Gogolia filewoodi, surnommé littéralement , est une espèce de requins de la famille des Triakidae, la seule du genre Gogolia (monotypique). Il vit dans le Pacifique ouest, de 2 à 5° Sud et jusqu'à de fond. Il peut mesurer jusqu'à de long. Considérée comme éteinte pendant près de , l'espèce a été redécouverte en 2020 et 2022.
Description Selon la description d'origine, le corps de Gogolia filewoodi est plutôt élancé, avec une tête large et légèrement aplatie, dont la largeur au niveau des spiracles représente environ la moitié de la longueur totale de la tête. Les yeux sont situés en position dorso-latérale, sans rainures particulières, et les paupières nictitantes inférieures ne permettent pas de fermer complètement les yeux. La bouche, assez étroite, occupe près d’un tiers de la largeur de la tête, tandis que les dents montrent une forte hétérodontie monognathe : elles deviennent progressivement plus petites, plus basses et plus obliques vers les extrémités, les cuspules latéraux se transformant en petites lames. Les nageoires pectorales sont larges et subangulaires, légèrement arrondies à leurs extrémités, et les deux nageoires dorsales sont triangulaires, la première plus large que la seconde ; la nageoire anale est également triangulaire mais plus petite.
Les vertèbres comptent environ , avec une répartition typique entre centraux monospondyles précaudaux, diplospondyles précaudaux et diplospondyles caudaux. Le pédoncule caudal est court, presque ovale en coupe transversale, dépourvu de crêtes latérales. La peau est recouverte de denticules, présentant des crêtes médiales prononcées et, chez l’adulte, des crêtes latérales supplémentaires. Le crâne montre des caractéristiques similaires à celles de certains triakidés comme Hemitriakis ou Galeorhinus : les cartilages rostraux sont fins, les capsules nasales légèrement plus larges que longues, et les cavités otiques modérément développées. Les muscles associés aux mâchoires sont relativement faibles, reflétant une alimentation probablement spécialisée.
L’anatomie interne révèle un estomac divisé en un fonds modérément grand et un pylore allongé, suivi d’un intestin en spirale comportant sept tours de valve. Le foie est de taille moyenne, bilobé et s’étend vers l’arrière, tandis que la rate est allongée et non nodulaire. Chez la femelle adulte, un ovaire unique du côté droit porte des follicules jusqu’à six millimètres, et les deux oviductes sont bien développés, indiquant une reproduction ovovivipare où les embryons se développent sans connexion placentaire. La coloration de l’adulte est gris foncé teinté de brun sur le dos, les nageoires et le dessous de la tête, avec un ventre gris clair ou crème, tandis que le fœtus présente un ton gris‑brun dorsal et plus clair ventralement.
Étymologie Selon la description d'origine, le nom générique « Gogolia » (considéré comme féminin) provient du fleuve Gogol, situé dans le nord de la Nouvelle‑Guinée en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Le nom de l’espèce rend hommage à M. L. W. Filewood, en reconnaissance de ses travaux sur la faune élasmobranches, encore peu connue, de la Nouvelle‑Guinée.
Systématique Le nom valide complet (avec auteur) de ce taxon est Gogolia filewoodi Compagno, 1973. Redécouverte de l'espèce en 2020 et 2022 Après sa description à partir d'un seul individu en 1973 et avoir été considérée comme probablement éteinte pendant près de , l'espèce a été redécouverte. Cinq cadavres de femelles ont été retrouvées en 2020 puis un mâle en 2022. Il s'agirait donc d'un taxon Lazare.
Publication originale
Notes et références
Voir aussi Liens externes
Genre Gogolia
Espèce Gogolia filewoodi
Catégorie:Carcharhiniformes (nom scientifique) Catégorie:Triakidae Catégorie:Poisson décrit en 1973 Catégorie:Genre monotypique d'animaux Catégorie:Faune endémique de Nouvelle-Guinée