vignette|upright=0.7|, une sorte de .
Le est un rite artistique shintoïste, consistant globalement en une danse théâtrale.
Histoire vignette|Kagura (1914). Les ouvrages historiques Kojiki et Nihon Shoki décrivent l'origine mythologique de cette danse. Dans ces textes est narrée la légende d'Amaterasu, déesse du soleil qui s'était retirée dans la grotte d'Iwayado ou Amano-Iwato, provoquant obscurité et froid sur le reste du monde. Ame no Uzume, divinité de la gaité et de la bonne humeur, exécute une danse lascive qui ne tarde pas à provoquer une hilarité tonitruante chez les dieux, ce qui éveille la curiosité d'Amaterasu et la fait sortir de la grotte. Kagura, danse théâtrale rituelle, est tiré de cette danse légendaire..
Jadis appelée , kagura fut d'abord exécuté à la cour impériale par les miko, les assistantes prêtresses et descendantes supposées d'Ame no Uzume. Avec le temps, ce rituel de cour nommé , inspira des danses rituelles populaires appelées , popularisées dans tout le Japon sous diverses formes dérivées.
Variétés Mikagura à la Cour est une danse rituelle exécutée à la cour impériale et dans les sanctuaires shintos importants : Kamo-jinja et Iwashimizu Hachiman-gū. Ces célébrations, désignées sous le nom de naishidokoro no mikagura, furent établies par l'empereur Ichijō en 1002, mais ne devinrent un événement annuel qu'à partir de 1098. Elles se tenaient traditionnellement sur l'esplanade du naishidokoro, où un feu de joie était allumé et où deux groupes de musiciens se faisaient face, le groupe de gauche, motokata, et celui de droite, suekata, dirigés par un ninjō assis derrière eux. Il consiste à accueillir, à distraire et à saluer les divinités par des chants syllabiques humoristiques ou poétiques. Il est aujourd'hui parfois considéré comme sous-genre du gagaku, dont il est l'une des influences.. Il semble avoir précédé l'inspiration chinoise sur celui-ci, et comporte des éléments autochtones ainsi que des influences d'autres éléments tels le , le et le , qui sont des formes de gagaku Akira Tamba, Musiques traditionnelles du Japon, Actes Sud, 1995. S. Kishibe, The Traditional Music of Japan, Ongaku no tomo edition, Tokyo, 1984, .. Plus simplement, les mikagura peuvent être considérées comme des danses accompagnées par la musique gagaku..
vignette|Kagura-den au Nikkō Tōshō-gū. Le kagura uta en est le répertoire vocal sacré de (Niwabi, Achime, Sakaki, Karakami, Hayakarakami, Komomakura, Sazanami, Senzai, Hayauta, Hoshi, Asakura, Sonokoma, etc.) exécuté traditionnellement par un chœur d'hommes durant plusieurs jours, mais réduit aujourd'hui à exécutés en six heures. On y emploie une et/ou un hautbois (hichiriki) traditionnels, et éventuellement un yamatogoto et des claves shakubyoshi.
Il existe plusieurs danses de mikagura, parmi lesquelles : le associé au usant de la flûte ryūteki ou du hichiriki et d'une paire de shakubyōshi, avec ou sans cithare ; l' usant de la flûte komabue ; le associé au usant du kagurabue, du hichiriki et du wagon. Satokagura dans les villages est le kagura rencontré dans les sanctuaires shintoïstes communs, généralement dansé par des miko . Elle serait à l'origine du nô et du kyōgen..
vignette|Scène de kagura par Hokusai. On trouve les principales variantes suivantes : , exécuté par les miko, et dérivé des danses rituelles pendant lesquelles la miko était comme possédée par le kami et parlait, chantait et dansait en tant que dieu. Cette danse est souvent exécutée avec des accessoires rituels, tels que des clochettes, des cannes de bambou, des brindilles de sakaki ou des bandes de papier shide ; , que l'on trouve dans les danses de la région d'Izumo autour du sanctuaire Izumo. L'origine des danses kagura telles qu'on les danse à Izumo serait le rituel du sanctuaire Sada à Matsue près d'Izumo. Appelée , la danse sacrée du sanctuaire Sada est inscrite sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l'humanité de l’UNESCO depuis 2011« Le Sada shin noh, danse sacrée au sanctuaire de Sada, Shimane », ich.unesco.org (consulté le 7 juin 2019). ;
vignette|Kagura-den au sanctuaire d'Ise. dérivé des danses exécutées lors des , rituels autour d'un chaudron d'eau chaude, au sanctuaire d'Ise pendant lequel miko ou prêtres s'immergent dans l'eau dans un rituel de purification. On parle aussi de ou de ;
: une forme de , dans laquelle un groupe de danseurs joue le rôle du lion gardien des temples, appelé komainu au Japon, et parade autour de la ville. On en trouve deux types : dont la danse du lion est soit brutale lorsqu'elle est pratiquée par les moines yamabushi (préfecture d'Iwate), soit posée à la manière du nô et de sa danse ou du ; , parfois écrit Site officiel de Ise-daikagura Kosha Kandayu Yamamoto, www.kandayuyamamoto.jp (consulté le 7 juin 2019)., dérivé des rituels du sanctuaire Atsuta et de certains sanctuaires d'Ise, où les prêtres voyageaient de villages en villages pour y chasser les mauvais esprits. Il est souvent accompagné d'acrobaties et de jongleries à la manière du sangaku et de théâtre kyōgen afin de divertir le dieu reçu lors du rite.
Kagura de Hayachine
Le kagura de Hayachine se tient le au sanctuaire Hayachine depuis le ou le jusqu'à nos jours. Il a été inscrit en 2009 au patrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'UNESCO« Le kagura d’Hayachine », ich.unesco.org (consulté le 7 juin 2019)..
Notes et références
Annexes Article connexe Musique shintoïste
Liens externes « Les musiques fortement liées à la pratique religieuse », www.jame-world.com (consulté le ).
Catherine Delpuech, « La journée classique de kagura de Hayachine », journals.openedition.org, , 2014, (consulté le ).
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