René Adrien Poitevin, né à Morthemer (Vienne) le et mort le à Villeneuve-lès-Maguelone (Hérault), est l’un des principaux chefs de la résistance intérieure lors de la Seconde Guerre mondiale.

Entre-deux guerres

Engagé volontaire dans l’armée en 1930, il sert au 56e régiment d'artillerie puis au 156e régiment d'artillerie portée. En 1939, il est maréchal des logis chefBiographie de René Poitevin — site de l'Ordre de la Libération.

René Poitevin s’est marié avant-guerre à Jeanne Maraval (1914-2009), une jeune fille du pays de Villeneuve-lès-Maguelone, dans l'Hérault.

Seconde Guerre mondiale

Il fait la campagne de France dans la ligne Maginot« René POITEVIN (1911-1972) », CRHRD.. Il est fait prisonnier le . Ayant fait quatre tentatives d’évasion, il est transféré au camp de Rawa Ruska à la frontière ukrainienne, d’où il s’évade en . Arrivé en France, il organise des filières de transfert de prisonniers de guerre évadés depuis l’Est de la France et vers le sud. Il remplace Pierre Degon, arrêté, à la tête de la région R3 du mouvement Franc-Tireur, et le fait évader.

Employé par l’administration au contrôle routier, il a connaissance des mouvements de l’armée allemande et fait parvenir ces informations aux réseaux de résistance. Il devient chef des groupes francs et du service faux-papiers des MUR de la région R3, participant ainsi à de nombreuses actions clandestines.

Après avoir été arrêté par la Milice le , il est torturé à la Villa des Rosiers à Montpellier par l’équipe de Pierre Marty mais il ne parle pas. Il est transféré au camp de Compiègne, puis à la prison du Cherche-Midi, et enfin à Fresnes où il apprend sa condamnation à mort. Transféré en train à Montpellier pour y être exécuté, il saute du train tout menotté à Bourg-lès-Valence, et est blessé aux jambes par les tirs de ses gardiens. Recueilli par un braconnier, il est soigné, et intègre les maquis de l'Ardèche où il combat dans les rangs des FFI et participe à la libération de Tournon le .

Le , il préside une cour martiale à MontpellierFonds René Poitevin (1911-1972), compagnon de la Libération 1911-2008) », France Archives..

Après-guerre

Nommé inspecteur régional des Bataillons de sécurité (qui deviennent ensuite les CRS), il y fait carrière jusqu’à la fin de sa vie professionnelle, avec le grade de colonel. Il est président de l’Unadif-FNDIR de la Côte-d’Or, puis de l’Hérault et témoigne au procès de Pierre Marty en 1948. Enfin, il adopte les enfants orphelins de Laurent Duviols, son adjoint, mort en déportation.

Il se retire à Villeneuve en 1961, il y est élu maire de 1965 jusqu'à son décès survenu au cours de son second mandat le .

À Montpellier, une caserne de la Police nationale porte son nom ainsi qu'un boulevard de la ville.

Il est inhumé au cimetière communal de Villeneuve-lès-Maguelone.

Décorations par décret du par décret du (4 citations) par décret du

sans_cadre|50x50px Médaille de la Résistance polonaise en France

Fonds d'archives

Notes et références

Liens externes

Dossier de René Poitevin dans la Base Léonore

Catégorie:Commandeur de la Légion d'honneur promu en 1964 Catégorie:Chevalier du Mérite social Catégorie:Compagnon de la Libération Catégorie:Titulaire de la croix de guerre 1939-1945 Catégorie:Titulaire de la médaille de la Résistance française avec rosette Catégorie:Titulaire de la médaille des blessés de guerre Catégorie:Maire de l'Hérault Catégorie:Naissance en mars 1911 Catégorie:Naissance dans la Vienne Catégorie:Décès en janvier 1972 Catégorie:Décès dans l'Hérault Catégorie:Décès à 60 ans Catégorie:Personnalité inhumée dans l'Hérault