André Cauvin, réalisateur de cinéma belge né à Ixelles, le et mort le , est considéré comme l'un des piliers du cinéma colonial belge.

Biographie Lorsque la Première Guerre mondiale éclate et que les troupes allemandes envahissent la Belgique, la famille Cauvin décide de s'enfuir en Angleterre. Ces années de guerre André Cauvin les passe dans l'internat d'un collège de préparation aux universités de Cambridge et d'Oxford. Il est ainsi séparé de sa mère qui est infirmière à Folkstone et de son père qui est officier de liaison sur le continent auprès des armées françaises et canadiennes. C'est à cette période qu'André développe son intérêt pour le cinéma, grâce à la photographie au moyen d'une boîte Kodak et du film Charlot soldat. Il s'agit du premier film qu'il a pu visionner.

En 1923, une fois de retour au pays, il commence des études de droit à l'Université libre de Bruxelles. Parallèlement, il suit des cours d'histoire de l'art. Il entre au barreau de Bruxelles, tout en s'intéressant au cinéma.

Il tourne plusieurs documentairesLa Kermesse héroïque du cinéma belge, Des documentaires et des farces 1896-1965, de Frédéric Sojcher dont Bwana Kitoko en 1955 où André Cauvin a suivi le parcours du jeune roi Baudouin (Bwana Kitoko signifiant le beau jeune homme en langue swahili) au Congo belge. À partir de 1948, Fernand Rigot de la Cinémathèque royale de Belgique lui fait des commandes de films documentaires tout comme à Charles Dekeukeleire, Paul Haesaerts, Gérard De Boe.

Tantôt défenseur des traditions ancestrales, magnifiant la beauté de la terre africaine, tantôt propagandiste de la modernité occidentale, au service du gouvernement belge, Cauvin hésitera toute sa vie entre deux approches totalement antagonistes de la colonieFlorence Gillet, chargée de projet sur la mémoire sociale des coloniaux belges au CEGES in Regards sur le cinéma colonial, 14 et 15 mai 2005..

Il meurt à Braine-l'Alleud, le , à l'âge de 97 ans.

Vie privée André Cauvin épouse Claire Demanet le . De cette union naîtront deux enfants : Raymonde en 1931 et Pierre en 1933.

Filmographie 1933 : Les Sablières d'Alconval 1935 : Attraction : vieille Belgique 1935 : L'Exposition de Bruxelles 1936 Inauguration de la route du Gross-Glockner 1937 : Visages de Belgique 1938 : Colombophilie : pigeons 1938 : Diagnostic précoce de la poliomyélite 1939 : LAgneau mystique 1939 : Congo, terre d'eaux vives 1939 : Nos soldats d'Afrique 1940 : Memling, peintre de la Vierge 1943 ou 1945 : Congonote : l'année de réalisation de Congo diffère selon les sources. 1945 : La Tragédie de Courcelles 1945 - 1950 : Actualités cinématographiques pour la Metro-Goldwyn-Mayer 1948 : L'Équateur aux cent visages 1948 : Le Procès de Breendonck 1953 : Destination Sidon 1953 : Bongolo et la princesse noire 1954 : La Grande Invasion 1955 : Bwana Kitoko (Noble Seigneur), musique de Jean Absil 1955 : Le Voyage royal 1957 : Monganga: March of Medicine 1957 : Les Coopératives 1958 : La Chanson du voyageur solitaire 1960 : Indépendance''

Distinctions 2003 : Chevalier de l'Ordre de Léopold

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Pierre Cauvin, violoniste, son fils Isabelle Cauvin, énergéticienne , sa petite fille Sophie Cauvin,artiste-peintre, sa petite-fille Cinéma belge

Liens externes

André Cauvin, in Dictionnaire biographique des Belges d'outre-mer, Bruxelles, Académie royale des sciences d'outre-mer, 2013, par Florence Gillet

A Catégorie:Documentariste belge Catégorie:Réalisateur belge Catégorie:Congo belge Catégorie:Personnalité liée à la colonisation belge de l'Afrique Catégorie:Chevalier de l'ordre de Léopold Catégorie:Naissance en février 1907 Catégorie:Naissance à Ixelles Catégorie:Décès en avril 2004 Catégorie:Décès à Braine-l'Alleud Catégorie:Résistant belge Catégorie:Décès à 97 ans