Mercedes-Benz () est une marque allemande d'automobiles (modèles premium, de sport et de luxe), de camions, d'autocars et d'autobus indépendante, fondée en 1926 par trois constructeurs : , Mercedes et Benz & Mercedes-Benz est également établie depuis 2019 comme constructeur automobile à part entière sous la dénomination Mercedes-Benz AG, filiale de Mercedes-Benz Group, depuis la décision de Daimler AG de se scinder en deux entités distinctes.

L'entreprise Daimler a établi sa réputation en sport automobile, dans les années 1930, puis dans le championnat du monde de Formule 1 jusqu'en 1955, et à nouveau depuis 2010, où elle domine l'ère des moteurs turbo-hybrides avec huit sacres consécutifs chez les constructeurs de 2014 à 2021.

Historique Origines Daimler-Motoren-Gesellschaft (DMG)

thumb|left|Gottlieb Daimler thumb|L'équipe Mercedes au Grand Prix de France à Lyon en 1914. En 1886, l'inventeur allemand Gottlieb Daimler améliore le moteur à combustion interne avec l'aide de Wilhelm Maybach dans la ville de Cannstatt près de Stuttgart (royaume de Wurtemberg).

En 1890, ils fondent ensuite la société « » (DMG) avec Paul Daimler (fils de Gottlieb) qui lui succède après son décès en 1900. DMG produit principalement des moteurs.

En 1892, DMG entre dans l'ère de l'industrie automobile avec la Schroedter-Wagen, développant 2 chevaux, qui ne sera construite qu'en douze exemplaires, et dont l'un est exposé au musée Mercedes-Benz de Stuttgart. C'est la première voiture de Daimler construite en série.

Mercedes gauche|thumb|upright=0.5|Emil Jellinek

En 1902, Emil Jellinek, important concessionnaire automobile du début du (situé sur la Côte d'Azur), dépose et protège légalement et officiellement, la marque commerciale « Mercedes », du prénom de sa fille alors âgée de 13 ans, et signe un « contrat d'exclusivité commerciale » pour les automobiles DMG pour l'Autriche-Hongrie, la France, la Belgique et les États-Unis. Il fait légalement modifier son nom en « Emil Jellinek-Mercedes ». Il fait construire par Paul Daimler et Wilhelm Maybach de Daimler-Motoren-Gesellschaft, les premières Mercedes Simplex et les Mercedes 35 CV de course qu'il se charge de commercialiser. Grâce à cela, il entra au conseil d'administration de DMG.

En 1909, Mercedes dépose la célèbre étoile à trois pointes (dessinée par Paul Daimler), pour représenter les trois voies que Gottlieb Daimler avait choisies pour ses moteurs : terre, mer et air, emblème de toutes ses voitures à partir de 1911.

En 1923, un camion Daimler à moteur Diesel fut exposé à la foire de Berlin 1923-Go-ahead-for-the-OB-2-prechamber-diesel.

Benz &

En 1879, de son côté Carl Benz améliore le moteur thermique à deux temps. Il créa le Sylvestermotor et en vend plus de en 1883.

En 1886, Benz & obtiennent un brevet et créent le Benz Patent Motorwagen, leur tout premier véhicule.

De 1887 à 1899, le nombre d'employés est passé de .

En 1924, Daimler-Motoren-Gesellschaft met ses intérêts en commun avec « Benz & ».

Création et lancement de Mercedes-Benz Le , Daimler-Motoren-Gesellschaft, Mercedes et Benz & fusionnent en « Mercedes-Benz AG ».

Durant la même année, Mercedes-Benz commence la production de voitures de tourisme. Les modèles sont désignés par le préfixe W (pour Wagen, « Voiture » en français). Quelques mois après la création de la marque, Mercedes-Benz crée donc la W01 avec l'aide de Ferdinand Porsche en . Elles servent de prototype pour créer une voiture de tourisme. Les Types W02 et W03 sont alors fabriqués et commercialisés. Les trois modèles sont présentés au Salon automobile de Berlin en octobre de la même année.

En 1931, les modèles de camions sont désignés par le préfixe L (pour lastwagen, « camion » en français). Pendant la guerre, plus de utilitaires sont produits, presque exclusivement pour les forces armées.

Sous le Troisième Reich thumb|Un L 3000S en 1944. Dès 1933, le régime nazi utilise des Mercedes-Benz tels que les W136/138, W142 ou encore les fameuses W07/W150 souvent associées aux hauts gradés.

En 1938, le gouvernement allemand établit des restrictions. Mercedes-Benz se voit forcé à produire uniquement des camions deux essieux de , , et .

Début 1939, la marque allemande crée le T80 : un prototype de vitesse. La vitesse de aurait été atteinte sur une section droite d'autoroute allemande. Unique exemplaire, il aurait certainement permis de dépasser les . Avec ce véhicule, Hitler voulait démontrer la supériorité allemande.

Pendant la guerre, les usines de Untertürkheim sont bombardées, obligeant l'entreprise à se concentrer sur d'autres produits, dont des bicyclettes. La production d'automobiles reprend dans les usines de Sindelfingen, ayant survécu aux bombardements. À la fin de la guerre, la firme fabriquera une série de camions appelés Opel Blitz. À partir de 1941, sous la pression et l'obligation de Hitler, Mercedes-Benz exploite des travailleurs soviétiques et français Barbara Hopmann, Mark Spoerer, Birgit Weitz, Beate Brüninghaus: Zwangsarbeit bei Daimler-Benz. Franz Steiner, Stuttgart, 1994 , page 98. Cette force de travail deviendra rapidement indispensable au fonctionnement de l'entreprise, qui équipe la Luftwaffe et la machine de guerre allemande. Les conditions de travail étant très dures, des grèves ont lieu et les protestataires sont envoyés en camps de concentration. En décembre 1944, Mercedes-Benz exploite forcés et de guerre.

D'après le magazine d'affaire allemand Wirtschaftswoche, Daimler, propriétaire de Mercedes-Benz, a reconnu dès 1986 qu'il avait employé forcés dans des conditions épouvantables pendant la guerre, lui permettant de générer d'énormes sommes d'argent.

L'après Seconde Guerre mondiale Quelque temps après, Mercedes-Benz décida de changer le design de ses voitures de tourisme en incorporant les optiques avant dans les ailes. Ils lanceront également les Classe E, S et SL.

En 1951, les Type W186, W187 et W188 font leur apparition. Luxe, confort et élégance sont au rendez-vous. La fabrication des camions mi-lourds et lourds est à nouveau autorisée et bientôt apparaissent les premiers camions à cabine avancée. Daimler-Benz acquiert les droits d'Unimog.

En 1952, la classe SL est créée avec la W194 de course.

En 1953, la carrosserie Ponton est lancée. Cinq modèles utilisent cette carrosserie. thumb|La 300SL (W198) lancée en 1954. En 1955, Mercedes-Benz sort une nouvelle gamme de poids lourds nommée « LP ». Ce nom est utilisé pour démontrer le confort des camions qui ressemblait à celui des wagons Pullman. Les camions lourds sont construits à l'usine de Gaggenau qui fabrique aussi les Unimog, les mi-lourds sont produits à Mannheim. La limite de avec remorque est autorisée en 1958 par le gouvernement allemand.

En 1958, Daimler-Benz AG possède plusieurs usines en Allemagne et dans vingt-quatre autres pays. Gaggenau reste la principale usine de camions et Mercedes-Benz réalise près de 75 % des exportations de camions allemands.

En 1963, un nouveau camion à cabine avancée est présenté au salon de l'automobile de Francfort. Une usine devient opérationnelle à Wörth.

En 1964, la firme crée la branche nord-américaine « Mercedes of North America ».

En 1965, le gouvernement allemand autorise des camions de .

En 1968, Daimler-Benz reprend la distribution et l'usine de camions de Krupp AG d'Essen.

En 1970, Daimler-Benz reprend Hanomag-Henschel Fahrzeugwerke, dont les usines sont situées à Cassel, Hanovre et Brême, en Allemagne. L'usine de camionnettes de la firme est une importante acquisition qui permet de combler un vide dans sa gamme de poids lourds.

En 1973, Mercedes lance une nouvelle gamme de camions : la gamme New Generation, ainsi nommée en raison du style adouci de sa cabine basculante. À partir de cette date, les camions sont principalement à cabine avancée et les types à capot progressivement éliminés. Les premiers modèles sont des véhicules de travaux publics à deux ou trois essieux, deux ans plus tard suit la gamme des camions lourds. En Argentine et au Chili, la firme profite des dictatures de Pinochet et de Videla pour éliminer physiquement les syndicalistes, en plus de la dégradation des conditions de travail et la diminution des salaires, .

En 1981, Daimler-Benz acquiert la compagnie américaine Freightliner LLC Corporation. En 1982, la firme rachète NAW, la société jointe formée par Saurer et FBW à Arbon et Wetzikon, en Suisse.

En 1990, Mercedes-Benz acquiert IFA de Ludwigsfelde dans l'ancienne RDA. En 1997, Daimler-Benz et Freightliner LLC absorbent l'usine de productions de camions lourds Ford et du modèle Cargo, ensuite renomment la nouvelle division « Sterling Trucks ».

Aujourd'hui thumb|270px|Le Mercedes-Benz ML (W 166) devenu GLE en 2015 (restylage) à la suite de la modernisation d'appellations de la gamme Mercedes-Benz.

En 2015, le constructeur à l'étoile revoit la désignation de ses modèles pour une meilleure visibilité. Au gré des restylages et renouvellements, celle-ci s'articule autour de cinq familles de modèles, désignés par les lettres A, B, C, E et S. Leurs dérivés tout-terrains sont regroupés sous l'appellation GL, suivie d'une lettre indiquant la place du modèle dans la hiérarchie (Le Mercedes-Benz Classe GLA dérive de la Classe A). Cela concerne les ML, GL et GLK, mais pas le Classe G de 1979 qui conserve cette appellation historique. Ainsi sont nommés le GLA, le GLC (remplaçant du GLK), le GLE (ex-ML) et GLS (ex-GL), respectivement affiliés aux Classe A, C, E et S. Les coupés quatre portes portent les lettres CL (CLS et CLA), alors que la famille des roadsters conserve le SL. Ainsi, le SLK devient SLC. Quant aux coupés 3 portes, ils adoptent le nom de la berline dont ils dérivent (CLK devient Classe E Coupé dès 2010 et CL devient Classe S Coupé en 2014) pour plus de cohérence au sein de la gamme. Pour les motorisations, l'appellation est allégée : les diesels sont indiqués par un « d », les hybrides rechargeables et électriques par un « e », les hybrides par un « h », les gaz naturels par un « c » (compressed natural gas) et les piles à combustible par un « f » (fuel cell). Ainsi, la Classe S 300 Plug-in Hybrid s'appelle désormais S 300e.

En 2017, la marque a pour projet de créer sa propre filiale spécialisée dans des modèles 100 % électriques. Elle signe à cet effet un accord de coopération avec Bosch en matière de développement, en vue de mettre en circulation des voitures automatisées et sans conducteur au début des années 2020Voiture autonome: partenariat Daimler/ Bosch, Le Figaro, 4 avril 2017.

En 2019, Daimler, la société mère de Mercedes-Benz, a annoncé la fin de la coopération avec Smart dans le domaine des voitures à combustion interne. Cependant, Smart a continué à se concentrer sur les véhicules électriques en partenariat avec Geely, une entreprise chinoise, après cette période.

Organisation du groupe Mercedes-Benz Aujourd'hui, l'entreprise Mercedes-Benz AG fait partie de Mercedes-Benz Group, qui regroupe également diverses filiales telles que Smart, Mercedes-AMG, Mercedes Grand Prix...

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Gouvernance vignette|175px|Dieter Zetsche, ex-PDG de Daimler.

Répartition du capital

Participations Ionity

Les sites du constructeur Production Usine de Rastatt : Classe A, Classe B, et Classe GLA. Usine de Brême : Classe C (berline, break et coupé), Classe E (coupé et cabriolet), Classe GLK, Classe GLC et Classe SLK. Usine de Sindelfingen : Classe C (berline et break), Classe CL, Classe CLS, Classe E (berline et break), Classe S, Classe SL, Classe SLC et Classe SLS. Usine de Graz : Classe G. Usine appartenant à Magna Steyr. Usine de Tuscaloosa : Classe GL, Classe M, Classe R, Classe GLE (coupé). Usine de Kecskemét : Classe B et Classe CLA. Usine de Uusikaupunki : Classe A. Usine appartenant à Valmet Automotive. Usine Renault de Maubeuge : Citan. Usine d'East London : Classe C. Usine de Pékin : Classe C et Classe E en version limousine (marché local uniquement).