Claude Théodore Decaen, né le à Utrecht et mort le à Metz, est un général français.

Biographie Élève à l'École spéciale militaire le , Decaen entre comme sous-lieutenant au de ligne le et fait la campagne d'Afrique en 1830 et 1831. Il passe lieutenant le , puis capitaine le . Capitaine adjudant-major le , il passe avec son grade au de chasseurs à pied le .

Chevalier de la Légion d'honneur le , il est nommé chef de bataillon au de ligne le , puis reçoit le commandement du l bataillon de chasseurs à pied le et part pour l'Algérie où il reste de 1852 à 1854.

Lieutenant-colonel au léger le et au de ligne le , il est envoyé devant Sébastopol et devient colonel du de ligne le de la même année. À la prise de Sébastopol, sa conduite attira sur lui l'attention de ses chefs et lui valut sa nomination au grade de général de brigade le . Il reçut alors le commandement de la de la d'infanterie du de l'armée d'Orient et, le , il commandait une brigade d'infanterie de la garde impériale.

Rentré en France, il part pour l'armée d'Italie à la tête de la de la de la garde impériale et, le lendemain de la bataille de Magenta, il est élevé au grade de général de division et prend le commandement de la du , en remplacement du général Espinasse, tué à l'ennemi.

Lors de la guerre de 1870, Decaen commande la division du corps d'armée, lui-même commandé par le maréchal Bazaine. Le , à la suite de plusieurs déconvenues lors de batailles contre les Allemands, l'Empereur réorganise l'armée du Rhin en deux parties, l'une commandée par Mac Mahon et la seconde, commandée par Bazaine. Ce dernier commande donc aux 2e, 3e, 4e, 6ème corps et à la Garde. Le commandement du 3e, devenu vacant, est confié au général Decaen. Le , à la bataille de Borny, le général Decaen est gravement blessé à la cuisse mais refuse de s'évacuer. Son cheval est ensuite tué sous lui, et il est à nouveau blessé gravement. Le maréchal Bazaine lui ordonne alors de rejoindre l'ambulance. Opéré et ramené à Metz, il agonise durant plus de quinze jours et meurt le . Ses funérailles sont l'occasion pour la population de Metz de montrer son attachement à l'Armée.

Hommages La rue Claude-Decaen dans le de Paris lui rend hommage depuis 1877. L'ancien quartier Claude Decaen, à Caen, a porté son nom (caserne du Régiment d’Artillerie).. Elle a aujourd’hui disparu, mais le jardin public Claude Decaen a été aménagé au début des années 2000 sur une partie du terrain libéré par l’armée. Son nom est également passé, de manière officieuse, au quartier construit sur le reste du site militaire, dit « quartier Général Claude Decaen ».

La rue du Général Decaen l'honore depuis le dans le quartier de Metz-Borny.

Notes et références

Source César Lecat Bazancourt, La Campagne d’Italie de 1859, Paris, Amyot, 1860.

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