L’université de la Nouvelle-Calédonie (UNC) est née en 1987 en tant que composante de l'université française du Pacifique dont le siège administratif était à Tahiti (Polynésie française). En 1999, les deux centres sont devenus deux universités autonomes et l'antenne calédonienne est devenue l'université de la Nouvelle-Calédonie (UNC).
Statut L’université de la Nouvelle-Calédonie (UNC) a été créée par le décret du portant création de l'université de la Polynésie française et de l'université de la Nouvelle-Calédonie. Elle constitue un établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel (EPCSCP), régi par les dispositions du livre VII du code de l'éducation issues de la loi du , dite « loi Savary », à l’instar de l’ensemble des universités françaises, et plus particulièrement par les articles 71, 72 et 73 créés par l' de la loi du portant dispositions diverses relatives à l'outre-mer portant dispositions diverses relatives à l'outre-mer. Des aménagements ont été apportés par l’ordonnance du ratifiée par la loi du , notamment l'article de l'ordonnance repris par l' de la loi de 1999 qui modifie l' de la loi Savary au sujet de la représentation des collectivités au sein du conseil d'administration. et y insère l' qui prévoit l'organisation d'une conférence trimestrielle de la recherche entre les deux territoires de Nouvelle-Calédonie et de Polynésie française. L’université est placée sous le contrôle administratif du ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, allégé depuis l'application de la loi relative aux libertés et responsabilités des universités (loi LRU, 2007). Elle a obtenu les responsabilités et compétences élargies (RCE) prévues par cette réforme le .
Gouvernance
L'université de la Nouvelle-Calédonie est présidée depuis le par Catherine Ris, professeure des universités en sciences économiques (économie du travail) et ancienne vice-présidente du conseil d'administration de l'université chargée des partenariats avec le monde économique de 2017 à 2021 ainsi qu'administratrice provisoire puis première directrice de l'IUT de sa création en 2014 à 2021. Elle est secondée par quatre vice-présidents, à savoir, depuis les et : Cyril Marchand (professeur des universités, sciences de la terre et de l'environnement, spécialiste des mangroves), vice-président du conseil d'administration, chargé des partenariats, des transferts, de la valorisation et de l'innovation ; Samuel Gorohouna (maître de conférences, sciences économiques, spécialiste de l'économie du développement, des inégalités, de la fiscalité écologique et de l'analyse des comportements électoraux), vice-président du conseil d'administration, chargé du développement de l'UNC sur le campus de Baco, sur l'antenne universitaire de Lifou et sur le territoire de Wallis-et-Futuna ; Valérie Burtet-Sarramegna (maître de conférences , biochimie et biologie moléculaire, spécialiste des mécanismes adaptatifs des espèces endémiques néo-calédoniennes et surtout de l'espèce Amborella trichopoda), vice-présidente du conseil académique, chargée de la recherche et des relations internationales ; Yvon Cavaloc (maître de conférences, biologie moléculaire et cellulaire, spécialiste de la phylogénie et de la biodiversité surtout des champignons endomycorhiziens à arbuscules), vice-président du conseil académique, chargé de la commission de la formation et de la vie universitaire. Les statuts prévoient également l'existence d'un vice-président étudiant, la fonction étant exercée depuis 2021 par Mathilda Lelong, étudiante en licence de sciences de la vie et de la terre..
Le président ou la présidente de l'université est de fait également celui ou celle du conseil d'administration, mais pas forcément du conseil académique. Ainsi, depuis , Gaël Lagadec, maître de conférences en économie et ancien président de l'UNC de 2013 à 2021, reste président de ce conseil..
Le conseil d'administration est composé de 32 membres, dont huit personnalités extérieures (trois représentants de la Nouvelle-Calédonie, un de l'Assemblée territoriale des îles Wallis et Futuna, un représentant du CRESICA et trois désignées après appel public à candidature), huit représentants des professeurs des universités, huit des autres enseignants et chercheurs, quatre des BIATSS, et quatre des « usagers » (étudiants). En outre, siègent de droit sans voix délibérative le haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie, le vice-recteur de Nouvelle-Calédonie, le directeur ou la directrice générale des services et l'agent comptable de l'université. Les six directeurs de département ou d'instituts universitaires sont invités au conseil d'administration sans en être membresStatuts de l'université : Statuts de l'université de la Nouvelle-Calédonie..
Le conseil académique regroupe (au-delà de son président ou de sa présidente) deux commissions, chacune composé de 20 membres : la commission de la formation et de la vie universitaire, et la commission de la recherche. La directrice générale des services et l'agent comptable de l'université assistent de droit aux réunions du conseil académique.
La commission de la formation et de la vie universitaire comprend quatre représentants des professeurs des universités et assimilés, quatre représentants des autres enseignants et chercheurs, huit représentants des étudiants, deux représentants des BIATSS et deux personnalités extérieures (le représentant de la Nouvelle-Calédonie et un représentant d'un établissement d'enseignement secondaire).
La commission de la recherche comprend deux membres de droit (le directeur ou la directrice générale des services et l'agent comptable de l'UNC), deux personnalités extérieures (un représentant du CRESICA et le représentant de l'une des universités partenaires de l'UNC), six représentants des professeurs des universités et assimilés, deux représentants du personnel habilités à diriger des recherches, quatre du personnel pourvus d'un doctorat, deux des autres enseignants et chercheurs, un représentant des ingénieurs et techniciens, un représentant des BIATSS et deux des étudiants du universitaire.
Les présidents successifs de l'université ont été :
Structure L'université de la Nouvelle-Calédonie n'est pas subdivisée en UFR mais directement en trois départements et un service de formation continue, trois écoles internes (Institut universitaire de formation des maîtres (IUFM) du Pacifique à partir de 2009 devenu École supérieure du professorat et de l'éducation (ESPÉ) en 2015 et enfin Institut national supérieur du professorat et de l'éducation (INSPÉ) depuis 2021 ; un institut universitaire de technologie (IUT) depuis 2014 ; un Institut d'administration des entreprises (IAE) depuis 2020), une école doctorale commune avec l'université de la Polynésie française, six équipes de recherche, une délégation du Centre national d'enseignement à distance (CNED) depuis 2010 et, depuis 2014, une maison d'édition universitaire (les Presses universitaires de la Nouvelle-Calédonie, PUNC). Plusieurs certifications reconnues nationalement ou internationalement sont également proposées de manière transversale par l'université : le certificat Voltaire en orthographe, l’International English Language Testing System (IELTS), le certificat de compétences en langues de l'enseignement supérieur (CLES), le Certificat informatique et internet (C2i) et le test de connaissance du français (TCF).
Départements et service Droit, économie et gestion
Dirigé par Caroline Bouix, maîtresse de conférences en droit privé (sources du droit, droit coutumier, jurisprudence et droit des contrats), il a son secrétariat pédagogique sur le site de Nouville - Atelier.
Ce département propose deux formations principales de premier cycle, sous la forme depuis 2011 de deux mentions d'une licence commune de « droit, économie et gestion », divisées en trois années d'études et six semestres : en droit, en économie et gestion.
Sont également proposés au niveau Bac+4 une formation en vue d'obtenir des certificats universitaires mention Droit et management dans les structures calédoniennes dans huit spécialités : contexte économique politique et juridique calédonien ; ressources humaines en Nouvelle-Calédonie ; droit des collectivités locales et territoriales (I) ; entreprises calédoniennes (I) ; régulation économique et passation des marchés en Nouvelle-Calédonie ; droit des collectivités locales et territoriales (II) ; entreprises calédoniennes (II) ; développement économique et social solidaire.
Un master en droit spécialité « Droit et Management dans l'environnement calédonien » a également été ouvert à la rentrée 2015.
Lettres, langues et sciences humaines
Il est dirigé par Patrice Christophe, professeur agrégé en anglais (littérature anglaise). Il avait jusqu'à l'année universitaire 2011 son secrétariat pédagogique ainsi que l'essentiel de ses enseignements et bureaux sur le site de Magenta, avant de déménager dans les bâtiments inaugurés à la rentrée 2012 à Nouville (pôle LLSH).
Ce département propose traditionnellement quatre formations de premier cycle, organisées depuis 2015 en quatre mentions, dont une à trois spécialités, de licences : en géographie et aménagement (première année commune avec la licence d'histoire) ; en histoire (première année commune avec la licence de géographie et aménagement) ; en langues, littératures et civilisations étrangères et régionales, avec trois spécialités : anglais, langues et cultures océaniennes, langues étrangères appliquées (LEA) anglais-espagnol (depuis la rentrée 2016), anglais-japonais (à partir de la rentrée 2017) et anglais-chinois (à partir de la rentrée 2018), en lettres.
À cela s'ajoutent un master Arts, Lettres et Langues : Arts, Lettres et Civilisations, en privilégiant les réalités propres à la région Pacifique.
Sciences et Techniques
Il est dirigé par Michaël Meyer, maître de conférences en physique, et a son secrétariat ainsi que l'essentiel de ses enseignements et bureaux dans le pôle sciences et techniques du site de Nouville (autrefois appelé Nouville - Banian).
Ce département propose quatre licences : en mathématiques, avec un parcours mathématiques et un parcours mathématiques et physique, en physique et chimie : des options interdisciplinaires sont mises en place à partir du second semestre, en sciences de la vie et de la Terre : le premier semestre de la première année est en grande partie commun avec celui de la première année commune des études de santé, puis trois parcours sont proposés en sciences de la vie et de la Terre (SVT) à proprement parler, en sciences de la vie et chimie (SVC) et en sciences de l'environnement (SE), en sciences pour l’ingénieur avec un parcours en informatique et un parcours en métallurgie, énergie et génie des procédés.