Mehou était l'un des vizirs, position qu'il atteignit soit à la fin du règne de Téti, soit du début du règne de , deux rois de la .
Généalogie
Origines
Mehou semble être originaire de la région de Mendès, car de nombreux serviteurs de son tombeau ont des noms théophores basés sur le dieu tutélaire de cette ville, Ba. Il est peut-être lié à la mère du roi Téti, la reine-mère , car deux domaines dont les revenus alimentent le culte funéraire de Mehou sont au nom de la reine. Il est peut-être également lieu à l'iry-pat Shepespouptah (peut-être identique au fils royal Ptah-Shepses réinhumé dans le temple de la vallée du complexe pyramidal d'Ounas), dont deux domaines alimentant le culte funéraire de Mehou sont au nom de ce noble. Il est également à noter que, selon une dédicace d'un certain Shepespouptah, Mehou a obtenu cette tombe de ce dernier ; or ce Shepespouptah est probablement identique au gendre du roi Téti, époux de la princesse nommée Sechséchet surnommée Shechti.
Il est donc possible que Mehou soit apparenté, d'une marnière ou d'une autre et à la reine mère .
Épouses et enfants
Mehou avait deux épouses : la « fille du roi » Néfertkaous Ikou, peut-être fille du roi Ounas au vu de la localisation de la tombe de Mehou ; deux scènes de son tombeau montrent qu'il a eu avec cette dernière au moins un fils aîné dont le nom a été effacé, ainsi qu'une fille du nom de Mérout, une certaine Nébet, connu pour avoir également deux enfants, dont l'un a son nom également effacé, tandis que l'autre se nommait Kahétep.
Biographie
Mehou entame sa carrière sous le règne d'Ounas et franchit les différentes étapes de l'administration royale recevant les plus prestigieux titres qualifiant les plus importantes fonctions du gouvernement sous le règne de Téti, et achève donc cette ascension « royale » par la haute charge de vizir, soit à la fin du règne de Téti, soit du début du règne de
Parmi les quarante-huit titres les plus prestigieux de Mehou, outre celui de vizir, figurent les titres de « Chef des juges », de « Chancelier de Basse-Égypte », de « Gouverneur de Haute-Égypte » et de « Gardien du Diadème ».
Ces titres se trouvent non seulement au-dessous de la porte d’entrée de sa tombe, mais aussi sur les murs intérieurs.
Sépulture
Son mastaba a été retrouvé dans la nécropole de Saqqarah au nord-est de la chaussée de la pyramide d'Ounas. Située à six mètres au sud du mur du complexe funéraire de Djéser, la tombe du vizir Mehou est l'une des plus splendides de la nécropole de Saqqarah.
Cette tombe renferme six salles dont trois chambres funéraires, celle de Mehou, de son fils et de son petit-fils qui vivait sous le règne de .
Âmkhméryrê a vingt-trois titres, gravés sur les parois de sa chambre et de son sarcophage, et dont le plus important est « chef de la pyramide de Pépi, gouverneur de Bouto et surveillant des ouvriers ».
Hétep Ka a gravé sur la fausse porte de sa chambre ses dix titres parmi lesquels figurent ceux de « chef des juges », de prince, de « directeur du palais » et de « gardien des sceaux du roi ».
Le couloir menant aux stèles fausses-portes est décoré de scènes de la vie agricole et de scènes de pêche ; de nombreux tableaux ont conservé leurs couleurs, certains représentent des scènes de chant et de danses.
Notes et références
Bibliographie
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Liens externes La tombe de Mehou ouverte au public sur hebdo.ahram.org.eg
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