Sallah Shabbati (en hébreu : ) est une comédie classique du répertoire israélien, sortie en 1964, écrite par l’écrivain Ephraim Kishon et coréalisée par le réalisateur israélien Menahem Golan et Ephraim Kishon.
Synopsis Le film raconte l’intégration d’une famille d’immigrants juifs originaire d’un pays arabe dans les premières années de l’état d’Israël. L’acteur Chaim Topol, plus connu pour son rôle dans Un violon sur le toit, y joue le rôle d’un immigrant séfarade confronté aux réalités du entre une et un kibboutz.
"Ephraim Kishon a créé un personnage de nouvel émigrant tout juste arrivé de son Maroc natal, « épargné » par le progrès et l’alphabétisation. Ce personnage, magistralement habité par l’acteur d’origine ashkénaze Chaim Topol, n’a pas de métier, mais une ribambelle d’enfants. Il est malin, roublard, fainéant et surtout très primitif. À la fin du film, il obtient ce qu’il convoitait depuis son arrivée : un appartement flambant neuf grâce à une fraude électorale. En contrepartie, il doit accepter l’assimilation à la culture européenne de ses deux aînés, sa fille et son fils, qui vont adopter le statut d’Israéliens modernes en se mariant avec deux jeunes camarades du kibboutzSerge Ankri, lire en ligne : https://lvsmagazine.com/2015/12/le-personnage-du-juif-sefarade-dans-le-cinema-israelien-1re-partie/".
Fiche technique Titre : Sallah Shabati Titre original : סאלח שבתי Réalisation : Ephraim Kishon Scénario : Ephraim Kishon Musique : Yohanan Zaray Photographie : Floyd Crosby et Nissim Leon Montage : Roberto Cinquini, Jacques Ehrlich et Danny Shick Production : Menahem Golan Société de production : Sallah Ltd. Pays : Genre : Comédie dramatique Durée : 110 minutes Dates de sortie :
Distribution Topol : Sallah Shabati Geula Nuni : Habbubah Shabati Gila Almagor : Bathsheva Sosialit Shraga Friedman : Neuman Zaharira Harifai : Frieda Shaike Levi : Shimon Shabati Nathan Meisler : M. Goldstein Esther Greenberg : la femme de Sallah Mordecai Arnon : Mordecai Arik Einstein : Ziggi
Analyse Ce film inaugure le genre des "films Bourekas, qui décrivaient les personnages juifs orientaux d’une manière souvent très caricaturale. Réalisés surtout par des Ashkénazes, ils divertissaient le public séfarade en lui promettant un avenir meilleur, sous la forme d’une intégration complète dans le pays et d’une réussite socio-économiqueExtrait d'un article d'A. Schweitzer paru dans un livre collectif, L’État d’Israël, Fayard, lire en ligne : http://www.judaicine.fr/actualites/histoire-du-cinema-israelien-par-ariel-schweitzer/."
Succès Le film a eu entrées, ce qui correspond à la moitié de la population israélienne de l'époque.
Il fut nommé aux Oscars en 1964, dans la catégorie « meilleur film étranger » ; celle-ci fut remportée par la comédie italienne Hier, aujourd'hui et demain'' réalisée par Vittorio De Sica, avec Sophia Loren et Marcello Mastroianni.
Notes et références
Annexes Articles connexes Liste des longs métrages israéliens proposés à l'Oscar du meilleur film en langue étrangère
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