La manticore est une créature légendaire d'origine persane, ayant un corps de lion, un visage d'homme et une queue de scorpion.
Cet anthropophage terrifiant pourvu d'une triple rangée de dents fut décrit pour la première fois par le médecin grec Ctésias. La manticore fut abondamment figurée dans les bestiaires médiévaux comme symbole du mal. Elle est de nos jours un motif récurrent de la fantasy.
Étymologie Le nom « manticore » vient du latin , lui-même dérivé du grec () qui serait emprunté à l'ancien persan مارتیا (martya) « homme » et خوار (xvar-) « manger, dévorer », .. On trouve l'orthographe manticore, au féminin comme au masculinAdolphe Napoléon Didron, Annales archéologiques, tome dix-septième, . Lire en ligne sur books.google.com.Joris-Karl Huysmans..
Description La manticore est le plus souvent décrite comme un monstre ayant le corps d'un lion, généralement rouge sang, la tête d'un homme parfois pourvue de cornes, une triple rangée de dents allant d'une oreille à l'autre, et une queue de scorpion ou de dragon. Elle est parfois dotée d'ailes de chauve-souris.
Mythe vignette|upright=1|Une manticore dans le Bestiaire de Rochester.
La manticore est d'origine perse, elle est décrite comme une bête mangeuse d'hommes. Sa présence dans différentes légendes européennes serait due au médecin grec Ctésias, qui séjourna à la cour d'Artaxerxès II, au , et qui en fit mention dans son Histoire de l'Inde, connu de plusieurs auteurs grecs, mais perdu depuis. Évoquant les animaux qu'il a vus à Rome, Pausanias écrit dans ses Descriptions de la Grèce :
Pline l'Ancien, comme Aristote dans son Histoire des animaux, inclut le martichoras (qu'il retranscrit par erreur en manticorus en copiant Aristote, d'où le terme actuel) parmi les animaux qu'il décrit dans son Naturalis Historia :
La manticore devint assez populaire dans les bestiaires médiévaux qui reprirent pour la plupart les descriptions de Pline.
Brunetto Latini donne quelques précisions sur la créature qui Brunetto Latini cité dans .
vignette|redresse=1|L'Hérésie représentée sous les traits d'une déesse accompagnée d'une manticore, gravure sur cuivre d'Antonius Eisenhoit (1589). Flaubert mentionne une manticore dans les dernières pages de La Tentation de saint Antoine :
Représentations artistiques vignette|redresse=1|Représentation d'une manticore tuant un bélier, sur une église en Autriche.
Le livre de Pline fut considéré comme une référence au Moyen Âge, et les manticores furent parfois représentées dans les bestiaires illustrés. La bête réapparait aussi au en héraldique et influence certaines représentations maniéristes, parfois des peintures, mais le plus souvent des fresques (appelées grotteschi), où l'on voit le péché de tromperie représenté sous les traits d'une chimère ayant le visage d'une belle femme, traits que l'on retrouve dans les dessins de sphinx en France aux et s<ref> John F. Moffitt, An Exemplary Humanist Hybrid: Vasari's "Fraude" with Reference to Bronzino's 'Sphinx''' Renaissance Quarterly 49.2 (Summer 1996), </ref>. La manticore partage la symbolique des créatures thérianthropes, dans le sens où elle a un visage humain mais un comportement complètement bestial..
Une manticore est représentée sur la carte de Hereford, célèbre mappa mundi'' de la fin du , encore visible dans la cathédrale de Hereford.
Dans les années 2000, un épisode de la troisième saison de la série Merlin tourne autour de cette créature, bien qu'il n'y ait pas ses attribut d'anthropophage.
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie . . . . .
Articles connexes Mythologie perse Liste de créatures légendaires
Catégorie:Créature thérianthrope Catégorie:Créature maléfique Catégorie:Créature fantastique de l'Indika Catégorie:Créature fantastique des bestiaires médiévaux