Saint-Étienne-de-Lauzon est l'un des dix quartiers de la ville de Lévis et se retrouve dans l'arrondissement Chutes-de-la-Chaudière-Ouest, il est situé dans la province de Québec, en Chaudières-Appalaches, dans la grande région de Québec. Avant les fusions municipales de 2002, il s'agissait d'une municipalité.

Toponymie De 1862 à 1937, le bureau de poste était nommé Baillargeon en l'honneur de l'abbé Étienne Baillargeon, curé de Saint-Nicolas qui travailla pour la création de la paroisse de Saint-Étienne-de-Lauzon. En 1937, il adopta son nom actuel, Saint-Étienne-de-Lauzon.

Géographie Le quartier de Saint-Étienne-de-Lauzon est scindé en deux par la rivière Beaurivage et est délimité à l'est par la rivière Chaudière..

Au nord du quartier se situe le quartier de Saint-Nicolas, au nord-est le quartier de Saint-Rédempteur, au sud Saint-Lambert-de-Lauzon, au sud-ouest Saint-Gilles, à l'ouest Saint-Agapit et au nord-ouest Saint-Apollinaire.

Faits intéressants quant à la rivière Beaurivage ;

Bien que paisible durant une bonne partie de l'année, elle sort de son lit quasiment tous les printemps à cause de la fonte de la neige, du couvert de glace qui se fragilise et des pluies qui commencent. Pour mieux faire face aux inondations causées par la rivière, on utilise la "grenouille", une rétrocaveuse amphibie. On a longtemps utilisé une pelle mécanique afin de casser la glace ou encore afin de creuser le fond de la rivière pour que l'eau soit moins haute, mais les résultats n'ont jamais été aussi fructueux qu'avec la rétrocaveuse amphibie.

Histoire La seigneurie de Lauzon Afin de comprendre la création du village, l'on se doit de remonter à l'époque de La Seigneurie de Lauzon.

alt=Plan de La Seigneurie de Lauzon|centré|vignette|333x333px|Plan de La Seigneurie de Lauzon Tout commence en 1635, 27 ans après la création de La Ville de Québec. Simon Le Maître acquiert alors le territoire de La Seigneurie de Lauzon. 15 jours après l'acquisition, l'homme vend le territoire à Jean de Lauzon. Il est à noter que les deux hommes ne sont pas en Nouvelle-France lors du marchandisage du territoire.

Dès 1648, des lots sont concédés à Guillaume Couture et François Bissot.

Jean de Lauzon, en 1651, vient en Nouvelle-France avec ses trois fils et donne à son fils Jean La Seigneurie de Lauzon. Il nomme son fils ; Grand Sénéchal de La Nouvelle France. Charles-Joseph, fils de Jean de Lauzon (fils) hérite du territoire et lorsque celui-ci décède, la seigneurie est vendue à Thomas Bertrand.

Seigneur Bertrand, alors en France, traverse l'océan afin de disposer pleinement de ses terres. Il vend les terres, par la suite, à Georges Regnard.

En 1714, le Seigneur Étienne Charest active le commerce de la pêche et le défrichement.

Au même moment, les terres près de La Beaurivage et de La Chaudière voient leurs premiers colons arriver. Ces terres correspondent à celles de Saint-Étienne-de-Lauzon.

Lorsque la Nouvelle-France tombe aux mains des Anglais, le Gouverneur James Murray acquiert le territoire de La Seigneurie de Lauzon. À ce moment, les terres sont occupés par 802 personnes.

Après James Murray, son fils Richard reprend les terres, mais s'en occupe peu. Par la suite, Henri Caldwell reprend les terres et devient Seigneur de Lauzon.

Vers 1780-1790, la partie Ouest de la Seigneurie se colonise ainsi que le village des Grandes Pointes (Longues Pointes?, correspond à la concession Ste-Elisabeth). Ce sont des familles allemandes qui commencent à coloniser Grandes Pointes et St-Gilles.

En 1791, L'Angleterre cède aux demandes des colons ; le territoire fait maintenant partie du comté de Dorchester.

Comme la colonisation va très bien, les habitants de Grandes Pointes demande l'érection d'une chapelle en 1798.

En 1810, John Caldwell hérite du territoire et gère les terres avec succès. Il est élu à plusieurs reprises comme député du comté de Dorchester. John Caldwell fût le et dernier Seigneur de La Seigneurie de Lauzon.

Le , la paroisse de Saint-Étienne-de-Lauzon fut érigée civilement.

En 1862, le bureau de poste fut ouvert sous le nom de Baillargeon. En 1937, il fut renommé en son nom actuel, Saint-Étienne-de-Lauzon.

Économie La seigneurie de Lauzon devient la propriété du Bas Canada lorsque John Caldwell décède entre 1836-1838.

Le comté de Dorchester englobe alors presque toute la seigneurie. Elle se subdivise en trois le . Le territoire est dorénavant divisé en trois comtés : Dorchester, Lévis et Beauce.

C'est seulement en 1658 que la demande d'une nouvelle paroisse se fait. En effet, les habitants travaillent presque tous dans l'agriculture et peu travaille dans les métiers connexes comme la fabrication d'outils. C'est la raison pour laquelle une paroisse est demandée, afin de revitaliser l'économie du village. Cependant, la paroisse ne sera pas érigée tout de suite.

En 1804, à cause du blocus de Napoléon Bonaparte, L'Angleterre a besoin de beaucoup de bois et c'est donc à cette année que débute réellement la coupe de bois dans La Seigneurie ce qui marque la pénétration officielle des terres de la future paroisse.

De nombreux moulins à scies sont construits en 1935 aux abords de la rivière Beaurivage. Il y a les moulins suivants ; P. Lambert, Isaïet Paquet, Moulin Ross, Baptiste Simoneau et Benjamin Dubois.

Vers 1893, un nouveau moulin est installé et emploie environ 18 hommes. Le moulin appartient à Victor Filteau et le bois flotte sur la rivière. Le moulin déménage à Charny.

En 1914, la Compagnie Beaurivage Lumber fait installé un monte-charge pour le commerce de la pulpe de bois.

Les terres de Saint-Étienne ont une riche couche de marne ce qui procure d'abondantes récoltes pour ceux et celles qui les cultivent. Jusqu'aux 1860, le blé et le sarrazin sont surtout cultivés, mais les agriculteurs de Saint-Étienne sont détronés par la concurrence des États-Unis et de l'Ouest Canadien. Ils se tournent alors vers la culture des céréales comme l'avoine et des légumes comme la patate. L'industrie laitière arrive sur le village et on envoie le lait aux beurreuries de Saint-Agapit et de Saint-Nicolas puis l'on en ouvre une au village.

Les productions du village sont vendus aux marchés de Québec et de Lévis.

En 1879, les premiers permis de vente d'alcool sont émis à Saint-Étienne. L'un est émis à Édouard Fontaine pour la station de train de La Chaudière et l'autre à Charles Tonkin pour la station de train de Craig's Road.

Le pont qui relie les deux rives de Saint-Étienne est construit en 1917 permet la revalorisation des régions rurales et de l'agriculture.

Saint-Étienne-de-Lauzon commence à devenir une banlieue de Québec vers les années 1960. De plus, la construction de grandes routes comme l'autoroute 20 et la dominance de la voiture sur le train cause la perte du secteur secondaire à Saint-Étienne et bientôt il ne reste presque que le secteur tertiaire.

Service d'incendie Le quartier est actuellement desservi par la caserne 4 de la sécurité incendie de la ville de Lévis. La caserne est située au Place 1 Chamberland.

Autrefois, Saint-Étienne était desservi par les casernes des municipalités de Saint-Agapit et de Saint-Rédempteur.

Le premier poste de pompiers fût terminé de construire en 1965 et le seul camion entrait en opération en mars de cette année. Le poste avait alors coûté et le camion . À ce moment, il n'y a que des pompiers volontaires au poste.

Maison des aînés et alternative de Lévis à St-Étienne-de-Lauzon (MDAA de Lévis) Situer sur l'Avenue Albert Rousseau la MDAA de Lévis comprend 120 places, divisées comme suit: 96 places pour aînés et 24 autres places pour adultes ayant des besoins spécifiques. Trois repas et une collation y sont servis tous les jours. Inaugurer le , celle-ci a accueil ses premiers résidents et résidentes partir du de la même année.

Démographie

Économie actuelle L'économie de Saint-Étienne se concentre surtout sur les commerces de vente aux détails, secteur tertiaire. Autrefois très agricole, le village se composait surtout de fermiers. Les terres agricoles furent peu à peu remplacées par des maisons unifamiliales de style bungalow. En 2016, la maison unifamiliale représentait 71% des ménages du quartier. Toutefois, quelques fermes ont subsisté surtout autour du chemin Sainte-Anne.

La majorité des commerces de Saint-Étienne tournent autour de la restauration, coiffure, des soins de santé et l'alimentation.

L'Éducation Le quartier Saint-Étienne-de-Lauzon abrite trois écoles : Plein-Soleil, La Chanterelle ainsi que La Clé-du-Boisé. Les deux premières sont de niveau primaire alors que la dernière enseigne aux deux niveaux soit primaire ( et année) et secondaire ( et ). Ces trois écoles faisaient partie de la Commission scolaire des Navigateurs (CSDN).. Cependant, à la suite des changements apportés par la loi 40, elles font, maintenant, partie du Centre de services scolaires des Navigateurs (CSSDN)..

L'éducation passée à Saint-Étienne-de-Lauzon

1. La commission scolaire de Saint-Étienne-de-Lauzon Bien avant le Centre de services scolaires des Navigateurs (CSSDN), il exista d'autres commissions scolaires et d'autres écoles dans la région de Saint-Étienne.

En 1861, la première commission scolaire était la Commission scolaire de Saint-Étienne-de-Lauzon. Sa première assemblée fut le et lors de sa deuxième assemblée, on prit la décision de créer quatre arrondissements à Saint-Étienne. On note aussi que l'année de création de la commission coïncide avec l'année de création de la paroisse de Saint-Étienne.

De plus, à l'époque on ne parlait pas du Ministère de l'Éducation, mais du Département de l'Instruction Publique.

À cette époque existait, donc cinq écoles dans la région ;

1.1 Craig's Road #1 Cette école était située dans une maison près de l'ancienne station du chemin de fer Craig's Road. Aujourd'hui, elle aurait été située sur la 116 (route des Rivières en direction de St-Gilles et St-Agapit). Cette école fonctionna jusqu'en 1954 et à partir de cette année on utilisa la nouvelle école qui respectait plus les normes de l'époque. Cette dernière fut utilisée jusqu'en 1963.

1.2 Village ; École de L'église ou Petite École du Village #2 Cette école était située tout juste en face de l'église près du salon funéraire sur l'actuelle 116. Elle fut déménagée lors de sa vente. Jusqu'en 1943, tous les élèvent qui fréquentaient cette école allaient sur ces lieux. Cependant, après 1943, elle devint trop petite et on loua un local durant plusieurs années pour les 1ères, 2e et 3e chez M. Maurice Roy. Les autres années jusqu'en 7e allaient toujours à l'école et non au local.

1.3 Saint-Denis ; Le Bas Saint-Denis ou Le Bas de La Paroisse #3 L'école était située sur le terrain de M. James Doyle, près de Saint-Rédempteur et du Moulin des Arts d'Albert-Rousseau. Comme il n'y avait presque pas d'enfants près de l'école, elle fut presque toujours fermée.

1.4 Saint-André ; Le haut Saint-Denis, concession Saint-André ou Le Sault #4 Cette école était plus vaste que les autres et fut située près de la rivière Chaudière.

1.5 #5 Sainte-Anne ; École du Sud de la Rivière ou École du su Cette école était située de l'autre côté de la rivière Beaurivage sur le chemin Sainte-Anne.

2. Un couvent à Saint-Étienne-de-Lauzon En 1950, le couvent qui vient d'être construit au village ouvre ses portes au religieuses qui veilleront à l'éducation des jeunes écoliers. À ce moment, toutes les petites écoles de Saint-Étienne avaient été fermées.

Attraits touristiques vignette|L'aréna Centre Bruno-Verret en décembre 2020

1. L'aréna On retrouve l'aréna Centre Bruno-Verret. qui a été agrandie au fil des années. Elle abrite, maintenant, une patinoire de taille standard ainsi qu'une de taille olympique. Juste en face de l'aréna, se situe le local du groupe scout..

2. Les parcs On retrouve de nombreux parcs au sein du quartier : des Grandes-Pointes, Ludger-Bastien, des Aînés, Jean-de-Lauzon, Gilles-Rageot, Martin et L'Art-de-Vivre.