Michel Roux-Spitz, né le à Lyon et mort le à DinardArchives municipales de Lyon, arrondissement, année 1888, acte de naissance , avec mention marginale de décès, est un architecte français.
Biographie Fils de l'architecte lyonnais François Roux-Spitz, Michel Roux-Spitz entre à l’école régionale d’architecture de Lyon et s'inscrit à l'atelier Huguet le École régionale d'architecture de Lyon, "Atelier [Eugène Huguet puis] Tony Garnier, Inscription des élèves à l'atelier", répertoire reconstitué et continué vers 1930, manuscrit conservé à la Société académique d'architecture de Lyon.. Il passe en classe en . À partir d', il fréquente l'atelier de Gaston Redon et d'Alfred-Henri Recoura à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris. Il est lauréat du prix de Rome en 1920.
Il s'installe à Paris à son retour de Rome en 1924. Influencé par Auguste Perret, il réalise un immeuble caractéristique de son style au de la rue Guynemer à Paris. Il répète cette forme dans plusieurs réalisations, comme au quai d'Orsay, connues sous le nom de la « Série blanche ».
Il est nommé rédacteur en chef de la revue L'Architecte entre 1925 et 1932, puis entre au comité de patronage de la revue L’Architecture d'aujourd'hui en 1930Gilles Ragot, « Pierre Vago et les débuts de L'Architecture d'aujourd'hui 1930-1940 », Revue de l'Art, , 1990, ( ). et devient à nouveau rédacteur en chef de la revue L'Architecture française entre 1943 et 1950. Il utilise ces différentes tribunes pour défendre la position des architectes modernes mais s'oppose aux principes radicaux de Le Corbusier. Il est par ailleurs professeur de théorie à l'École nationale supérieure des beaux-arts en 1940.
Durant la Seconde Guerre mondiale, il est chargé de la résorption de l'îlot insalubre 16 (dans les quartiers Saint-Gervais et Saint-Paul, dans le de Paris, Le Marais), avec Albert Laprade et Robert DanisLuc Le Chatelier, « Hygiènisme, antisémitisme, chasse aux pauvres… les tribulations du Marais 1900-1980 », telerama.fr, 15 mai 2016..
Entre autres fonctions officielles, comme architecte en chef des bâtiments civils et palais nationaux, il devient architecte des Postes mais aussi architecte en chef de la Bibliothèque nationale en 1932 et ce jusqu'en 1953. Il réalise ainsi un réaménagement intérieur de l'actuel site Richelieu et la construction d'une annexe à Versailles. Le , il est nommé architecte en chef de la reconstruction du canton de Nantes. Son plan de reconstruction est définitivement approuvé en 1947Voir le dossier sur la reconstruction de Nantes édité par les archives municipales de Nantes ( en ligne).. Il mène à bien le chantier de reconstruction de la ville pendant les dix années qui suivent. Son décès en 1957 ralentit un temps les travaux qui prennent fin dans le courant des années 1960 sous la direction de son collaborateur l'architecte et urbaniste nantais Yves Liberge., ainsi que de son fils Jean Roux-Spitz.
Il est inhumé au cimetière nouveau de Neuilly-sur-Seine.
Principales réalisations 1924 : monument funéraire d'André Bouxin, Aubenton (Aisne). 1925 : château de Choulans ou de Tourelles, actuel Institut Cervantes à Lyon. 1925-1928 : immeuble 14, rue Guynemer dans le de Paris, ., signé en façade. 1927 : monument aux morts du dirigeable Dixmude à Pierrefeu-du-Var. 1924-1929 : théâtre de la Croix-Rousse à Lyon. 1928 : école dentaire de Lyon. 1925-1930 : Monument à la Défense du Canal de Suez, Ismaïlia (Égypte). Avec Raymond Delamarre. Participation d'Emmanuel Guérin et Italo Santelli« Monument "À la Défense du Canal de Suez" », atelier-raymond-delamarre.fr, consulté le mars 2022.. 1928-1930 : immeuble d'angle, 7 place de Clichy / 2 rue Biot, dans le 17 arrondissement de Paris. 1929 : immeuble 89, quai d'Orsay et 22, rue Cognacq-Jay dans le de Paris. 1929 : immeuble 11, boulevard du Montparnasse dans le de Paris. 1929 : immeuble 36, boulevard des Italiens (Paris). 1929 : hôtel particulier, 215 rue Grande (Fontainebleau). 1929-1931 : immeuble 115, avenue Henri-Martin / rue Octave-Feuillet / rue de Franqueville / rue Georges-Leygues (autrefois rue Henry-Litolff) dans le de Paris, où il installa son cabinet. 1930 : immeuble 45-47, boulevard d'Inkermann à Neuilly-sur-Seine (bâtiment remarquable au plan local d'urbanisme). 1930 : immeuble de logements et d'ateliers d'artistes pour Jean Perzel (dont les façades sont inscrites au titre des monuments historiques en 1986 et 2007). au 3, rue de la Cité-Universitaire dans le de Paris. 1930 : agrandissement de l'usine de construction mécanique Delachaux à Gennevilliers (Hauts-de-Seine). 1930-1931 : 14, boulevard Suchet dans le de ParisMichel Raynaud (sous la direction de), Michel Roux-Spitz, architecte (1888-1957), Éditions Mardaga, 1983.. 1930-1933 : théâtre Nouvelle Génération à Lyon. 1931 : bureau de Poste Paris-Bourse. 1931-1933 : école nationale de céramique, rattachée à la manufacture nationale de Sèvres (inscrit MH). 1932 : annexe de la Bibliothèque nationale à Versailles. 1932-1935 : central des chèques-postaux au rue des Favorites, dans le de Paris. 1935-1938 : hôtel des Postes à Lyon. 1938 : villa Greystones 2, face à la mer à Dinard, propriété de l'architecte, située à la place de la villa Greystone 1, réplique des Roches BrunesAnnie Barbaccia, « À Dinard, les Roches brunes », Le Figaro, 11 août 2017, .. 1945-1950 : cité du Grand-Clos, route de Saint-Joseph à Nantes. 1947-1949 : cité des Hauts-Pavés, rue des Hauts-Pavés à Nantes. 1948-1950 : direction régionale des PTT à Paris. 1949-1958 : aménagement de la place de Bretagne à Nantes. 1951-1958 : aménagement de la rue du Calvaire à Nantes, terminé par Yves Liberge et Jean Roux-Spitz. 1951-1964 : CHU - Hôtel-Dieu de Nantes, terminé par Yves Liberge et Jean Roux-Spitz. 1955-1961 : hôpital de Dijon achevé par Jean Roux-Spitz. 1956-1959 : hôtel de ville de Saint-Nazaire. ? : tombe de la famille Barral au cimetière ancien de Villeurbanne (architecte : Charles Georges Cassou).
Publications Michel Roux-Spitz, « Contre le nouveau formalisme », L'Architecture d'aujourd'hui, , , ; réédité sous le titre Contre le nouveau formalisme, suivi de Vers un nouvel ordre…, éd. Altamira, 1994.
Notes et références
Annexes
Bibliographie Michel Raynaud (dir.), Didier Laroque, Sylvie Rémy, Michel Roux-Spitz architecte 1888-1957, Bruxelles : éd. Mardaga, 1984, 216 p. Michel Raynaud, « Michel Roux-Spitz et l'architecture des postes », Monuments Historiques', , Paris, 1992. Michel Raynaud, « Il suo Mediterraneo : La villa costruita per sé da Michel Roux-Spitz », Gran BAZAAR, , Milan, 1985. Michel Raynaud, « Michel Roux-Spitz : Harmonie classique et morale de l'architecture », A.M.C., , Paris, 1975. Julien Cain, Michel Roux-Spitz : réalisations, 3 Vol., préface de Jean Porcher, éd. Vincent Fréal & Cie, -1959. Julien Cain, « Michel Roux-Spitz : Architecte en chef de la Bibliothèque nationale », BBF, 1957, , . Simon Texier, « Michel Roux-Spitz : les paradoxes de la série blanche », in Éric Lapierre (dir.), Identification d’une ville : architectures de Paris, Éd. Picard/Pavillon de l’Arsenal, 2002, . « Histoire et architecture du 115, avenue Henri-Martin », Immeubles d’exception à Paris, volume 2, CoolLibri, 2024 .
Liens externes
Notice biographique dans ArchiWebture'', base de données du Centre d'archives de l'Institut français d'architecture (Cité de l'Architecture et du Patrimoine). Michel Roux-Spitz (1888 – 1957) sur le site Nantes Patrimonia.
Catégorie:Architecte français du XXe siècle Catégorie:Architecte lié à Nantes Catégorie:Élève de l'École nationale supérieure d'architecture de Lyon Catégorie:Élève de l'École nationale supérieure des beaux-arts au XIXe siècle Catégorie:Enseignant à l'École nationale supérieure des beaux-arts Catégorie:Prix de Rome en architecture Catégorie:Pensionnaire de la Villa Médicis Catégorie:Naissance en juin 1888 Catégorie:Naissance dans le 6e arrondissement de Lyon Catégorie:Décès en juillet 1957 Catégorie:Décès à Dinard Catégorie:Décès à 69 ans Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière nouveau de Neuilly-sur-Seine