, comte de Gâtinais (Gauzfridi comitis Wastinensis) fut l'un des premiers comtes de cette région, à la fin du . Il est le premier à porter ce titre, ses prédécesseurs étant, semble-t-il, qualifiés de vicomtes d'Orléans. Il est aussi qualifié de comte de Château-Landon (Gosfredi, comitis Landonensi castri), cette cité étant alors la capitale du Gâtinais.

Il est cité pour la première fois parmi les témoins d'un acte passé par le roi , le à Compiègne. Vers 985/7 Tédouin, vassal du comte , fait donation de son alleu de Villotte (commune de Fréville-du-Gâtinais) à l'abbaye Saint-Père de Chartres. Geoffroy signe cet acte, juste après le comte de Blois et juste avant le donateur, ce qui situe sa position sociale. Enfin, d'après un acte de 1028 signé par son fils Aubry le Tort, il intervint aux côtés de , comte de Vendôme, de Melun et de Corbeil dans une guerre contre le comte de Blois et reçut en récompense les fiefs de Boësses et Échilleuses. Cette guerre, initialement située en 999, est maintenant identifié comme le siège de Melun, en 991.

Passé cette date, on ne parle plus du comte Geoffroy, et ce n'est qu'en 997 qu'une lettre d'Abbon, abbé de Saint-Benoît sur Loire, adressée au pape , mentionne un Quauz…, nepos Wal…, comte de Gâtinais, qui ravage la région et lui demande de l'excommunier.

Mariage et enfants Il avait épousé vers 975 Béatrice de Mâcon, fille d', comte de Mâcon, et avait eu : Aubry le Tors (985 1030 sans postérité), comte de Gâtinais (son demi-frère lui succède).

Deux autres enfants sont avancés de manière hypothétique : peut-être un Geoffroy (980 997), qui serait le Qauz… de la lettre d'Abbon, selon Settipani. Aurait-il un lien avec les futurs comtes de Joigny ? peut-être une fille, mariée à Guy ou Wido, comte de Mâcon. Cette fille est proposée pour expliquer la succession du comté de Mâcon, d' à Guy, mais une autre explication est possible : Guy est fils d'Otte-Guillaume, comte de Bourgogne, et d'Ermentrude de Roucy, veuve héritière d' et sans doute la belle-mère plutôt que la mère de Béatrice de Mâcon. À la mort sans fils d', Mâcon serait échu à sa veuve Ermentrude et à Otte-Guillaume son nouveau mari, puis à leur fils Guy.

Famille

Les thèses divergent quant à sa filiation et à la manière dont il acquit le Gâtinais : selon Édouard de Saint-Phalle, c'est son épouse qui lui apporta le Gâtinais, identifiant le vicomte Aubry d'Orléans au comte de Mâcon. Pour l'ascendance de Geoffroy, il remarque que les familles où le prénom de Geoffroy sont déjà nombreuses à l'époque, et ne peut conclure. Enfin, il identifie son successeur Wal… à , comte de Vexin, de Valois et d'Amiens, qui aurait été le second mari de Béatrice de Mâcon ; Christian Settipani remarque que le comte de Vexin a un fils nommé Geoffroy et une épouse qui serait Adèle, fille de et de Gerberge, elle-même fille probable du vicomte Geoffroy/Gausfred d'Orléans et sœur probable du vicomte Aubry d'Orléans (cf. les Rorgonides). Il considère qu'à la mort d'Aubry d'Orléans le Gâtinais passa à Geoffroy de Vexin, probable petit-neveu d'Aubry d'Orléans, qu'il identifie à notre , comte de Gâtinais (le Gâtinais serait donc issu d'un démembrement de l'immense vicomté d'Orléans, et n'aurait aucun rapport avec Mâcon, Chalon et la Bourgogne en général ; pourrait alors être un Agilolfing). Cette succession se fit probablement par désignation testamentaire, car les plus proches héritiers auraient dû être les comtes d'Anjou issus de et Gerberge. Geoffroy mourant en laissant un (ou plusieurs) fils en bas âge, c'est naturellement son frère aîné (le comte Wal…), encore héritier des comtés de Vexin, Valois et Amiens, qui assura la charge comtale en attendant la majorité de son neveu Aubry le Tors.

Sources : Édouard de Saint Phalle, « Les comtes de Gâtinais aux ». Christian Settipani, « Les vicomtes de Châteaudun et leurs alliés ».

Gatinais Geoffroy 01 Geoffroy 01 Catégorie:Maison de Vexin au haut Moyen Âge Catégorie:Noblesse du Xe siècle Catégorie:Personnalité du haut Moyen Âge par nom Geoffroy 01