigny s'ouvrant vers la Lorraine, la plaine de Vingeanne vers la Bourgogne et l'Apance-Amance vers la Franche-Comté. La communication naturelle de ces deux dernières avec la vallée de la Saône, s'ouvrant vers le sud en continuité avec le couloir rhodanien constitue notamment un corridor biologique. C'est ainsi que le Sud haut-marnais correspond à l'extrême limite septentrionale de l'aire de répartition d'un certain nombre d'espèces méridionales.

Les micro-régions naturelles de l'arrondissement de Langres sont les suivantes : Apance-Amance à l'est

Bassigny au nord-est

Langrois ouvert au centre, « Pays de Langres » correspondant à l'éperon où est bâtie la ville sur l'extrémité nord-est du plateau éponyme et ses replats constituant un piémont accidenté. Ce piémont, interrompu par des fronts de côtes, forme le haut-bassin supérieur de la Marne dont la source est à environ trois kilomètres au sud de Langres. Les retenues de la Liez, de la Mouche et de Charmes régulent l'alimentation en eau du canal de la Marne à la Saône dont le bief de partage est sur le territoire de la micro-région. Sur environ cinq kilomètres, un tronçon de cette section traverse en tunnel le plateau de Langres sous les territoires des communes de Balesmes-sur-Marne et de Noidant-Chatenoy. Les retenues aménagées, dont le niveau d'eau varie selon les périodes de l'année et les besoins du canal, ont une dynamique hydrologique de type fluvial. À l'étiage estival, des vasières et roselières d'une grande richesse biologique s'installent sur leurs berges. Zone de contact avec les plateaux du Barrois forestier au nord-ouest, la dépression du Bassigny au nord-est, les plateaux de la Saône à l'est et la plaine de Vingeanne au sud, le Langrois ouvert est au centre du carrefour constitué par le seuil de Langres. Cette position stratégique est matérialisée par la ceinture de forts construits à l'issue de la guerre franco-prussienne de 1870 pour défendre la position de Langres. La désaffectation militaire de ces ouvrages défensifs en a fait pour certains une station d'hivernage ou d'estivage d'une quinzaine d'espèces de chauves-souris, leur inscription au Réseau Natura 2000 étant justifiée par la présence de cinq espèces de chiroptères menacées.

Langrois forestier à l'ouest, zone de contact entre l'extrémité septentrionale du plateau de Langres et les plateaux du Barrois forestier au nord ainsi que la côte des Bar à l'ouest. Ce karst de calcaires durs est creusé notamment par le haut-cours supérieur de l'Aube et celui de l'Aujon, un de ses principaux affluents, ainsi que par celui de la Vingeanne. Les étroites gorges de cette dernière entaillent une reculée d'envergure exceptionnelle pour l'orographie du plateau de Langres. Ces cours d'eau et leurs abords ainsi que les massifs forestiers tel que celui d'Arc en limite du Barrois-forestier et les pelouses des quelques secteurs ouverts de la micro-région sont des milieux naturels de tout premier ordre, une dizaine de sites relevant du Réseau Natura 2000. Avec une altitude d'environ 523 m au sommet du Haut-de-Baissey, le relief du Langrois forestier est le plus élevé de l'arrondissement.

Plaine de Vingeanne au centre sud, vallée agricole large de quelques kilomètres parcourue par la rivière éponyme et le ru de Chassigny. Cette plaine, ponctuée de quelques buttes-témoins, marque une séparation entre le plateau de Langres à l'ouest et au nord-ouest, les digitations méridionales des plateaux de la Saône au nord-est ainsi que le plateau de Champlitte à l'est. S'ouvrant vers le sud, elle constitue en outre le seul couloir de communication naturel d'importance entre la haute-plaine de Saône au sud et la haute-vallée de la Marne au nord. Cette topographie lui vaut notamment d'être traversée par le canal de la Marne à la Saône dont la retenue de Villegusien régule l'alimentation en eau.

Biotopes hydrogéologiques