La d'infanterie est une division d'infanterie de l'armée de terre française qui a participé à la Première Guerre mondiale et à la Seconde Guerre mondiale.

Les chefs de la d’infanterie : général Joppé : général Réveilhac : général Patey - : général Jacquemot. 1939 : général de Montalivet - : général Deslaurens (tué au combat le ) : général Tesseire

La Première Guerre mondiale Composition au cours de la guerre

régiment d’infanterie d’ à régiment d’infanterie d’ à régiment d’infanterie d’ à régiment d’infanterie d’ à régiment d’infanterie d’ à (dissolution) régiment d’infanterie d’ à (dissolution) un bataillon de pionniers du régiment d’infanterie territoriale d'août à À partir d', les , et RI sont regroupés dans la et les , et dans la . Les brigades sont dissoutes en .

L'artillerie est formée d'un groupe de 75 du d'artillerie de campagne, d'un du d'artillerie de campagne et d'un du d'artillerie de campagne. Ces trois groupes sont regroupés en pour former le d'artillerie de campagne. L'artillerie est renforcée par le du d'artillerie lourde (canons de 155 C) à partir de .

Historique 1914

Mobilisée dans la région.

8 - : Transport par V.F. dans la région de Rethel. 11 – : Concentration vers Pauvres. 18 – : Mouvement vers le nord, puis occupation des passages de la Semoy, de Bohan à Alle : , combat de Mogimont. 24 – : Repli sur Donchery et défense des passages de la Meuse dans cette région : , combat d'Hannogne-Saint-Martin et le , combat du bois de la Marfée (Bataille de la Meuse). – : Poursuite du repli en direction d'Attigny, puis de Fère-Champenoise, par Aulnay-sur-Marne : , combat de Tourteron. 6 - : Engagée dans la Bataille de la Marne. 6 - 10, Bataille des Marais de Saint-Gond : combats dans la région de Sommesous, Montépreux. À partir du 10, poursuite par Saint-Quentin-sur-Coole et Tilloy-et-Bellay, en direction de Saint-Hilaire-le-Grand. – : Engagée dans la Bataille de l’Aisne : violents combats vers Souain. Puis stabilisation du front et occupation d'un secteur vers la ferme des Wacques et l'ouest de Souain. : front étendu à droite jusqu'au bois Sabot (guerre des mines) : 12, et , attaques françaises vers le moulin de Souain. Engagée dans son secteur, à partir du , dans la Bataille de Champagne : : violentes attaques françaises. : attaques françaises sur le bois Sabot.

1915 – : Retrait du front et transport par camions vers Villers-Marmery ; repos. À partir du , occupation d'un secteur vers la ferme de Moscou et la ferme des Marquises : 25 septembre-6 octobre : seconde bataille de Champagne , attaque allemande par gaz. , nouvelle attaque allemande par gaz. À partir du , mouvement de rocade et occupation d'un secteur vers Auberive-sur-Suippe et la ferme de Moscou, réduit à gauche, le , jusqu'au chemin de Baconnes à Vaudesincourt.

1916 15 – : Retrait du front ; repos au nord-est de Châlons-sur-Marne. – : Transport par camions dans la région de Verdun. À partir du , engagée dans la Bataille de Verdun, vers le bois d'Haudromont et la côte de Froideterre. , , 4, 7 et , combats vers Thiaumont. 13 – : Retrait du front et repos vers Chevillon. À partir du , transport par V.F. dans la région de Vadenay et repos. – : Mouvement vers le nord et occupation d'un secteur vers Tahure et la Courtine, étendu à gauche, le , jusque vers la cote 193. Mouvement de rocade, et, le , occupation d'un nouveau secteur entre le chemin de Souain à Sainte-Marie-à-Py et Auberive-sur-Suippe : en avril et mai, fréquents engagements de part et d'autre (Bataille des monts de Champagne).

1917 – : Retrait du front et repos vers Vadenay. – : Transport par V.F. dans la région de Bar-sur-Aube ; repos et instruction. À partir du , mouvement vers Châlons-sur-Marne. – : Occupation d'un secteur vers le mont Haut et le mont Cornillet. – : Retrait du front et repos au nord de Châlons-sur-Marne. – : Transport dans la région de Verdun, puis occupation d'un secteur vers le bois des Caurières et le bois le Chaume : engagements violents les 25 et , 6 et ( Bataille Offensive de Verdun). – : Retrait du front ; repos vers Heiltz-le-Maurupt et Vanault-les-Dames. – : Transport par camions vers le front et le , occupation d'un secteur entre l'Aire et le Four de Paris.

1918 – : Retrait du front ; mouvement vers Triaucourt. À partir du , transport par camions, de Givry-en-Argonne, dans la région de Saint-Just-en-Chaussée ; repos et instruction. – : Mouvement vers le front et occupation d'un secteur vers Ayencourt et Mesnil-Saint-Georges : 9 et , attaques ennemies repoussées. 8 – : Engagée dans la Bataille de Picardie : , prise de Montdidier, puis actions locales. À partir du , en . – : Engagée dans la poussée vers la position Hindenburg : combats de Grivillers, de Tilloloy et de Popincourt ; passage du canal Crozat ; prise de Ly-Fontaine et du fort de Vendeuil. – : Organisation d'un secteur vers Hinacourt et l'ouest de Vendeuil, porté, le , jusqu'à Vendeuil. À partir du , engagée vers Neuvilette et Thenelles, dans la bataille de Saint-Quentin ; puis combats dans la région de Mont-d'Origny. – : Retrait du front, puis mouvement vers Breteuil. À partir du , transport par V.F. vers Bruyères À partir du , occupation d'un secteur entre la Fave et le Rabodeau, étendu à gauche, le , jusqu'à la Chapelotte.

Rattachements Affectation organique : Isolée : d’ à Corps d’Armée, de à Affectation par armée : –

– –

5 –

4 – , – , 28 –

11 – , –

–

– , - .

–

Intérieur 2 –

DAF –

L’entre-deux-guerres La division est dissoute en .

Seconde Guerre mondiale Composition Régiment d'Infanterie Régiment d'Infanterie Régiment d'Infanterie régiment d'artillerie mixte divisionnaire de reconnaissance de division d'infanterie et tous les services (Sapeurs mineurs, télégraphique, compagnie auto de transport, groupe sanitaire divisionnaire, groupe d'exploitation etc.)

Parcours pendant la seconde guerre mondiale : vignette|Défense de la Division d'infanterie dans l'opération Dynamo. De Nieuport à Dixmude inclus. Division de série B, composée d'un grand nombre de réservistes, la d'infanterie est mise sur pied au cours de la première quinzaine de dans la IV région militaire (Rennes, Vitré, le Mans). Comprend le RI, le RI et le RI. Elle est commandée par le général de brigade de Montalivet, puis, à partir du , par le général de brigade Deslaurens. le , elle est rattachée au corps et établit son PC à Esquelbecq. elle occupe alors un secteur de front, face à la frontière Belge, entre les Moëres et Dunkerque. À la date du le RI est commandé par le colonel De Chilly, le RI par le lieutenant-colonel Falleur et le RI par le colonel Périer. Son unité de reconnaissance, le GRDI est sous les ordres du commandant O'Mahony, son régiment d'artillerie, le régiment d'artillerie mixte divisionnaire est sous les ordres du lieutenant-colonel Joudan.

En , la DI est loin d'être complète. Elle est déficitaire en cadres et en personnel ainsi qu'en armement individuel (mousquetons et revolvers). Son armement antichar n'est pas complet (il manque notamment dans les régiments) et ses mortiers de 81 mm sont périmés et dépourvus d'appareil de pointage. Son matériel auto est déficitaire et en mauvais état.

La Belgique et les Pays-Bas qui sont envahies demandent de l'aide à la France, la division quitte la frontière pour rejoindre le sud ouest des Pays-Bas (secteur Breda et les îles). Les véhicules et armements lourds arrivent rapidement sur place alors que les régiments d'infanterie doivent traverser la Belgique à pied.

Du 10 au à la suite de la percée de Sedan, la DI est encerclée avec la française et la BEF (Corps expéditionnaire britannique, ).

Le , un des 3 régiments d'infanterie de la division est pris dans de violents combats dans les îles de Zélande, le général Deslaurens de la Di est tué l'arme à la main avec près de 70 hommes (majoritairement du 271 RI). Dans la soirée la armée a entièrement évacué le territoire belge. Seules les et d'infanterie, regroupées dans la région de Bruges et formant le corps d'armée du général Falgade restent sur place pour soutenir l'armée belge. Après le départ de la DI pour Dunkerque et la capitulation de l'armée belge, la division combat sur l'Yser afin de ralentir les Allemands. Les rescapés de la DI participent ensuite à l'évacuation des troupes anglaises (opération Dynamo) et au siège de Dunkerque jusqu'au dans des conditions extrêmement difficiles. Le , alors que les Anglais et la majeure partie de l'armée française ont été évacués, les 3500 derniers hommes de la division sont acculés sur la côte par l'armée allemande qui entoure Dunkerque qui n'est plus qu'une ruine. Les bateaux alliés reviendront dans la soirée pour secourir les derniers soldats Français, la division reçoit l'ordre de détruire ses armes et de rejoindre la plage de Malo-les-Bains afin d'embarquer. Protégés par une seule compagnie du bataillon du 270 RI qui a conservé ses armes, les soldats attendront les bateaux toute la nuit, en vain aucun de viendra sur cette plage. La division est faite prisonnière le au matin.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie . Journaux de Marches - Archives de la Défense, Vincennes Le RI en mai- - Nicolas Phélippé 2019

Articles connexes

Ordre de bataille de l'armée française en août 1914 Liste des brigades françaises de la Première Guerre mondiale Liste des divisions françaises de la Seconde Guerre mondiale Armée française en 1940

Armistice du 22 juin 1940

Liens externes

La 60° DI dans la bataille de l'Aisne (1917)

Catégorie:Division d'infanterie de l'Armée de terre française Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1914 Catégorie:Unité ou formation militaire dissoute en 1940 Catégorie:Bataille de Dunkerque