Beynes est une commune française située dans le département des Yvelines, en région Île-de-France. Géographie

Situation La commune s'étend dans la vallée de la Mauldre, à à l'ouest de Versailles, à une altitude de environ sur cinq km et, de part et d'autre, sur les plateaux limoneux de la plaine de Versailles jusqu'au ru de Gally à l'est, et du Mantois à l'ouest, à une altitude variant de 100 à .

À l'ouest, elle englobe la plus grande partie de la forêt domaniale de Beynes.

Communes limitrophes

Hydrographie vignette|redresse|alt=La Mauldre.|La Mauldre. À l'extrême sud de la commune passe l'aqueduc de l'Avre, en provenance de Saulx-Marchais, qui descend dans la vallée de la Mauldre par un siphon qui traverse la Mauldre sur un pont.

Transports et voies de communications Réseau routier La commune est traversée par un axe majeur, la route départementale 191 qui relie Épône à Rambouillet et qui permet de transiter entre l'autoroute A13 au nord et les autoroutes A10 et A11 au sud. L'importante fréquentation automobile qui en résulte rend la rue principale de Beynes (rue de la République) assez embouteillée à certaines heures. La route départementale 119 (Hargeville - Chavenay) surtout utilisée dans sa partie à l'est de Beynes comme communication entre la vallée de la Mauldre et l'agglomération de Plaisir - Les Clayes utilise le même trajet en centre village.

La route départementale 11 qui traverse les Yvelines d'est en ouest, passe, dans sa portion entre Neauphle-le-Vieux et Thoiry, sur la commune de Beynes au lieu-dit la Haute Pissotte.La route nationale 12 se trouve à environ six kilomètres au sud de Beynes.

Desserte ferroviaire vignette|alt=La gare de Beynes.|La gare de Beynes. La ligne de Plaisir - Grignon à Épône - Mézières passe par le territoire communal. La commune possède une gare ferroviaire sur cette ligne. La ligne de Saint-Cyr à Surdon passe au sud-est du territoire communal sur une courte distance.

Bus La commune est desservie par les lignes 5201, 5213, 5214, 5219, 5221, 5231, 5337, 5241, 5251, 5289, 5312 et 5355 du réseau de bus Centre et Sud Yvelines et par les lignes 5234 et 7818 du réseau de bus Île-de-France Ouest.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré. et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à ) et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Maule à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Urbanisme Typologie Au , Beynes est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de BeynesUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...

Occupation des sols Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols détaillée de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).

+Occupation des sols en 2018 Type d’occupation Pourcentage Superficie (en hectares)Tissu urbain discontinu12,4 %231Zones industrielles ou commerciales et installations publiques8,1 %150Terres arables hors périmètres d'irrigation41,2 %767Prairies et autres surfaces toujours en herbe1,1 %20Systèmes culturaux et parcellaires complexes6,1 %114Surfaces essentiellement agricoles interrompues par des espaces naturels importants2,8 %53Forêts de feuillus17,6 %328Forêt et végétation arbustive en mutation10,7 %200Source : Corine Land Cover.

Morphologie urbaine L'urbanisation, concentrée à l'origine dans la vallée autour du vieux bourg, s'est étendue d'abord vers le sud dans le quartier de l'Estandart, au débouché de la vallée du ru Maldroit, puis sur les coteaux à l'est avec les très grands lotissements pavillonnaires des Chênes et du Val des Quatre Pignons datant des années 1970.

Quelques hameaux et écarts émaillent le territoire communal tels que Moque-Panier, au sud, sur la route de Villiers-Saint-Fréderic, la Maladrerie, au nord, sur la route de Mareil-sur-Mauldre, les Pissottes, à l'ouest, sur la route de Thoiry à Neauphle-le-Vieux ou la Couperie, au nord-ouest, sur la route de Marcq.

À l'est, une grande partie du territoire communal est occupée par le camp militaire de Frileuse.

Occupation des sols simplifiée Le territoire de la commune se compose en 2017 de 79,2 % d'espaces agricoles, forestiers et naturels, 4,63 % d'espaces ouverts artificialisés et 16,16 % d'espaces construits artificialisésFiche communale d'occupation des sols en 2017 (comparaison avec 2012) sur le site cartoviz.iau-idf.fr

Toponymie En 1844, Benjamin Guérard avait proposé que Nirbanium correspondît à BeynesBenjamin Guérard, Polyptyque de l'Abbé Irminon/ ou Etat des terres, des revenus... (1844), t. 2 ; Breve de Villari, VII, §3, p. 60.. Cette erreur a été reprise par Hippolyte Cocheris trente ans plus tardHippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.. Elle fut réfutée par Auguste Longnon en 1895Auguste Longnon, Polyptyque de l'Abbaye de st-Germain-des-Prés, (1895), t. 1 &2, de Villari, VII, §3, p. 77 : aujourd’hui, que l’identité de Nirbanium serait quelque chose comme *Nerbain ; aucune localité des environs de la Celle [Saint-Cloud] ne portant ce nom, il faut donc admettre que Nirbanium a changé de nom ou qu’il a été détruit.

La mention la plus ancienne de Beynes est Bania au BELOT (Victor R.), Coutumes et folklores en Yvelines, Préface de Paul-Louis Tenaillon, président du Conseil général des Yvelines de 1977 à 1994, membre émérite de l'Académie des sciences morales, des lettres et des arts de Versailles, Librairie Guénégaud, 1977 (FRBNF 34588328), Page 238, Baina en 1124Revue de l'histoire de Versailles et de Seine-et-Oise, Société des sciences morales, des lettres et des arts de Seine-et-Oise, Académie de Versailles, des Yvelines et de l'Ile-de-France, L. Bernard (Versailles), H. Champion (Paris), 1899-1976, Bena en 1351Auguste Longnon, Les noms de lieux de la France, 1920, Bayna, Beyna au .

Du gaulois bagina, collectif de bagos, « hêtre » ou *bawina, « boue ».. Le nom peut venir de Bawa ou Baua en gaulois et latin vulgaire qui veut dire « vase, boue » et qui se disait boe en vieux français du siècle, racine évoquant un terrain humide ou marécageux (bauina), cohérente avec la position de la commune dans la vallée de la Mauldre.

Le toponyme serait issu du gaulois *bagos « hêtre ». Dans l'article qu'il consacre à ce nom dans son dictionnaire de la langue gauloise, Xavier Delamarre mentionne quelques dérivés toponymiques, comme *bagina « hêtraie », forme qui explique le nom de la ville de Beynes dans les Yvelines.. Soulignons que cette étymologie avait été proposée quelques années plus tôt par Marianne Mulon, qui associait à Beynes (Baina en 1124), le nom de Bernes (Bagerna à l'époque carolingienne) dans le Val-d'Oise, dérivé lui aussi de bagos, avec le « vieux suffixe -erna »., analyse qui a été reprise et confirmée par Jacques Chaurand et Maurice Lebègue.. Cette explication est liée à la présence historique de bois importants dans la région.

Ces continuateurs de *bagina ont également été retenus par Ernest Nègre qui mentionne d'une part La Beine, forêt (aujourd'hui fort réduite), dans l'Aisne., d'autre part la forêt située dans l'actuel département de l'Oise et citée dès 1223 : « Novavilla quae sita est in bosco de Boyne » ; il y associe, enfin, le nom d'un château du Calvados : Baynes, qui subsiste à celui d'une ancienne commune..

Albert Dauzat & Charles Rostaing préfèrent un prototype *bawina, du gaulois baua, racine baw « boue », étant donné la configuration des lieux.

Histoire vignette|redresse|alt=Le monument aux morts.|Le monument aux morts. La vallée de la Mauldre garde, à Beynes, des traces de station préhistoriqueAubert (Victor) : Beynes préhistorique, 1930..

Le territoire de Beynes est rattaché à l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés dès le .

Au , à partir de 1181, Beynes devient la seigneurie de la Maison de Montfort.

Au , Robert VII d'Estouteville fait édifier un château fort, Beynes participant à la défense de Paris contre les Anglais. (Robert Estouteteville fut également prêvot de la ville de Paris et contribua avec la noblesse de Normandie à la libération de Nancy assiégée par Charles le Téméraire). Jacques d'Estouteville, seigneur de Beynes et Blainville, baron de Saint André dans la Marche, prévost de Paris, conseiller et chambellan du Roi, marié avec Gilette de Coetivy, (fille d'Olivier de Coëtivy, seigneur de Taillebourg et Marie de France, batarde de Valois, dame de Royan et Mornac, fille de Charles VII et Agnès Sorel, dame de Beauté)La Province du Maine, .. Robert de Chartres dit « Lestandart », seigneur de Limey et de Beauchesne, épouse en 1382 Catherine d'Estouteville, fille de Colard d'Estouteville, seigneur de Beynes (décédé en 1416) et Jeanne de Mauquenchy, dame de BlainvilleFamille L’Estendart, Racines et Histoire.. En 1536, la seigneurie de Beynes est donnée à Diane de Poitiers par le roi Henri II. 1946 : création du camp militaire de Frileuse, à l'emplacement d'une zone servant depuis 1937 de terrain de manœuvres aux élèves de l'école militaire de Saint-Cyr-l'ÉcoleAssociation "Beynes histoire & patrimoine", juillet 2011.. Il est ensuite la garnison du Régiment d'infanterie de ligne jusqu'en 1997 puis héberge le Groupement V/1 de Gendarmerie mobile et le centre d'instruction et d'entraînement du GIGN.. 1956 : mise en service du stockage de gaz souterrain.. : L'explosion d'un gazoduc à deux kilomètres à l'ouest du village provoque un gigantesque incendie. Le sinistre fut maîtrisé en une heure grâce à la fermeture des vannes, n'a pas fait de victimes, mais a causé une grande frayeur dans le village. m³ de gaz ont brûlé..

Politique et administration Tendances politiques et résultats

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Population et société