vignette|300px| La chronologie de la Commune de Paris liste les principaux événements survenus pendant l'insurrection de la Commune de Paris, entre le 18 mars et le Paris en mai 1871. Plan indiquant les opérations de l'armée contre l'insurrection / dressé par L. Meunier ; et P. Rouillier Charles Proles Commune de Paris, 1871, La semaine sanglante du 21 au 28 mai 1871.
De nombreux événements préalables qui se sont déroulés pendant le siège de Paris par les troupes prussiennes contribuent à expliquer le déclenchement de la Commune.
Les différences de dates qui peuvent être constatées entre la chronologie ci-dessous et d'autres mentionnées par ailleurs, surtout pour les décrets, peuvent être dues à l'écart entre la prise de décision et son officialisation par sa publication, souvent le lendemain, au Journal Officiel.
1870 Janvier : assassinat du journaliste Victor Noir par le prince Pierre-Napoléon Bonaparte.
Juillet
: l'Empire français déclare la guerre à la Prusse.
Août : manifestation contre l'Empire à Paris. : le maréchal Bazaine est encerclé à Metz.
Septembre
: Napoléon III capitule à Sedan. : proclamation de la République et formation du Gouvernement de la Défense nationale. : le Gouvernement de la Défense nationale nomme les maires d'arrondissements. : création du Comité central républicain des Vingt arrondissements. et : entrevue de Ferrières. Le ministre français des Affaires étrangères Jules Favre et le chancelier allemand Otto von Bismarck se rencontrent en vue de concilier leurs points de vue sur le traité de paix qui devra mettre fin à la guerre. Leur rencontre sera un échec et va relancer la guerre. : début du siège de Paris par les Prussiens.
Octobre : échec de la manifestation du Comité central républicain des Vingt arrondissements en vue d'obtenir des élections municipales à Paris. : échec de la manifestation protestant contre la politique jugée capitularde du Gouvernement de la Défense nationale.
Novembre : la politique du Gouvernement de la Défense nationale est approuvée par plébiscite. et : déroulement des élections municipales à Paris.
Décembre : échec de la sortie de Champigny.
1871 Janvier vignette|300px| 6 janvier : Publication de la seconde Affiche Rouge, qui demande la création d'une Commune à Paris. 19 janvier : À Buzenval échec sanglant de l'offensive contre les Prussiens, que le général Trochu, gouverneur militaire de Paris et président du gouvernement provisoire, a imaginée pour « calmer » les Parisiens les plus bellicistes. 22 janvier : manifestation insurrectionnelle place de l'Hôtel de Ville. Les soldats du général Vinoy tirent et font une trentaine de morts parmi les manifestants. 26 janvier : les Allemands cessent le bombardement de Paris. 28 janvier : annonce officielle de l'armistice franco-prussien. 29 janvier : Paris capitule, l’armistice est proclamé.
Février 8 février : Élections au suffrage universel des députés d'une Assemblée nationale majoritairement monarchiste et pacifiste. Quatre députés socialistes révolutionnaires sont élus à Paris (sur 43 au total). 19 février : Adolphe Thiers, chef du pouvoir exécutif, présente le nouveau gouvernement devant l'Assemblée nationale réunie à Bordeaux. 24 février : délégués de la Garde nationale se réunissent au Vauxhall d'été. Manifestations place de la Bastille. 26 février : signature du Traité préliminaire de paix.Les canons, sans gargousses, de la Garde nationale sont rassemblés à Belleville et à Montmartre.
Mars
: ratification par l'Assemblée nationale du Traité préliminaire de paix.Les Prussiens défilent sur les Champs-Élysées. 3 mars : création d'un Comité exécutif provisoire de la Garde Nationale. 6 mars : Thiers nomme le général Aurelle de Paladines, commandant en chef de la Garde nationale. 8 mars : échec de la tentative gouvernementale d'enlever les canons de la place Vendôme 10 mars : l'Assemblée nationale décide de se transférer de Bordeaux à Versailles et non à Paris, par crainte de troubles révolutionnaires. Elle vote la fin du moratoire des dettes, des effets de commerce et des loyers, accablant ainsi la population parisienne sans le sou. Elle supprime la solde de 30 sous des gardes nationaux. 11 mars : le général Vinoy, commandant en chef de l'armée de Paris, suspend 6 journaux républicains ; parmi ceux-ci, Le Père Duchêne, Le VengeurL'imprimerie du journal Le Vengeur était situé au rue du Croissant. 2 numéros furent sortis du 8 au 11 mars 1871., La Bouche de ferLe siège du journal La Bouche de fer était situé au rue du Croissant., Le Cri du peupleLe siège du journal Le Cri du peuple était également situé au rue du Croissant. et Le Mot d'ordreLe siège du journal Le Mot d'ordre était situé au rue du Croissantparisrevolutionnaire.org. Auguste Blanqui et Gustave Flourens sont condamnés à mort par contumace pour leur participation à la tentative insurrectionnelle du 31 octobre à Paris. 14 mars : le Paris-Journal, d'Henry de Pène, publie, dans un article intitulé , une lettre écrite par Karl Marx à Auguste Serraillier. Immédiatement après la publication, Karl Marx déclare dans le The Times, le Courier de l'Europe, le Zunkunft de Berlin, etc., que cette lettre était totalement fausse et était une fabrication du Paris-Journal et de son journaliste Henry de Pène son véritable auteur. 15 mars : création du Comité central de la Garde nationale. 16 mars : Thiers s'installe à Paris dans le but de « pacifier » la capitale. Il nomme le général Valentin à la Préfecture de Police. 17 mars : Auguste Blanqui est arrêté dans le Lot. Selon Jules Claretie les pièces d'artilleries aux mains de la Garde nationale sont localisées comme suit :
vignette|300px| 18 mars : sur ordre du gouvernement et d'Adolphe Thiers des détachements de l'armée régulière se mettent en marche à partir de du matin et cernent les quartiers ou sont entreposés les canons pour récupérer ces derniers. Du côté de Montmartre, le point le plus important, sur les boulevards de Clichy, de Rochechouart et les rues Houdon, Lepic, Germain-Pilon, des Martyrs, place Pigalle… des mitrailleuses sont braquées du côté de Montmartre et occupés des piquets d'infanteriePiquet de cavalerie ou d'infanterie : Groupe de cavaliers ou de soldats qui devaient être prêts à partir au premier signal. Les chevaux étaient au piquet, prêts à être détachés. des 45, 46 et de ligne. Vers du matin, d'anciens sergents de ville costumés en gardes nationaux surprennent les détachements qui campaient sur la butte Montmartre et s'emparent des parcs d'artillerie.À , 3 coups de canons, tirés à blanc, annoncent à la troupe qu'ils peuvent venir prendre les canons. Quelques pièces sont descendues, mais des gardes nationaux du Comité Central accompagnés d'un grand nombre femmes s'opposent à leur enlèvement, et les remontent à leur parc.À , des coups de feu sont tirés, la foule se replie, puis on aperçoit des gendarmes à pied et des soldats des 46 et de ligne portant crosse en l'air.Le général Lecomte aurait donné l'ordre aux gendarmes de repousser les gardes nationaux et qu'un coup de feu avait été tiré sans que l'on sache par qui, puis que des gendarmes, des gardes nationaux et des soldats de la ligne se seraient tirés dessus mutuellement et que finalement les régiments de ligne avaient refusé de marcher contre la garde nationale et s'étaient débandés tandis que la cavalerie et la gendarmerie avaient été contraint de se replier. Durant toute cette confusion, le général Lecomte était enlevé de son cheval par les gardes nationaux et conduit au Château-Rouge, où se réunissaient des commandants de bataillons de Montmartre et des membres du comité directeur de la butte.Le général Clément-Thomas ayant appris que le général Lecomte avait été saisi par les insurgés, il se mit à sa recherche. C'est ainsi qu'il arriva vers sur la place Pigalle, habillé en bourgeois. L'un des fédérés l'ayant reconnu à sa grande barbe blanche, il fut emmené vers la rue de la Fontenelle (ancienne rue des Rosiers, actuelle rue du Chevalier-de-La-Barre). Le général Clément-Thomas fut amené en premier dans le jardinet où il fut exécuté. Le général Lecomte est passé par les armes par les soldats du de ligne.Les parisiens des quartiers Est et Centre se soulèvent. Adolphe Thiers et les autres ministres présents quittent Paris pour Versailles. 19 mars : le Comité central de la Garde nationale annonce la tenue d'élections pour désigner un Conseil de la Commune. Le gouvernement confie l'administration de Paris aux maires et députés de la capitale. 20-21 mars : à Versailles la délégation des maires en vue d'une conciliation se fait huer par l'Assemblée. Jules Favre, vice-président du conseil des ministres insulte Paris. 21 mars : les troupes versaillaises occupent le fort du Mont-Valérien. Manifestation des Amis de l'Ordre boulevard des Italiens, porte Saint-Denis, rue Vivienne et place de la Bourse. 22 mars : Une seconde manifestation, violente, des Amis de l'Ordre, hostiles à l'insurrection, qui hurlent , est arrêtée dans le sang par des gardes nationaux, place Vendôme, faisant une trentaine de victimes. Terrorisée, une partie de la population, notamment des quartiers aisés de l'Ouest, quitte Paris. 23 mars : proclamation des Communes de Marseille et de Lyon. 24 mars : proclamation des Communes de Narbonne et de Saint-Étienne. Fin de la Commune de Lyon. 25 mars : proclamation de la Commune de Toulouse. 26 mars : proclamation de la Commune du Creusot.Élections pour le Conseil de la Commune de Paris. vignette|300px| 28 mars : installation du Conseil de la Commune de Paris à l'Hôtel de Ville. Proclamation de la Commune de Paris.Fin des Communes de Saint-Étienne, de Toulouse et du Creusot. 29 mars : la Commune décrète que les loyers dus depuis le moratoire du 13 août 1870, sont annulés ; la vente des objets déposés au Mont-de-piété est suspendue. La conscription militaire et l'armée de métier sont abolies. 31 mars : fin de la Commune de Narbonne.
Avril 2 avril : la Commune décrète la séparation de l'Église et de l'État, le budget des cultes est supprimé. Les traitements des fonctionnaires ne pourront plus dépasser francs annuels.La Commune décrète la mise en accusation du gouvernement de Thiers. À Courbevoie, les troupes versaillaises attaquent les Communards, qui se replient sur Neuilly. 3 avril : les Communards lancent une attaque en direction de Versailles, soldée par une défaite de la Commune de Paris à la bataille de Meudon.Gustave Flourens est tué à Rueil-Malmaison par un gendarme. 4 avril : l'offensive des Communards échoue à Châtillon, environ sont emmenés prisonniers à Versailles. Proclamation d'une Commune à Limoges, aussitôt étouffée. Fin de la Commune de Marseille. Gustave Paul Cluseret est nommé délégué à la Guerre. 5 avril : la Commune suspend Le Journal des Débats Politiques et Littéraires Journal des débats politiques et littéraires, année 1871 et La Liberté, journaux considérés comme pro-versaillais 6 avril : la Commune vote le décret des otages Texte du « Décret des otages » du 2 prairial An 79. Arrestation des personnes complices du gouvernement Thiers. La Commune décrète le désarmement des Gardes nationaux anti-communards.Gustave Courbet publie un appel aux artistes à se rassembler pour le 14 avril. 8 avril : la Commune décrète le versement d'une pension à tous les blessés. Elle est étendue aux veuves et aux orphelins des Gardes nationaux tués au combat le 10 avril. 9 avril : le Conseil de la Commune réaffirme l'obligation de la déclaration préalable pour la presse. vignette|300px| 11 avril : la Commune décide la création d'un conseil de guerre.Des femmes de Paris s'emparent d'une guillotine et la brûlent place Voltaire.