thumb|150px|Hudson & Maria Taylor en 1865

James Hudson Taylor 戴德生 ( – ) est un missionnaire protestant anglais, qui a fondé la Mission à l'Intérieur de la Chine (MIC, en anglais CIM pour ), renommée ultérieurement (OMF), et affiliée aux Frères moraves. Hudson Taylor a travaillé en Chine où il se fait connaître par son respect de la culture chinoise, portant des habits chinois, ce qui est rare à cette époque parmi les missionnaires. Il prêche en plusieurs variétés de langues chinoises dont le Mandarin, le Teochew et le Wu, ces deux derniers étant des dialectes parlés à Shanghai et Ningbo. Connaissant bien le dialecte de Ningbo, il traduit le Nouveau Testament dans celui-ci.

L'impact de la est majeur dans l'évangélisation de la Chine : elle fait venir en Chine plus de , qui y fondent , créé dans les dix-huit provinces de la Chine avec plus de locaux, et converti au christianisme quelque . Sous la direction d'Hudson Taylor, la MIC est interconfessionnelle. Il y a parmi eux des femmes célibataires, des personnes issues de la classe ouvrière et de différentes nationalités. Les campagnes de la MIC contre le commerce de l’opium font reconnaître Hudson Taylor comme l'un des Européens les plus importants pour la Chine du .

Ses talents d'évangéliste et d'organisateur font considérer Hudson Taylor comme une personnalité de tout premier plan dans l'histoire des missions chrétiennes in: .

Biographie Jeunesse et début de carrière thumb|left|150px|Hudson Taylor à l'âge de 21 ans thumb|left|150px|Hudson Taylor travailla à la résidence du Dr Hardey à Kingston upon Hull et vécut dans la pauvreté de Drainside. Hudson Taylor est né à Barnsley, Yorkshire en Angleterre. Son père, James Taylor, est pharmacien et prédicateur méthodiste laïc. Sa mère se prénomme Amelia. Pendant son adolescence, il s’éloigne des croyances de ses parents jusqu’à l’âge de dix-sept ans où il expérimente une nouvelle naissance après avoir lu un pamphlet évangélique et professe sa foi en Jésus Christ . En , il ressent un appel missionnaire pour la Chine Randall Herbert Balmer, Encyclopedia of Evangelicalism: Revised and expanded edition, Baylor University Press, USA, 2004, p. 568.

C’est à cette époque qu'il entre en contact avec le Edward Cronin de Kensington, un des membres de la première équipe de missionnaires envoyée à Bagdad par l’Assemblée de Frères. Taylor aurait apparemment fondé les principes de la MIC sur le modèle de mission basée sur la foi (faith mission en anglais) en entrant en contact avec une Assemblée de Frères.

Taylor réussit à se procurer une copie du livre « China : Its State and Prospects » de Walter Henry Medhurst qu'il lit rapidement. Il commence aussi au même moment à étudier le mandarin, grec, hébreu et latin.

En 1851, il déménage dans un quartier pauvre de Kingston upon Hull pour devenir l’assistant médical du Docteur Willam Hardey. C’est là qu’il commence à se préparer à une vie de foi en se fondant sur le fait que Dieu pourvoirait à tous ses besoins et à une vie de service en travaillant auprès des démunis. Il distribue entre autres des pamphlets parlant de l’Évangile et faisait de l’évangélisation dans la rue ( en anglais) auprès des pauvres. Il est baptisé par Story of Faith Missions – Page 204 Klaus Fiedler – 1997 "Hudson Taylor was baptized in the Hull Brethren Assembly in 1852. He convinced his sister Amelia of the need for believers baptism and actually baptized her, a step which she very soon came to regret (Broomhall, Over the Treaty Wall)" qui est très connu à Kingston upon Hull comme enseignant d’une Assemblée de Frères.

En 1852, il commence des études en médecine au « Royal London Hospital » dans le quartier de Whitechapel à Londres comme préparation pour son travail en Chine. À cette époque, la « Chinese Evangelisation Society » est fondée. En effet, l’Angleterre a un intérêt grandissant pour la Chine à cette époque en raison de la guerre civile faussement considérée comme un mouvement de masse vers le Christianisme et aussi, à cause des rapports enjolivés de Karl Gützlaff à propos de l’accessibilité de la Chine. Hudson Taylor s’est offert en tant que leur premier missionnaire.

Première visite en Chine thumb|left|150px|Hudson Taylor voyagea par bateau à travers les canaux et cours d'eau navigables de la Chine en prêchant et distribuant des Bibles. Taylor quitte l’Angleterre le , avant même qu’il puisse achever ses études médicales. Il arrive à Shanghai en Chine le . Son voyage presque désastreux au bord du clipper Dumfries qui passe à l’est de l’île de Buru dure 5 mois. Arrivé en Chine, il est jeté en pleine guerre civile faisant de sa première année une année turbulente.

Dès 1855, Taylor va 18 fois prêcher l’Évangile autour de Shanghai, mais souvent il n'est que mal accueilli par les gens même s’il a avec lui du matériel médical ainsi que toutes les compétences requises pour les soigner. C’est alors qu’il a l’idée d’adopter l’habit et la coiffure chinoise (queue de cheval à l’arrière de la tête avec le front rasé), ce qui l’aide à attirer une audience sans pour autant créer du trouble. Avant cette transformation, les gens l’appelaient le « diable noir » à cause de son pardessus. Il distribue des milliers de tracts avec la bonne nouvelle y étant inscrite ainsi que des extraits de la Bible dans Shanghai et ses alentours. Pendant son séjour dans cette ville, il adopte et prend soin d’un garçon chinois nommé Hanban.

L’évangéliste écossais William Chalmers Burns de la commence son travail à Shantou et Taylor se joint à lui pour quelque temps. Peu après, il apprend que tout son matériel médical entreposé à Shanghai a été détruit dans un incendie. En , voyageant à travers la Chine, il est dépossédé de presque tout ce qu’il a par des voleurs.

Relocalisé à Ningbo en 1857, Taylor reçoit une lettre de soutien de la part de George Müller, ce qui emmene son collègue John Jones et lui-même à démissionner de leur mission problématique. Ils travaillent comme indépendants et plus tard, créent la « Mission de Ningbo ». Quatre hommes chinois se joignent à leur effort : Ni Yongfa, Feng Ninggui, et Qiu Guogui.

En 1858, Taylor épouse la fille orpheline du révérend de la London Missionary Society qui est un missionnaire pionnier pour les Chinois de Penang, Malaisie. Taylor a rencontré Maria à Ningbo lorsqu’elle travaillait à une école pour jeunes filles dirigée par Mary Ann Aldersey, une des premières femmes missionnaires en Chine.

Les Taylor comme couple marié s’occupent d’un garçon nommé Tianxi pendant qu’ils habitent à Ningbo. Ils ont eux-mêmes un enfant en 1858 qui meurt peu de temps après. Leur premier enfant qui survit, , est née en 1859. Peu après sa naissance, les Taylor prennent en charge l’hôpital de Ningbo que dirige auparavant le William Parker. Dans une lettre à sa sœur Amelia datée du , Hudson Taylor écrit : En 1860, en raison de problèmes de santé, Taylor décida de retourner en Angleterre avec sa famille. Ils embarquèrent sur le clipper Jubilée avec leur fille Grace et un jeune homme, Wang Laedjün, de l’église de Bridge Street à Ningbo qui les aidera avec la traduction de la Bible en Angleterre.

Retour en Angleterre thumb|left|Hudson Taylor fut presque tué à Shanghai pendant la guerre civile. Taylor utilise son séjour en Angleterre pour continuer son travail de traduction du Nouveau Testament dans le dialecte de Ningbo pour la « Société biblique britannique et étrangère » avec le concours de de la « Church Mission Society ». En 1861, il rejoint la chapelle de Westbourne Grove. En 1862, il termine ses études (et un cours de sage-femme) au « Royal London Hospital » avec le « Collège Royal de Chirurgie » (Royal College of Surgeons). En 1865 avec l’aide de Maria, il publie un livre intitulé China's Spiritual Need and Claims (Les besoins spirituels et les droits de la Chine). Dans cet ouvrage, Taylor écrit :

Ce livre est d’une grande aide pour leur ministère puisqu’il suscite chez les lecteurs de la sympathie pour la Chine et même que certains d’entre eux s’enrôlèrent pour partir vers cette contrée lointaine. Le premier à s’embarquer est en 1862.

Il voyage beaucoup à travers les îles Britanniques parlant dans les églises des besoins de la Chine. Sa maison se situant dans le quartier East End à Londres, il travaille à la prison de Newgate. C’est à cette période qu’il devient ami avec Charles Haddon Spurgeon qui est pasteur au « Tabernacle métropolitain ». Il fut un supporteur de Hudson Taylor de sa vie durant. Aussi, les Taylors hébergèrent Thomas John Barnardo comme un candidat potentiel entre 1865-1866.

Leur second enfant, , est né à Londres en 1861 suivi de en 1862, Samuel en 1864 et Jane en 1865 qui malheureusement mourut à la naissance. thumb|right|Hudson Taylor seul pendant la nuit est recherché par un voleur.

Le à Brighton, Taylor se dédia entièrement à Dieu pour la fondation d’une nouvelle société qui se chargerait de l’évangélisation des Chinois se trouvant à l’intérieur des terres et n’ayant pas encore entendu l’Évangile. Il fonda la Mission à l’Intérieur de la Chine avec l’aide de . En moins d’un an, 24 missionnaires furent sélectionnés et (ce qui équivaut à en 2007) furent donnés à la Mission. Au début de l’année 1866, Taylor publia la première édition du bulletin de nouvelles de la MIC, Occasional Paper, qui devint plus tard le China’s Millions.

Le résumé qui suit écrit par Taylor est considéré comme les valeurs centrales de la MIC et qui devint plus tard la description typique d’un organisme missionnaire fondé sur la foi ou « mission de foi » :

Objet. La MIC fut formée sous la pression d’un besoin urgent et d’un désir honnête, contraint par l’amour de Christ et de l’espoir de son retour, d’obéir son commandement qui est prêcher l’Évangile à toute créature. Son but est, avec l’aide de Christ, d’amener les Chinois à la connaissance qui sauve de l’amour de Dieu en Jésus par les moyens de travail itinérant ou travail dans une localité fixe à travers la totalité de l’intérieur de la Chine.

Caractère. La mission est évangélique et embrasse tous membres des principales confessions chrétiennes.

Méthodes. Les méthodes quoique inhabituelles et curieuses ont été adoptées pour le fonctionnement de l’organisation récemment fondée. Il a été déterminé que:

1. Les candidats qualifiés pour le travail missionnaire seront acceptés selon la vérité de leur foi concernant les doctrines fondamentales et cela, sans aucune restriction quant à leur confession.

2. Tous les missionnaires devront dépendre de Dieu pour pouvoir à leurs besoins avec une compréhension claire que la Mission ne peut pas leur garantir aucun salaire et qu’elle ne peut pas aussi contracter des dettes. Certains fonds peuvent être envoyés de temps en temps aux membres de la Mission selon ce qui est reçu. (C'est le principe de la mission de foi, qui permet de multiplier le nombre des missionnaires en un temps record.)

Support. La Mission est entièrement supportée par des dons volontaires offerts par le peuple de Dieu. Les besoins sont exprimés à Dieu en prière. Aucune sollicitation ou collecte de fonds n'est autorisée. Les individus ne doivent pas dépenser au-dessus de leurs moyens contractant ainsi des dettes, ce qui est contradictoire avec le principe de mettre son entière confiance en Dieu, appendix.

En 1865, il fonde la Mission à l'Intérieur de la Chine Mark A. Lamport, Encyclopedia of Christianity in the Global South, Volume 2, Rowman & Littlefield, USA, 2018, p. 148.

Le après 5 ans de travail en Angleterre, Taylor et sa famille partent de nouveau vers la Chine avec leur nouvelle équipe missionnaire le « » à bord du . Un voyage de quatre mois était considéré comme court. Dans la Mer de Chine Méridionale et aussi dans l’Océan Pacifique, le bateau faillit faire naufrage faisant face à deux typhons. Ils arrivèrent sain et sauf à Shanghai le .

thumb|200px|Le Lammermuir Party était formé de 16 missionnaires et des 4 enfants des Taylors.

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