Lamastre est une commune française, située dans le département de l'Ardèche, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Située dans la partie septentrionale du département de l'Ardèche, le territoire de la commune de Lamastre est situé en aval du confluent entre le Doux et la Sumène, sur la route qui relie les villes de Valence et Le Puy-en-Velay. Les habitants sont dénommés les Lamastrois(e)ssite habitants.fr, page sur le nom des habitants des communes de l'Ardèche, consulté le 02 octobre 2019. Géographie Situation et description La commune, traversée par le nord, est de ce fait située à égale distance du pôle Nord et de l'équateur terrestre (environ ).

Lamastre appartient à l'arrondissement de Tournon-sur-Rhône, sous-préfecture de l'Ardèche. Cette commune est le bureau centralisateur du canton du Haut-Vivarais composé de . Sa position stratégique est intrinsèquement liée à son implantation au carrefour de deux axes de communication reliant Valence, préfecture de la Drôme, et le Puy-en-Velay, préfecture de la Haute-Loire ; et celui reliant Annonay, Aubenas et Alès.

Communes limitrophes

Géologie et relief Le territoire communal, de hectares, est constitué d’un ensemble de massifs montagneux. Le point le plus haut de la commune de Lamastre culmine à 833 mètres, le plus bas se situe à 342 mètres. Le substratum géologique local émergeant sur environ 90 % de la zone communale, est formé de : formations granitiques (granites et anatexites) ; et de formations métamorphiques gneissiques (gneiss et leptynites). Ce substratum (ou substrat) est recouvert par les sédiments du quaternaire, constitués de blocs, galets, graviers et sables que l'on trouve principalement dans la vallée du Doux et de la Sumène.

De plus, côté environnement, Lamastre est l’une des six villes-portes du parc naturel régional des Monts d'Ardèche.

Hydrographie Le territoire de Lamastre est principalement bordé par deux rivières : un affluent du Rhône, le Doux — rivière d'une longueur de ., qui s'écoule depuis les Monts du Vivarais jusqu'à Tournon-sur-Rhône où il conflue avec le fleuve méditerranéen — et deux petits affluents du Doux, la Sumène (ne pas confondre avec la Sumène) et le Condoie.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Moyenne vallée du Rhône » et « Sud-est du Massif Central ». Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Colombier-le-Jeune à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Voies de communication et transports Voies routières Le territoire de la commune est traversé par de nombreuses routes : la route départementale 236 (RD236) qui relie Lamastre à Lalouvesc (Col du Faux) la route départementale 533 (RD533), ancienne route nationale 533 qui relie Valence dans la Drôme à la commune de Saint-Agrève en Ardèche. la route départementale 534 (RD534), ancienne route nationale 534 qui relie Lamastre à Tournon-sur-Rhône. la route départementale 578 (RD578) qui relie Lamastre à Aubenas

Transports De Lamastre part le petit train du Vivarais, train à vapeur traversant les gorges du Doux, de Lamastre à Tournon, également connu sous le nom de « Mastrou ». À cause de difficultés financières le Mastrou n'a pas circulé entre 2008 et 2013. En attendant la reprise du train touristique, un vélorail prototype a été mis en place chaque été. Ce fut un franc succès dès la première annéeLe vélorail des Gorges du Doux, article publié sur le site officiel de la commune ! La remise en service du Mastrou est effective depuis . En effet, des travaux ont été réalisés depuis, notamment sur le site de Lamastre où un atelier permettant la réhabilitation de nombreux matériels roulants (voitures pour transporter les futurs voyageurs, wagons divers et locomotives) a été construitBulletin municipal, décembre 2012. La gare de Lamastre a été entièrement réhabilitée..

Urbanisme Typologie Au , Lamastre est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Lamastre, une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. La commune est en outre hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (57,3 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (56 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (56,3 %), zones agricoles hétérogènes (25 %), prairies (11 %), zones urbanisées (5,7 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1 %)..

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|centre|upright=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Morphologie urbaine

Lieux-dits, hameaux et écarts

Risques naturels et technologiques Risques sismiques

La totalité du territoire de la commune de Lamastre est située en zone de sismicité , comme la plupart des communes situées sur le plateau et montagne ardéchoise, les communes situées à l'est de son territoire et donc plus proche de la vallée du Rhône, sont en zone de sismicité Préfecture du Rhône, page sur les risques sismiques. +Terminologie des zones sismiquesArrêté du 22 octobre 2010 relatif à la classification et aux règles de construction parasismique applicables aux bâtiments de la classe dite « à risque normal » - LégifranceType de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)Zone 2Sismicité faible accélération = 1,1 m/s

Autres risques

Toponymie Lamastre est mentionné au sous la forme la Mastra, puis en 1179 sans article : Mastra.Durant une longue période ou le latin étant la langue obligatoire pour tous les actes officiels, les notaires écrivaient Castrum mastrae pour désigner la cité. Ce toponyme peut provenir du nom d'un ancien château et de la présence d'une tour maîtresse (« magistra »), voire (selon Mistral) de l'occitan mastra (La Mastre) qui signifie « pétrin, maie », ou du celtique Batz qui désignerait une construction faite avec des pieux (et des pierres, de la terre : c'est le murus gallicus)Site lamastre.net chapitre « génèse », consulté le 17 mai 2020..

Ernest Nègre privilégie quant à lui l'occitan mastra « pétrin, maie », avec une valeur topographique, pour désigner la vallée encaissée du Doux.

Histoire

Préhistoire et Antiquité

Temps Modernes

La Réforme Le 26 avril 1562, les consuls d’Annonay envoient une lettre à Genève, demandant un pasteur pour « les pauvres frères de l’église de Macheville… un homme fidèle pour leur annoncer la parole de Dieu ».

Les martyrs de Macheville thumb|La chapelle des Saints-Os, accolée à l'église Saint-Domnin. Le , une petite procession rendant gloire à la Vierge miraculeuse fut menée par les pères de La Gruterie et de La Roche, respectivement prieur et prêtre de Macheville. Une troupe huguenote, qui venait de prendre la ville de Desaignes, avec à sa tête le capitaine Jacques de Chambaud, baron de Privas, décida de s'en prendre au petit groupe de processionnaires. Selon Paul-Hippolyte Mollier (1830-1911), chanoine de Viviers, curé de Montréal et historien du Vivarais, les protestants , après les avoir décapités2017-50. Où l’on reparle des ecclésiastiques martyrisés par les huguenots à Lamastre le 3 mai 1587 et de la chapelle des Saints Os. Le texte faisant état du massacre de 1587, introuvable, aurait été exhumé par un certain Fernand Rouveyrol à la Bibliothèque Nationale. Il a incité l'archiprêtre Le Masson, curé de Macheville, à entreprendre des fouilles pour retrouver les ossements des supposés martyrs. Les fouilles de 1863 ont arbitrairement retenu les ossements de sept personnes, dont l'identité n'est pas établie, alors que catholiques et protestants étaient enterrés à Macheville jusqu'en 1637.

La chapelle des Saints-Os fut construite au , à l'initiative des jésuites, afin d'y accueillir les restes de ces martyrsÉglise de macheville.

Époque contemporaine Lamastre est née en 1790 à la suite d'un regroupement de trois communautés anciennes : Macheville, ancien prieuré bénédictin bâti sur un éperon entre Grozon et Condoie (deux petits affluents du Doux en aval de la Sumène, le Grozon arrosant aussi Grozon) ; La Mastre, avec sa ville haute dominée par le château de Peychelard — siège de la seigneurie de La Mastre (Lamastre ; voir plus bas) — et sa ville basse, le Savel, qui s’est construite le long de la très ancienne « voie du Doux » où se tenaient les foires et les marchés ; Retourtour, l'ancien fief des Retourtour, des Pagan-Retourtour, puis des Tournon (voir plus bas), situé dans une boucle du Doux.

Politique et administration vignette|L'hôtel de ville.|alt= Administration municipale

Tendances politiques et résultats

Élections municipales et communautaires Élections de 2026 Le conseil municipal de Lamastre est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire. sièges sont à pourvoir au conseil municipal et 9 au conseil communautaire.

Une seule liste, menée par Jean-Paul Vallon, maire sortant., est déposée lors du premier tour qui a lieu le . Les conseillers municipaux sont ainsi élus dès le premier tour. Parallèlement 9 conseillers communautaires sont élus pour siéger à l'intercommunalité. Le taux de participation est de 64,72 %. Jean-Paul Vallon est réélu maire le , lors de la séance d'installation du conseil municipal.La liste officielle des maires du département de l'Ardèche en fonctions au 9 mai 2026, issue du répertoire national des élus (RNE), peut être consultée sur Commons.. Liste des maires

Population et société Démographie

Enseignement La commune est rattachée à l'académie de Grenoble.