Bernard Debré, né le à Toulouse et mort le à Paris., est un urologue et homme politique français.
Fils du Premier ministre Michel Debré, il est notamment député d’Indre-et-Loire puis de Paris entre 1986 et 2017, maire d'Amboise de 1992 à 2001 et ministre de la Coopération en 1994-1995.
Biographie
Bernard Debré est le petit-fils de Robert Debré et de Charles Lemaresquier, le fils de Michel Debré, le frère (faux-jumeau). de Jean-Louis Debré, a deux frères aînés Vincent et François (ce dernier meurt le lendemain du décès de Bernard Debré). Il est père de cinq enfants.
Professeur des universités-praticien hospitalier (1980), chef du service d'urologie à l'hôpital Cochin (1990), membre de la Société française de chirurgie, des sociétés française, européenne et internationale d'urologie. C'est dans son service, à l'hôpital Cochin que le président François Mitterrand fut opéré le de la prostate par le professeur Adolphe Steg. À l'issue de cette opération, il déclare que « tout est bénin »Claude Gubler, Le Grand Secret, Plon, 1996, p.134. Entre 1986 et 1988, il est membre du Comité consultatif national d'éthique (CCNE) sur nomination de Jacques Chirac et à nouveau membre de à sa mort en 2020, sur nomination de Nicolas Sarkozy. À partir du , il est membre de l'Académie des sciences d'outre-mer.
Bernard Debré meurt des suites d’un cancer le , à l’âge de « L'ancien ministre et professeur Bernard Debré est mort », lepoint.fr, 13 septembre 2020. à Paris, quelques heures avant le décès de son frère François.. Il est inhumé à Préfailles, le https://www.lanouvellerepublique.fr/amboise/famille-debre-des-obseques-dans-l-intimite-familiale-a-amboise-et-prefailles-44.
Carrière politique Bernard Debré est conseiller municipal (1989-1992) puis maire d'Amboise (1992-2001) et membre du conseil général d'Indre-et-Loire, vice-président du conseil général d'Indre-et-Loire (1992-1994). Entre 1986 et 1994, il est député d'Indre-et-Loire, inscrit au groupe du Rassemblement pour la République (RPR).
Il est nommé ministre de la Coopération du gouvernement Balladur (du au ). À l'élection présidentielle de 1995, il rallie le camp du Premier ministre.
Entre 2004 et 2017, il est député de la de Paris à la suite de sa candidature à l'élection législative partielle des 20 et dans cette de Paris (nord du ). Candidat dissidentBertrand Gréco et Gaspard Dhellemmes, L'Histoire secrète d'une élection capitale, éditions du Moment, 2014, page 125. sans étiquette soutenu par le député sortant Gilbert Gantier, il a ainsi obtenu près de 59 % des suffrages, contre 20 % à son adversaire malheureux, l'UMP Laurent Dominati, qui rate son parachutage dans l'ouest parisien après son échec en 2002 dans le centre de Paris, ancienne terre d'élection de son père Jacques Dominati, où il n'est pas réélu. Une fois élu, Bernard Debré s'inscrit au groupe UDF à l'Assemblée nationale comme apparenté, puis change de camp, en passant à l'UMP, toujours comme apparenté. En 2007, à la suite de sa réélection, il adhère pleinement au groupe UMP, sans être toutefois encarté dans ce parti. Bernard Debré ne se représente pas aux élections législatives de 2017« Ces barons locaux qui renoncent au Palais-Bourbon », lexpress.fr, 28 avril 2017..
Bien qu'il veuille se présenter à la mairie de Paris en 2008, sans se soumettre au système des primaires à l'UMP pour les municipales, il annonce en qu'il souhaite rejoindre l'UMP, auquel il est apparenté à l'Assemblée nationale. La même année, il crée l'association « Pour Paris », afin de préparer sa candidature pour le scrutin municipal de 2008. Par ce biais, il veut éviter de passer par le système des primaires de l'UMP, qui doit désigner le candidat officiel du parti présidentiel. À la veille des élections municipales, il conteste toujours le leadership de l'opposition à Françoise de Panafieu, qui a été désignée tête de liste par les militants, tout comme le député Pierre Lellouche, qui lui était arrivé avant-dernier aux primaires de l'UMP. Cependant, Bernard Debré déclare être prompt à négocier pour laisser la place à la députée-maire du . Après avoir ouvertement ambitionné de devenir maire de Paris, puis maire du ., il n'est finalement que troisième sur la liste UMP de ce même arrondissement., et, à l'issue du scrutin, devient conseiller de Paris et conseiller d'arrondissement.
Le , il annonce qu'il est candidat à la mairie du de Paris en 2014B. Debré candidat à la mairie du , Le Figaro, 5 novembre 2012.. Un accord est finalement trouvé avec la maire sortante Brigitte Kuster et il figure en deuxième position sur sa liste, qui est reconduite, Bernard Debré étant donc réélu conseiller de Paris.
Il soutient François Fillon pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016Ludovic Vigogne, « Primaire à droite: la liste des premiers soutiens parlementaires », lopinion.fr, 20 avril 2016.. Dans l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle de 2017 qui oppose Marine Le Pen à Emmanuel Macron, il annonce qu'il votera pour le candidat En marcheMarie-Anne Gairaud, « Présidentielle : les élus LR de Paris appellent à voter Macron », leparisien.fr, 28 avril 2017.. Il sera toutefois critique de la politique sanitaire de la France, déjà entamée à cette date..
Autres engagements Dans les années 1980, Bernard Debré signe dans Contrepoint, revue officieuse du Club de l'horloge..
Il est membre du comité d'honneur du Mouvement initiative et liberté.
Il intervient de temps en temps dans l'émission Les Grandes Gueules sur RMC et est régulièrement invité chez Franz-Olivier Giesbert sur France 3, dans son émission culturelle Culture et dépendances. Il écrit régulièrement dans l'hebdomadaire Valeurs actuelles.
Il est l'un des trente-cinq membres signataires de la charte fondatrice de la Droite populaire, collectif parlementaire qu'il quittera par la suite..
Il est l'auteur d'une vingtaine d'ouvrages se répartissant entre la médecine, la pharmacologie, la philosophie et deux études sur le Rwanda, dans lesquelles il tente de réhabiliter l'image de la France au sujet du génocide des Tutsis.
En 2012, Bernard Debré cosigne avec Philippe Even l'ouvrage Guide des utiles, inutiles ou dangereux. Le , les deux auteurs sont condamnés par la chambre disciplinaire de première instance de l'ordre des médecins d'Île-de-France à une sanction d'interdiction d'exercer la médecine pendant un an, dont six mois avec sursis, au motif qu'il convient « d'éviter de mettre en cause la compétence et l'honnêteté de médecins, notamment allergologues et cardiologues ». et que « par [le] caractère catégorique, voire péremptoire de leurs affirmations, les auteurs ont, au mépris de leurs obligations déontologiques, entendu donner aux ouvrages incriminés un tour spectaculaire non dépourvu de visées commerciales »Décision du 17 mars 2014, chambre disciplinaire de première instance de l'ordre des médecins d'Île-de-France. Le , la chambre disciplinaire nationale de l'ordre des médecins casse en appel la décision de première instance et lève l'interdiction d'exercer. Les auteurs écopent d'un simple blâmeChambre disciplinaire nationale de l'ordre des médecins, 8 décembre 2015.
Détail des mandats et fonctions Au gouvernement - : ministre de la Coopération du gouvernement Balladur
À l’Assemblée nationale 1986-1988 : député d'Indre-et-Loire 1988-1994 puis 1995-1997 : député de la 2ème circonscription d'Indre-et-Loire 2004-2012 : député de la de Paris 2012-2017 : député de la de Paris
Au niveau local 1989-2001 : conseil municipal d'Amboise 1992-1994 : vice-président du conseil général d’Indre-et-Loire 1992-2001 : maire d'Amboise 2008-2020 : conseiller de Paris
Autres Président de la Fondation santé des étudiants de France Membre du Comité consultatif national d'éthique Membre de l'Académie des sciences d'outre-mer
Ouvrages
Décorations . (Togo). Commandeur dans l'ordre national du Congo Commandeur dans l'ordre national de la Côte d'Ivoire. Commandeur dans l'ordre national du Gabon.
Notes et références
Liens externes
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