Laurent Chambert est un artiste plasticien et compositeur de musique français né le à Saint-Étienne. Pour décrire la nature de son travail artistique Frédéric ValabrègueFrédéric Valabrègue, Biographie, P.O.L dit de lui en 1999 qu'il Plus loin, il précise Laurent Chambert, Le cercle nautique de Pékin , Bulletin, Marseille, Avril 1999 L'historien d’art Pascal Pique avait pressenti ce déplacement décrit dans un article consacré à l'artiste et publié dans la revue BlocnotesRevue Blocnotes – Expo Expander 1.0, par Jean-Max Colard, Les Inrocks, 1999 en 1994 avec cette intention Thermographies, Pascal Pique, Blocnotes art contemporain - Dérives d'hexagone, 1994. À partir de 2001, date de sa rencontre avec l'auteur interprète Marie Möör, il revient à la musique et lance Rose et noire puis en 2007, The Other Colors : la création musicale reconfigure son activité artistique sans pour autant le soustraire à des préoccupations déjà engagées.
Biographie 1993 (année charnière) Après des études de piano classique, Laurent Chambert étudie à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Saint-Étienne (devenue l'ESADSE)Site officiel : École supérieure d'art et design Saint-Étienne. En 1990, première exposition personnelle, Le Comptoir Linier, Marseille. En 1991, il s'installe à Paris et à l'occasion d'un déménagement, organise une exposition dans l'appartement qu'il quitte : Numéro 61. C'est ainsi qu'il expérimente une première configuration où l'objet de l'exposition tient plus de la confrontation entre les visiteurs que de ce qui est exposé. Notice : , Collection Art et Architecture, FRAC Centre indique la notice de l'œuvre désormais dans les collections du FRAC Centre. Il ne reste que ce qui a pu être détaché : la photographie de l'annonce de location ayant servi de carton d'invitation, la boîte éteinte, les dessins d'architecte comme mémoires de l'implantation. Numéro 61 sera exposé dans différentes situations et notamment confrontée dans la même salle en 1995, à la maquette de la commande publique communément appelée Colonnes de Buren de l'artiste Daniel Buren et à la maquette du Parc de la Villette de l'architecte Bernard Tschumi pour l'exposition collective Artistes-ArchitectesArtistes, architectes : Nouveau Musée - IAC, Villeurbanne, Bibliothèque Kandinsky, Centre Pompidou, Le Nouveau Musée (devenu l'IAC)Site officiel : Institut d’art contemporain, Villeurbanne, Rhône-Alpes.
En 1993, il réalise trois expositions personnelles dont Athénéum dans l'espace d'exposition de lUniversité de Dijon où il invite Gilles SivilottoLa Vignette : Gilles Sivilotto par Aude Lavigne, France Culture, compositeur de musique, à collaborer pour une création appelée Télévision. L'œuvre est acquise et exposée dans les collections du Musée Les Abattoirs à Toulouse. La sculpture est ainsi décrite : , Musée, Les Abattoirs La musique est une transposition sonore du phénomène visuel ; elle a été post-produite au studio du GMEM (Groupe de musique expérimentale de Marseille). Un livret accompagné de la musique sur CD Audio est publié en 1995, Editions Francis Mary & Bruno Van Lierde, Bruxelles. Un film vidéo Retransmission est réalisé en 2002 par Laurent Chambert à l'occasion de l'exposition L'Art vu à distance , Art et Télévision, œuvres choisies, 1958-2002 au FRAC Limousin à Limoges. Ce document présente Télévision Laurent Chambert - under construction, Google Open Gallery. Un exemple de développement qui fait du travail de Laurent Chambert comme un perpétuel mouvement sans que cela pour autant compromettre les formes fixées par l'artiste. Retransmission documente la sculpture Télévision pour ce qu'elle est : un objet exposé dans une exposition d'Art contemporain pour un public curieux d'Art contemporain et simultanément, en incluant dans les images l'équipe de télévision (France 3 Limousin) venue faire un reportage, le film se raccorde à un autre point de vue possible, celui du téléspectateur : l'exposition, l'œuvre, l'artiste apparaissent comme sujets dans le journal télévisé (19/20, France 3). En projetant le film Retransmission à Toulouse pour pallier l'absence matérielle de Télévision, Laurent Chambert offre un mode de présence à distance pour ainsi dire augmenté ; ceci réservé à l'acuité des regardeurs. La collaboration entamée avec Gilles Sivilotto se poursuit en 2004 avec l'enregistrement Du sable dans les yeuxDu sable dans les yeux, Discogs : 20 minutes de musique électronique développée à partir d'une forme couplet/refrain instrumental devenant motif. Dans un entretien publié dans ResMusica en 2009, Laurent Chambert précise la configuration de l'échange en expliquant Laurent Chambert, compositeur, par Isabelle Perrin, ResMusica, 10 juin 2009 En 2006, Gilles Sivilotto compose le titre Toujours manqué pour l'album Tracé dans le bleuRose et noire - Tracé dans le bleu, Discogs de Rose et noire sorti en 2006.
Pour revenir à 1993, Laurent Chambert conçoit cette année là Thermographies, une proposition présentée au Collège Marcel Duchamp à Châteauroux. Il s'agit d'une projection de quatre-vingt diapositives avec, récurrente, une figure de piéton rouge (feu de circulation) inscrite sous une trame verte. Pascal Pique précise l'image comme le : Placée derrière le projecteur, un collage horizontal d'images découpées est présenté à la lecture. Une publication appelée ThermographiesThermographie, Bibliothèque Kandinsky, Centre Pompidou, sera publiée en 1994 avec le soutien de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris. Thermographies fait partie des collections de l'Institut d'Art ContemporainLaurent Chambert, Collection de l'Institut d'Art Contemporain (IAC) de Villeurbanne depuis 1997.
2001 (retour à la musique) En 2001, il développe le projet musical Rose et noire avec l'auteur interprète Marie Möör et en 2007, The Other Colors. En 2008, il est lauréat du Qwartz Expérimentation/RechercheDe Qwartz 8 à Qwartz 1, Qwartz Electronic and New Music Awards pour un album personnel de musique électroacoustique appelé Suspense.
Expérimentation musicale En 2009, Laurent Chambert développe au cours de l'année et dans le cadre d'une résidence La Société de Curiosité à Paris, le set de musique improvisée appelé Et si nous cessions d'avoir peurLaurent Chambert, playliste ou ne pas être, Droit de Cités, 2 octobre 2009 : il s'agit principalement d'utiliser les sons et les images des flux télévisés en temps réel, . Parmi les nombreuses expériences musicales utilisant des sources médiatiques retenons celle de John Cage qui en 1956 propose déjà avec Radio Music John Cage, Radio Music, Ressources, IRCAM d'explorer le brouhaha radiophonique. Afin de dégager une spécificité, la matière sonore retransmise est progressivement filtrée par Laurent Chambert jusqu'à passer comme à l'arrière plan (devenir inaudible) à l'égale de l'image elle aussi réceptionnée et pixelisée jusqu'à ne plus être qu'un monochrome : . La logique instrumentale est ici employée pour littéralement soustraire, aménager un espace silencieux (vide, à occuper), . Pour Laurent Chambert, cela permet d'accueillir et d'écouter d'autres musiciens ou intervenants : six dates avec notamment Noël Akchoté, Marin Favre, Franck Vigroux, Samuel Zarka, Marie MöörLaurent Chambert, prospectives, La Société de Curiosités.
En 2011, une variante du projet est adaptée par Laurent Chambert avec la collaboration d'Eric Périer sous le nom de Enfin dehors. Quatre dates sont organisées à La Java et accueillant Alexandre Bellenger avec Avril Wipago, Trami N'Guyen, Margot Dorléans et Rémi Durupt, Erik Minkkinen, Valentina Traianova, Kassel Jaeger, Christian Zanési.
Toujours en 2011, Laurent Chambert produit à partir de l'inspiration Et si nous cessions d'avoir peur, une version studio Et Si'''Et si, The Other Colors, Souncloud : 21 titres sont publiés au cours de l'été 2011. Les titres correspondent à 21 dates de l'année 2001 et ils reprennent chacun la bande son (transformée) du journal télévisé correspondant.
Expositions
Expositions personnelles Le Comptoir Linier, Atelier du Comptoir Linier, Marseille, 1990. Numéro 61, appartement privé, Paris, 1992. Athénéum, Athénéum, Université de Dijon, Dijon, 1993. La quille, Les Établissements d’en face, Bruxelles, 1993. Thermographies, Collège Marcel Duchamp, Châteauroux, 1993. Laurent Chambert, Galerie One five, Bruxelles, 1994. Correspondances, Galerie Michel Rein, Tours, 1996. Vitrine, Galerie 62 rue du Luxembourg, Bruxelles, 1997. Tempête 256, Centre d’Art Contemporain de Castres, Castres, 2000. Laurent Chambert, Galerie du Lycée Raymond Loewy, La Souterraine, 2003. Je veux (dispositif) (Rose Et Noire), Galerie Laurent Godin, Paris, 2005. In/Out, Galerie La Blanchisserie, Boulogne, 2006. A la folie, Michard Ardillier, Bordeaux, 2007. Suspense (commande), Art à l'Hôpital, Hôpital Saint Jean Roussillon, Perpignan, 2007. Laurent Chambert / Hans Van Den Ban, Dedans-Dehors, Château de Lacaze, Labastide-Castel-Amouroux, 2008. T256 (Music and Game), Nuit Blanche, Videospread, Galerie 345, Toronto, Canada, 2009.
Expositions collectives La serre, Espace d'exposition de l'École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Saint-Étienne (devenue l'ESADSE), 1988. Les amis de la crevette, (Laurent Chambert, François Curlet, Régis Pinault, Franck Scurti), Galerie Ils Arrivent, Saint Etienne, 1989. Atelier 92-93 : Exposition collective de huit artistes (Laurent Baudoux, Philippe Bertels, Philippe Blondez, Laurent Chambert, Alec de Busschere, Aniceto Lopez, Franck Scurti, Jurgen Voordeckers), Espace 251 Nord, Liège, Belgique, 1992. FIAR International Prize, Milan, Paris, Rome, Londres, Los Angeles (Commissariat pour la France : Ami Barak), 1995. Procédures, ENSBA, Paris, (Commissariat Gustinet Bartomeu Marí), 1995. Artistes-Architecte, Institut d'art contemporain de Villeurbanne (IAC), Villeurbanne, 1995. ULB, Université libre de Bruxelles, Bruxelles, Belgique, 1996. Spaced out, Kunstverein Munich, Munich, Allemagne, 1996. Musique 96, GMEM, Marseille, avec le compositeur Gilles Sivilotto, 1996. Artistes-Architectes, Centre de Belém, Lisbonne, 1996. Saâdane Afif, Pierre Bismuth, Stéphane Calais, Laurent Chambert, Liliana Moro, Galerie Michel Rein, Tours. C'est ici que nous vivons (1), Œuvres du FRAC Rhône-Alpes, Milhaud (France), Galerie Esca, 1997. C'est ici que nous vivons (2), Œuvres du FRAC Rhône-Alpes, Roanne (France), Théâtre municipal de Roanne, 1997. C'est ici que nous vivons (3), Œuvres du FRAC Rhône-Alpes, Annemasse (France), Villa du Parc Centre d'art contemporain, 1998. Les folies du quotidien / Der Irrsinn des Altäglichen, Neuer Berliner Kunstverein, Berlin (Commissariat Inke Arns), 1998. Bruits Secrets, Centre de Création Contemporaine, Tours (Commissariat : Céline Saraiva), 1998. Double Rivages, Centre régional d’Art contemporain, Sète, 1998. Showroom, (Kristina Solomoukha, Nicolas Chardon, Jan & Tim Edler, Hughes Reip, Mathieu Mercier, Jérôme Saint-Loubert Bié, Laurent Chambert), Galerie Chez Valentin, Paris, 2000. The Store, Galerie Art Attitude, Nancy, 2000. Inside house, Musée des Beaux-Arts d’Orléans, Orléans (Commissariat : Céline Saraiva, Scénographie : Delphine Coindet), 2001. Moly Sabata, Musée des Beaux-Arts de Lyon, Lyon, 2001. L’Art vu à distance , Art et Télévision, Œuvres choisies, 1958-2002, FRAC Limousin, Limoges, 2002. Des œuvres à vivre, nouvelles acquisitions contemporaines, Musée d’Art Moderne et Contemporain Les Abattoirs, Toulouse, 2002. 13 artistes de la collection du FRAC Centre, Fonds Régional d'Art Contemporain du Centre, Orléans, 2002. Popisme, Villa du Parc, Annemasse, (Commissariat : Franck Lamy), 2003. Très contemporain, Musée d’Art Moderne et Contemporain Les Abattoirs, Toulouse, 2003. Un monde familier, Palais des Évêques, Saint-Lizier, 2003. Phalanstère, Centre d’art contemporain de Bretigny, Bretigny-sur-orge, 2003. Patrimoine du futur, FRAC Limousin, La Souterraine, 2003.