Alfred Elmiger, né le à Lyon et mort le dans cette même villeArchives municipales de Lyon, arrondissement, année 1958, acte de décès , cote 2E3446, est un homme politique français, pharmacien de profession.
Biographie
Fils d'ouvriers, ayant huit frères et sœurs, Alfred Elmiger doit travailler après ses études primaires, dès l'âge de quatorze ans. Il poursuit toutefois ses études seuls, et obtient son baccalauréat en candidat libre. Il fait ensuite des études de pharmacie, et s'installe comme pharmacien dans son quartier natal, la Croix RousseJean Jolly (dir.), Dictionnaire des parlementaires français, Presses universitaires de France..
Élu député de la cinquième circonscription de Lyon sous l’étiquette de « républicain indépendant » aux législatives de 1936, il s’impose au second tour dans une triangulaire l’opposant à un radical-socialiste et à un socialiste grâce au désistement du candidat de la Fédération républicaine qui le devançait pourtant au premier tourIbid.. Alfred Elmiger n’est issu d’aucun parti ni d’aucun comité politique, mais fut soutenu localement par les sections de la Jeune République et du Parti démocrate populaire de la Croix Rousse.
À l’Assemblée, il rejoint le groupe de la Gauche indépendanteSycomore.. Proche des manifestations pacifistes lyonnaises à l’initiative du Parti républicain, radical et radical-socialiste en 1937, il écrit avant la conférence de Munich de 1938 au président du Conseil, Edouard Daladier, pour lui demander d’appuyer fermement la Tchécoslovaquie contre l’Allemagne« Deux lettres », Le volontaire 36, , 30 septembre 1936..
Il fit partie des 80 parlementaires ayant voté contre les pleins pouvoirs à Philippe Pétain le 10 juillet 1940, confirmant le comportement singulier des parlementaires du Rhône (huit contre, deux abstentions, six pour et trois absents) notamment par l’influence de Laurent BonnevayJean Sagnes, « Le refus républicain : les quatre-vingt parlementaires qui dirent « non » à Vichy le 10 juillet 1940 », Revue d’histoire moderne et contemporaine, tome XXXVIII, 1991, . Persée. À son retour à Lyon, Elmiger rejoint le , dans le bureau du Conseil Général du Rhône de Bonnevay, les autres « résistants » afin de fixer dans un Manifeste les raisons de leur attitude commune contre les pleins pouvoirs, c’est-à-dire contre « un pouvoir personnel […] de caractère autocratique, aligné sur les pays totalitaires »Les parlementaires du Rhône à Vichy (le 10 juillet 1940). Manifeste des huit résistants, Lyon, 1940, 9..
Sources
Pierre Miquel, Les quatre-vingts, éditions Fayard, 1995,
Liens externes
Notes et références
Catégorie:Naissance en mars 1886 Catégorie:Naissance dans le 1er arrondissement de Lyon Catégorie:Décès en décembre 1958 Catégorie:Député du Rhône (Troisième République) Catégorie:Député de la seizième législature de la Troisième République Catégorie:Personnalité de la Gauche indépendante Catégorie:Décès dans le 7e arrondissement de Lyon Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière de la Croix-Rousse Catégorie:Décès à 72 ans Catégorie:Parlementaire ayant voté contre les pleins pouvoirs à Philippe Pétain