L' (EC), anciennement École d'application de l'arme blindée cavalerie (EAABC), est un établissement de formation de l'armée de terre française situé à Saumur (Maine-et-Loire). Elle est installée dans le quartier du même nom.

Mission actuelle

La mission actuelle de l'écoleVoir le site officiel de l'école, page sur ses missions. est d'instruire tous les cadres (officiers et sous-officiers) des unités blindées de l'armée de terre, au combat blindé et de reconnaissance : les capitaines sont instruits pour prendre le commandement d'un escadron ; les lieutenants, sous-lieutenants et aspirants suivent la formation de chef de peloton blindé ; les sous-officiers apprennent à être chef d’engin blindé ou adjoint de peloton ; les moyens techniques de simulation permettent la préparation opérationnelle des personnels ; l'école assure aussi la veille technologique et la réflexion prospective sur la fonction de l'arme blindée.

Histoire En 1763, Louis XV réorganise la cavalerie française par l'intermédiaire du duc de Choiseul, lui-même piètre cavalier, qui veut créer cinq écoles à Douai, Metz, Besançon, Cambrai et une brigade du Royal Carabinier à Angers. L'évêque d'Angers voyant d'un mauvais œil l'arrivée de ces carabiniers coureurs de jupon, s'arrange pour les expédier à Saumur, pensant pénaliser ainsi cette ville longtemps protestante. Cette école, gérée et encadrée par le « corps royal des carabiniers », y accueille les officiers de tous les régiments de cavalerie. Dès 1771, elle devient le seul centre d'instruction des cavaliers militaires, remplaçant les cinq écoles créées en 1763Patrice Franchet d'Espèrey et Carole Chavalon, De l'École de cavalerie et de l'équitation française, in Saumur, l'école de cavalerie, p.22. Elle fonctionnera jusqu'en 1788.

À la fin de l'an 1814, Louis XVIII crée à Saumur l'École d'instruction des troupes à cheval. Son activité allant décroissant à partir de 1822, cette école fut régénérée par Charles X sous le nom d'École royale de cavalerie renommée ultérieurement École impériale de cavalerie de Saumur. Un manège militaire et un manège d'académie composaient l'essentiel des structures.

À partir de 1830, avec la disparition de l'École de Versailles, Saumur devient la seule école dépositaire de la tradition équestre française.

L'école est hébergée depuis son origine dans le quartier du régiment des carabiniers, magnifique bâtiment du .

Son savoir-faire est reconnu dans le monde entier, l'excellence de son art s'exprimant alors dans le Cadre noir, formation dédiée au dressage équestre. Saumur devient ainsi la capitale française de l'équitation.

thumb|Le monument aux morts commémorant 1914-1918 et 1939-1945. Du 18 au , l'école de cavalerie de Saumur avec l'ensemble de ses cadres et de ses élèves, les cadets de Saumur, sous les ordres du colonel Michon assure sur le secteur la résistance à l'invasion allemande, Citation à l'ordre de l'armée, 23 août 1940, général Weygand..

L'école se réorganise ensuite à Tarbes, puis se dissout lors de l'invasion de la zone libre (1942).

À l'issue de la Seconde Guerre mondiale, la cavalerie (principalement chargée de la reconnaissance) et les chars de combat fusionnent pour donner naissance à l'arme blindée et cavalerie (ABC). L'École de Saumur en devient le centre d'instruction. En 1972, l'École nationale d'équitation se constitue autour du Cadre noir de Saumur portant création et organisation de l'école nationale d’équitation..

L'école prend son nom actuel le .

Noms successifs

1763 : École des CarabiniersHistorique selon Saumur, école des blindés de demain, Lavauzelle, 2000.. 1814 : École d'instruction des troupes à cheval. 1825 : École royale de cavalerie. 1839 : École de cavalerie. 1852 : École impériale de cavalerie. 1872 : École d'application de la cavalerie. 1929 : École d'application de la cavalerie et du train. 1945 : École d'application de l'arme blindée et de la cavalerie. 2009 : École de cavalerie.

Commandants de l'école

Musée

L'école a abrité le Musée des Blindés Général Estienne, qui a investi ses propres locaux sur les hauteurs de la ville. Seul le Musée de la cavalerie y est présent.

Décorations portées au drapeau de l'Ecole Légion d'honneur; 50px Croix de guerre 1939-1945 avec citation à l'ordre de l'armée (pour les combats de 1940); Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs avec citation à l'ordre de l'armée (1955).

Images

Notes et références

Annexes Bibliographie Extrait de l’ordonnance de cavalerie pour sous-officiers et brigadiers ... par un capitaine instructeur de l’École de cavalerie de Saumur, Paris, 1860. Victor Raoult Deslongchamps, Considérations sur la fièvre intermittente à l’École de cavalerie de Saumur, École de médecine, Paris, collection des thèses, , 1839. Général de Fornel de la Laurencie, L'École de Saumur, Angers, Éditions de l'Ouest, 1935, 170 p. (en ligne). Maurice Durosoy, Saumur – Historique de l’École d’application de l’arme blindée et de la cavalerie, Paris, 1964, 150 (rééditions ultérieures). Pierre Garrigou Grandchamp (dir.), Saumur, l'école de cavalerie – Histoire architecturale d'une cité du cheval militaire (coll. « Cahiers du patrimoine », 70), Monum, Éditions du Patrimoine, Paris, 2005, 325 . Robert Milliat, Le Dernier carrousel – Défense de Saumur 1940 (illustrations d’un EAR de l’École de cavalerie, ancien combattant de Saumur), B. Arthaud, Grenoble, Paris, 1945 ( éd.), 19 J. L. Tarneau, « Leçons élémentaires d'hygiène militaire, faites à l'École de cavalerie de Saumur, 1873 », Journal des Sciences militaires, 1874. Charles de Vaux, Les Écoles de cavalerie, Versailles, l'École militaire, l'École de Saint-Germain, Saint-Cyr, Saumur – Étude des méthodes d'équitation des grands maîtres, J. Rothschild, 1896. Saumur, école des blindés de demain, Lavauzelle, 2000.

Articles connexes Commandement de la formation de l'armée de terre Arme blindée et cavalerie Saumur Cadre noir Musée des Blindés de Saumur

Liens externes Site de l'École de cavalerie Saumur Jadis : L'École de cavalerie,de l'art équestre à la Revanche ( 1825-1914 ) - L'École de cavalerie entre deux âges, 1919-1939

* Catégorie:Établissement d'enseignement décoré de la Légion d'honneur