Al-Akhbar (en arabe : الأخبار, « Les Nouvelles ») est un quotidien libanais arabophone fondé en 2006 et publié à Beyrouth.
Positionné à gauche, le journal se distingue par une ligne éditoriale anti-impérialiste et antisioniste, critique à l’égard des politiques des États-Unis et de leurs alliés au Moyen-Orient. Le New York Times le décrit comme le journal , à la fois indépendant, féministe, laïc, défenseur des droits LGBT et généralement pro-Hezbollah, mais qui se permet aussi de le critiquer.
Le tirage papier d'Al-Akhbar est faible (entre 10 000 et 15 000 exemplaires) mais son site Internet est de loin le plus fréquenté de tous les journaux libanais. Il publie des enquêtes sur des questions sensibles au Liban, comme les mauvais traitements infligés aux employés de maison ou la surpopulation carcérale. Il a été le seul journal arabe à recevoir et analyser les WikiLeaks. Son site internet a été visé par une cyberattaque peu après.
Son fondateur, Joseph Samaha, ancien rédacteur en chef du quotidien progressiste libanais As-Safir, était l'un des journalistes les plus influents du Liban. Le musicien Ziad Rahbani tient une chronique pour le journal intitulée Mal AmalNicolas Dot-Pouillerd, "Georges est revenu, Ziad est parti ! Une certaine histoire de la gauche libanaise", Orient XXI, 4 août 2025..
Selon le Courrier international, les sources de financement du journal sont inconnues et certains parlent de capitaux privés proches du Hezbollah. Le journal dément recevoir des soutiens financiers de l'Iran, de la Syrie ou du Hezbollah. La directrice générale, Hala Bejani, dément ce qu'elle qualifie de : . Selon le New York Times, le journaliste fondateur aurait obtenu le financement d'un banquier londonien qui n'interfère pas dans l'éditorial.
La journaliste Amal Khalil est tuée dans une frappe israélienne le 22 avril 2026, pendant la guerre israélo-libanaise, en dépit du cessez-le-feu. Sa consœur, Zeinab Faraj, est grièvement blessée dans cette frappe. Amnesty International et Human Rights Watch ont conclu, dans leurs enquêtes respectives, que l'armée israélienne était informée que les deux femmes étaient journalistes et a néanmoins décidé de les tuer, et estiment que cette frappe constitue un crime de guerre. Human Rights Watch accuse par ailleurs l’armée israélienne d’avoir entravé les opérations des secouristes, en lançant notamment une grenade assourdissante en leur direction.
Journalistes
Bassam Tayara (né en 1953) Nahed Hattar (1960-2016) Max Blumenthal (né en 1977) Amal Khalil (1984-2026), tuée par un bombardement israélien le 22 avril 2026 à At-Tiri dans le sud du Liban
Chroniqueurs
Barrack Rima (né en 1972), chronique hebdomadaire en 2014-2015
Liens externes
Notes et références
Catégorie:Titre de presse créé en 2006 Catégorie:Presse écrite en arabe Catégorie:Presse écrite au Liban