L'Armée populaire de Corée (APC) est la force armée de la Corée du Nord. En 2026, l'APC représente la quatrième armée la plus nombreuse du monde en effectifs, avec actifs et , et la première en nombre de militaires pour (49,03).
Cadre constitutionnel et juridique de l'Armée populaire
Dispositions constitutionnelles Selon l'article 86 de la constitution de la Corée du Nord : La défense nationale est le devoir suprême et l’honneur des citoyens. Les citoyens défendront le pays et serviront dans les forces armées tels qu'exigé par la loi.
Dispositions législatives et réglementaires
Lois de programmation militaire
En , Kim Jung-Un a lancé un programme de lancement de sous-marins nucléaire....
Cadre stratégique de l'Armée populaire
Fonctions stratégiques de l'Armée populaire
Modèle d'armée
Alliances et coopérations internationales
Guerre du Viêt Nam Après une décision prise en , des militaires intégrés à deux bataillons d'artillerie antiaérienne et environ 200 pilotes. ont participé à la guerre du Viêt Nam entre 1967 et 1968. La participation de ces militaires n'a été soulignée par la république populaire démocratique de Corée que plus de vingt ans après les faits, notamment à l'occasion d'une visite en 2001, au cimetière de Hanoï de Kim Yong-nam, président du præsidium de l'Assemblée populaire suprême, qui exerce les fonctions de chef de l'État, après une première visite au cimetière de Hanoï en 2000 d'une délégation nord-coréenne pour honorer quatorze pilotes morts au combat en 1966-1967. Une aide logistique a également été apportée au Nord Viêt Nam par la Corée du Nord.
Guerre du Kippour Une trentaine de pilotes nord-coréens ont participé à la guerre du Kippour dans les rangs des forces arabesLe Fanatique de l'aviation, , janvier 2007.
Guerre en Ukraine En , l’Ukraine, les États-Unis et la Corée du Sud accusent la Corée du Nord d’avoir envoyé plus de 10 000 soldats pour aider les forces russes, dont 300 seraient morts.. La participation de la Corée du Nord est confirmé par son chef d'état le ajoutant qu’un monument commémorant les « exploits de la bataille » serait bientôt érigé à Pyongyang..
Organisation de l'Armée populaire
Commandement Les principales organisation de commandement sont : la Commission des affaires de l'État. le ministère de la Défense nationale (MDN). le Comité des Affaires Militaires du Parti des travailleurs Nord-Coréen (CAMPTNC). le département de la Défense civile (DDC). le département des Affaires militaires (DAM). le ministère des Forces armées populaires (MFAP). le Bureau Politique Général de l'État Major Général (BPG - EMG).
L'EMG est sous la juridiction du MFAP, la plus haute institution militaire nord-coréenne. Tout comme le Comité militaire, l'EMG et le MFAP tombent sous le commandement direct de Kim Jong-un. En effet, celui-ci est commandant suprême des Forces armées populaires (FAP) en tant que président de la Commission des affaires de l'État, et est commandant de tous les organes tombant sous la juridiction du Comité militaire car il en est également le président.
Forces armées populaires
thumb|Militaire nord-coréen en 2005.
Forces aériennes populaires vignette|Mig-29 nord-coréen
D'après l’Agence américaine de renseignement de la défense (DIA), les forces aériennes de l’APC disposaient en de 900 avions de combat, 300 avions de transport et 300 hélicoptères. La plupart des avions, obtenus principalement des Soviétiques et de la Chine il y a plusieurs décennies, sont obsolètes. Les avions les plus récents sont des MiG-29 conçus en URSS acquis dans les années 1980.
Toujours selon la DIA, les forces aériennes de l’APC ne disposent pas d'assez de carburant pour former les pilotes.
Marine nord-coréenne
La marine comporte près de et possède, en 2012, environ 524 unités représentant plus de ..
Missiles balistiques Dotation matérielle générale
Problèmes liés au développement du programme nucléaire nord-coréen Tout d'abord, le principal problème de développement du programme balistique militaire nord-coréen vient de l'usage du carburant UDMH+IRFNa. En effet, celui-ci est liquide, corrosif, hautement toxique et très instable. Au contact de l'oxygène il explose, et sa manipulation nécessite des protocoles très longs et complexes, ce qui rend tout entrepôt, transport ou chargement sur des missiles, détectables par satellite, et permettrait aux services de renseignements occidentaux et orientaux, de prévoir une possible mise à feu et prendre les contre-mesures qui s'imposent. Son extrême instabilité et son chargement plus que hasardeux, signifierait, que tout mouvement de préparation de tir équivaudrait à une menace directe et irrévocable, voire à une déclaration de guerre si la menace est avérée. Les recherches, en lien avec les services pakistanais ou iraniens, visent la mise au point de carburant solide utilisés par les lanceurs occidentaux depuis plusieurs années. La capacité de développement d'un missile à longue portée type Taepodong-2-C nécessite l'acquisition de ce carburant solide.
Par ailleurs, les protocoles de mise à feu sont très longs et fastidieux. Leur annulation est très complexe, hasardeuse et sans résultat probant. Le début de séquençage de mise à feu signifierait donc une décision sans retour possible.
Également, la taille de la bombe nucléaire nord-coréenne est, en 2008, trop importante pour être chargée sur un vecteur. Son poids casserait la structure du missile au cours du lancement et sa détonation, une fois arrivée sur la cible, serait trop aléatoire pour être utilisée. Les recherches nord-coréennes et les essais nucléaires des années 2010 visent à la réduction de la bombe, et à une mise à feu plus sûre et plus rapide qu'actuellement.
Les dernières techniques adoptées par la Corée du Nord concernant les missiles à carburant liquide ont en grande partie annulé la difficulté de préparation des tirs, les ergols (UDMH et N2O4) sont maintenant scellés dans les réservoirs permettant donc le tir dans un délai raisonnable de l'ordre de la dizaine de minutes. De plus les derniers missiles (Hwasong 18, 2 tests réussis) sont à carburant solide, d'emploi quasi immédiat
Concernant l'armement nucléaire proprement dit en 2023 les dimensions sont suffisamment réduites pour rentrer dans une ogive. (de l'ordre de 50cm de diamètre sur 70 de long pour la bombe H, 40 cm sur 60 cm pour la bombe A tactique)
Forces spéciales Les forces spéciales nord-coréennes sont utilisées pour les missions d'infiltration et de sabotage à l'étranger. Elles ont entrepris de nombreuses actions meurtrières en Corée du Sud telles l'attaque contre la Maison Bleue à Séoul le qui fit 28 tués chez les Nord-Coréens, 68 chez les Sud-Coréens et 3 chez les Américains. Dans les années 1990, elles sont soupçonnés d'avoir entretenu cinq équipes de commandos sous couverture aux États-Unis ayant pour cibles les centrales nucléaires de ce pays. En 2018, leurs effectifs sont considérés parmi les plus importants au monde.
Personnel
Actifs : (dont Forces terrestres : ) Réservistes :
(Sources : Military Balance IISS, repris par l'AFP)Les informations qui suivent ont été rapportées en fonction des références données par GlobalSecurity.org et la Jane's Weekly Defense Review. Par ailleurs une lecture du rapport North Korea Country Handbook - Marine Corps Intelligence Activity ainsi que de l'Encyclopédie du renseignement et des services secrets de Jacques Baud (1 volume) et l'Encyclopédie des forces spéciales de Jean-Pierre Husson (2 volumes), a permis de compléter ces informations.
Principaux équipements
Équipement général des Forces armées populaires L'équipement principal des forces nord-coréennes se compose comme suit : armes d'infanterie : fusils d'assaut Type 98 (Type 68 et Type 58 pour les réservistes) ; , dont T-54/55/59 (environ) ; plus récents de T-62 (Ch'ŏnma-ho), de T-72/80 (P'okpoong-Ho) et de chars légers de combat ; hors d'âge (environ) ; (principalement des séries BTR russes et des Type M1973 chinois) ; d'artillerie lourde de , , , , et des obusiers de (environ) ; de , , , (environ) ; affûts antiaériens de calibres divers et variés allant de à (environ).
Équipement général des Forces aériennes populaires L'équipement des Forces aériennes nord-coréennes est souvent hors d'âge, peu entretenu et totalement obsolète pour la plupart. La suprématie aérienne (déjà effective durant la guerre de Corée) des États-Unis, et l'absence de nouvelles technologies accessibles, ne laissent que peu de place au développement de l'arme aérienne nord-coréenne. Par ailleurs, l'essentiel des crédits alloués à la Défense est redirigé vers la Défense du Territoire (ce qui passe par les Forces terrestres et la Marine) ainsi que vers la recherche en matière balistico-nucléaire.
On peut tout de même lister approximativement le matériel aérien nord-coréen (l'essentiel du matériel listé ci-dessous est d'origine soviétique ou chinoise, datant des années 1980-1990 pour les aéronefs les plus récents…) (Les noms apparaissant suivant les types de matériel correspondent au code OTAN ou généralisés) : Environ 800 bombardiers (types H-5 ; Iliouchine Il-28). Environ 540 chasseurs (types MiG-17 /MiG-19 /MiG-21 /MiG-23/MiG-29 ; JianJiji J-5 Fresco/6 Farmer/7 Fishbed ; Fantan Q-5 ; Soukhoï Su-7/Soukhoï Su-25). Environ 120 hélicoptères d'attaque (types Mil Mi-24 ; Hughes MD 500). Ces derniers ont été acquis au marché noir. Environ 300 avions cargos de transport (types Antonov An-2 Colt ou sa copie chinoise/24 Coke ; Iliouchine IL-14/18/62M ; Tupolev Tu134/154). Environ 300 hélicoptères de transport (types Hughes MD-500 ; Mi-2 Hoplite/8 Hip/17 Hip-H ; Harbin ).
Équipement général de la Marine populaire
Installations nucléaires
Pyongyang : un réacteur de recherche. Pyongsan : une usine de combustible nucléaire. Sunchon : une usine de combustible nucléaire. Yongbyon : deux réacteurs nucléaires, un réacteur de recherche, deux usines de combustible nucléaire. Pakchon : une usine de combustible nucléaire. Taechon : un réacteur nucléaire. Shinpo : deux réacteurs nucléaires en construction.
Arsenal chimique En 2018, on estime que le stock d'armes chimiques de la Corée du Nord est compris entre ..
Budget de la défense La CIA estime que le pays consacre entre 20 % et 25 % de son PIB à l'armée, soit un taux uniquement comparable à celui de l’Érythrée. La Corée du Nord justifie l'importance de l'effort militaire par la volonté de maintenir une parité militaire avec la Corée du Sud et les forces américaines qui y sont stationnées. Les dépenses militaires sud-coréennes représentent ainsi une part nettement plus faible de l'économie sud-coréenne (2,5 % du PIB).
Néanmoins, selon Selig Harrison, directeur du programme Asie au Center for International Policy et chercheur au Woodrow Wilson International Center for Scholars à Washington, « la présence américaine permet à la Corée du Sud de minimiser les sacrifices qui seraient autrement nécessaires afin de maintenir ses hauts niveaux actuels de dépenses pour la défense. De même, le retrait des forces américaines obligerait Séoul à décider s’il recherche le même niveau de sécurité que celui aujourd’hui fourni par la présence américaine en augmentant ses dépenses de défense, ou si, à la place, l’objectif d’un compromis et d’une réunification avec le Nord serait mieux servi par la négociation avec ce dernier d’une réduction mutuelle des forces »..