Goris (en ), est une ville située au sud-est de l'Arménie, dans la région du Syunik.
Géographie Situation La ville est située près de la frontière de l'Azerbaïdjan, et sur la route menant à l'Iran, à d'Erevan et à de Kapan, la capitale régionale.. Située à une trentaine de kilomètres de la frontière avec le Haut-KarabaghDominique Auzias et Jean-Paul Labourdette, Arménie, Petit Futé, 2009 , 264., la ville est traversée par la route M2 en direction d'Erevan au nord et de Kapan et de l'Iran au sud. La route M12 prend naissance au nord de la ville et mène à Chouchi et Stepanakert au Haut-Karabagh.
Topographie Goris est construite dans une cuvette au pied de collines et de montagnes verdoyantes. Son site très encaissé est dominé par des cheminées de fée (hautes de 10 à Sèda Mavian, Arménie, coll. « Guides Évasion », Hachette, Paris, 2006 , 200.) qui se sont créées sous l'action de l'érosion dans les tufs volcaniques. L'altitude y varie entre et .
Hydrographie La ville est située de part et d'autre de la Goris, un affluent du VorotanSèda Mavian, op. cit., 199..
Climat Le climat de Goris est de type continental.
Territoire La communauté couvre , dont : de terrains agricoles ; de terrains industriels ; alloués aux infrastructures énergétiques, de transport, de communication, etc. ; d'aires protégées ; de forêts ; d'eau.
Histoire Initialement fondée sur la rive gauche de la rivière locale et en partie constituée de bâtiments troglodytes, Goris est située sur la route médiévale du sel reliant le Nakhitchevan et le Zanguezour à l'Artsakh et à l'Asie centrale. Après 1870, elle se développe sur la rive droite et devient la quatrième ville d'Arménie orientale. Elle est par ailleurs le chef-lieu de l'ouiezd de Zanguezour, dans le gouvernement d'Elizavetpol Robert H. Hewsen, Armenia: A historical Atlas, The University of Chicago Press, Chicago et Londres, 2001 , 219.. La ville est ensuite un centre de la résistance à la soviétisation, menée par Garéguine Njdeh, jusqu'au . À partir des années 1950, la ville se développe sans trop changer de plan urbanistique.
Ville de garnison, Goris s'est développée à l'époque soviétique, mais a conservé dans son centre des immeubles du avec leurs balcons de bois caractéristiques. Elle devient par ailleurs à la même époque le centre du raion du même nom au sein de la République socialiste soviétique d'Arménie Robert H. Hewsen, op. cit., 249..
Elle garde un rôle militaire important en raison de la proximité du Haut-Karabagh, même si elle a aussi souffert de destructions lors de la guerre ayant opposé l'Arménie à l'Azerbaïdjan à propos de ce territoire. En , la ville a accueilli les réfugiés venant du Haut Karabagh.
Politique et administration La ville est dirigée par un maire (ou plus correctement le chef de la communauté) et un conseil de quinze membres élus pour quatre ans.
Économie L'économie de la ville repose principalement sur l'industrie (production d'électricité, aliments, textiles, aluminium, métaux, bois, etc.) ArmStat, Marzes of the Republic of Armenia in figures, ..
Transports La ville est dotée d'un aéroport, autrefois en liaison avec l'aéroport Erebouni d'Erevan.. Elle est traversée par la route magistrale 2 et par la route magistrale 12.
Démographie En 2001, la population s'élevait officiellement à habitants ArmStat, RA 2001 Population and Housing Census Results, ., mais des années d'émigration, principalement dans les années 1990, font penser qu'elle doit à peine dépasser les Nariné Avedyan, « Գորիսում մի մարդ հազիվ մնացած լինի » (Il reste à peine personnes à Goris) dans Jamanak, 13 juin 2006 .. Elle compte toutefois officiellement habitants en 2011.
Religion Goris est le siège du diocèse apostolique arménien du Syunik..
Tourisme La ville possède deux musées : le musée local ; le musée Aksel Bakounts.
Jumelages
Personnalités nées à Goris
Notes et références
Voir aussi
Articles connexes Garéguine Njdeh
Liens externes
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