Le Groupe de Reconnaissance de Division d'Infanterie est une unité militaire française de la seconde Guerre mondiale.

GRCA et GRDI Les groupes de reconnaissance des corps d’armée (GRCA) et des divisions d’infanterie (GRDI) formés par des escadrons mixtes de cavalerie (motorisée et hippomobile) ont été créés par note de l’état major de l’armée le , pour assurer aux grandes unités (corps d’armée, divisions d’infanterie, régions fortifiées) : La recherche du renseignement La prise de contact avec l’ennemi La sûreté

Origine du Le groupe de reconnaissance de division d'infanterie est mis sur pied à partir des effectifs du régiment de dragons d'Épernay et du centre mobilisateur de cavalerie , tout comme le groupe de reconnaissance de division d'infanterie.

De type normal, le GRDI est créé dans la nuit du 22 au , puis rattaché à la division d'infanterie nord-africaine.

L’état major et le peloton de commandement étaient dirigés par le chef d’escadron puis lieutenant-colonel de Boissieu, et ses adjoints le capitaine Prioux et le capitaine Vinchon dès . L’escadron hors rang (EHR) était à la charge du capitaine Loesch, l’escadron hippomobile au capitaine Barazer, l’escadron moto aux capitaines Sonolet, au lieutenant d’Hérouville en puis au capitaine Salverte le . L’escadron mitrailleuses et canons de était aux ordres du capitaine Vinchon, puis du capitaine de Tauriac ().

Rattaché à la Armée française commandée par le général Blanchard, il est placé à la disposition du Corps d'Armée (CA) du général Fornel de La Laurencie.

Ce Corps d'Armée se composait de la division d'infanterie motorisée (DIM) et de la d'infanterie nord-africaine du général Dame, à la laquelle le GRDI est rattaché. Historique Offensive de la Sarre : Le GRDI est dirigée d'Épernay sur Mangiennes, dans la Meuse et mis en position défensive sur le front de Meurthe-et-Moselle Cosnes-et-Romain - Longwy, où il rejoint, en Moselle, la DINA dans la région de Bouzonville. 5 au : Coups de main et contre-attaque en Moselle, dans le secteur de Neukirchen - le long de la Nied - Altroff – Guerstling - Henning - Oberdorff et Tromborn 5 au : Combats à Neukirchen et Guerstling au 30 octobre : Combats à Guerstling – Château-Rouge au 3 novembre : Combats à Guerstling – Lautenberg

Drôle de guerre au : Stationnement et réorganisation à Metz puis embarquement pour Raismes dans le Nord.

Combats en Belgique et bataille de France : les éléments motorisés arrivent en Belgique et occupent le front de la Dyle sur la ligne Wavre-Bierges-Limal-Limelette 12 et : le GR occupe le front Roux-Miroir-Sart Risbart. Violemment attaqué sur Jauche, le groupe décroche. : Combats à Jauche 14 et : le GR se regroupe à RofessartEntre Limal et Limelette à l'Ouest et Couture-Saint-Germain 16 et : renforcé d'un peloton moto belge, le Groupe opère des actions retardatrices sur l'axe Noirhat-Glabais– Lillois-Witterzée– Bois-Seigneur–Isacc permettant à la DINA de repasser le canal de Charleroi : Combats à Glabais– Lillois-Witterzée– Bois-Seigneur–Isacc 18 et : après regroupement à Chièvres, le groupe passe la frontière Franco-Belge, se replie sur Raismes puis se met en position défensive dans le secteur de Saméon. 20 et : les éléments motorisés sont mis à la disposition du Corps de Cavalerie à Hénin Liétard. L'escadron hippomobile reste avec la DINAL'escadron hippomobile du GRDI et la DINA seront encerclés dans la région de Lille. 21 et : les éléments motorisés poussent jusqu'à Saint-Pol-sur-Ternoise et Béthune où le groupe d'armée du général Pierre Billotte leur donne l'ordre d'organiser un point d'appui sur Pernes-Lillers 22 au : le prend des positions défensives successives à Thiennes sur le canal d'Aire, à Saint-Omer, Blaringhem–Wardrecques où il est violemment attaqués. Il se replie sur Neuf et Vieux Berquin puis Armentières, et Izenberge près de Furnes : Combats à Blaringhem–Wardrecques 25 au : Complété avec des éléments du groupe de reconnaissance de corps d'armée, il rejoint la DINA dans la région de Lille puis il est mis à disposition du général Falgade commandant le camp retranché de Dunkerque, où il tient la ligne sur le canal de la Basse Colme et le canal des Chats. 28 au : le tient la ligne Houke-Uxem-Wareghem-Bruges. Le , le GRDI passe sous les ordres du général Louis Janssen, commandant la division d'infanterie motorisée au : le GR résiste à l'offensive allemande et contre-attaque jusqu'à l'ordre de repli général sur Dunkerque. au : combats à Folie-Houke et le canal des Chats : Après avoir perdu 47 % de son effectif et la totalité de son matériel, le de reconnaissance de division d'infanterie est capturé.

Citations Collective à l’ordre de l’armée avec attribution de la Croix de Guerre avec Palme (Escadron à Cheval)

Articles connexes Groupe de reconnaissance Groupe de reconnaissance de corps d'armée Liste des Groupes de reconnaissance de corps d'armée Groupe de reconnaissance de division d'infanterie Liste des Groupes de reconnaissance de division d'infanterie

Notes

Références

092 Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1939 Catégorie:Unité ou formation militaire dissoute en 1940