Cette page concerne l'année 1871 du calendrier grégorien en France.

Événements

Janvier upright|vignette|gauche| : bataille de Bapaume. : succès de l'armée du Nord à Bapaume. Le général Faidherbe n'exploite pas sa victoire. : début du bombardement des quartiers sud de Paris par l'artillerie allemande.

victoire française de l'armée de l'Est à la bataille de Villersexel. capitulation de Péronne. 11- : défaite de la deuxième Armée de la Loire au Mans. 15- : échec à Héricourt de l'armée de l'Est (Général Bourbaki) qui doit se réfugier en Suisse. : apparition de la Vierge à Pontmain, en Mayenne. : le roi de Prusse Guillaume est proclamé empereur allemand dans la galerie des Glaces du château de Versailles.

défaite de l'armée du Nord (Faidherbe) à Saint-Quentin. échec sanglant d'une tentative de sortie de l'armée de Paris à la bataille de Buzenval. Le général Trochu démissionne le . 21 - : résistance de Garibaldi à la troisième bataille de Dijon. vignette|gauche|upright|L'Hôtel de Ville de Paris le 22 janvier. : soulèvement à Paris contre le Gouvernement de la Défense nationale. Le maire-adjoint Gustave Chaudey ordonne de tirer sur la fouleProsper-Olivier Lissagaray, op. cit, .. : début du bombardement des quartiers nord de Paris par l'artillerie allemande. : chute de Paris, après un long siège (18 septembre 1870-28 janvier 1871). Signature de la convention d'armistice entre le comte de Bismarck, chancelier de la Confédération germanique et Jules Favre, ministre des affaires étrangères du gouvernement de la Défense nationale.

Février vignette|Soldats de l'armée de l'Est internés à Walenstadt en 1871 : retraite de l'armée de l'Est en Suisse dite retraite de Bourbaki. : apprenant la capitulation de Paris, Léon Gambetta démissionne de son poste de ministre de l'Intérieur du Gouvernement de la Défense nationale réfugié à Bordeaux. : élections d'une Assemblée nationale. Succès des conservateurs à majorité monarchiste, issus de la province, qui désirent la paix et s’opposent aux élus parisiens à majorité républicaine. vignette|L'assemblée nationale à Bordeaux. : l'assemblée nationale se réunit à Bordeaux, Paris étant assiégé par les Allemands. : le colonel Denfert-Rochereau, commandant de la place de Belfort, reçoit l'ordre d'évacuer la place. Les troupes françaises évacuent la ville le avec armes et bagages.

Adolphe Thiers est élu par l'Assemblée de Bordeaux chef du pouvoir exécutif de la République française (poste différent de celui de Président de la République). protestation des députés de l'Alsace-Lorraine contre son annexion à l'Allemagne lue à l'Assemblée de Bordeaux. : gouvernement Dufaure. : fondation du journal Le Cri du peuple ; Jules Vallès en est le rédacteur en chef. Il parait jusqu'au puis est relancé en 1883. : des bataillons de la garde nationale de Paris défilent place de la Bastille en commémoration de la révolution de février, pour la poursuite de la guerre et contre le désarmement de Paris. Les manifestations se prolongent les jours suivant. Le 26, dans la soirée, un agent de police , le sous-brigadier Bernardin Vincenzini, meurt noyé après avoir été jeté par la foule dans la Seine. : signature à Versailles des préliminaires de paix entre la France et l’Allemagne.

Mars : ratification du traité préliminaire de paix par l'Assemblée nationale réunie à Bordeaux par 546 voix contre 107. Deuxième protestation de Bordeaux pour tenter d'empêcher la ratification des préliminaires de paix et décès du maire de Strasbourg Émile Küss, terrassé par une crise cardiaque après l'abandon de l'Alsace. - : les troupes prussiennes occupent symboliquement les quartiers ouest de Paris et défilent sur les Champs-Élysées.

le général d'Aurelle de Paladines est nommé par Thiers commandant en chef de la Garde nationale. les délégués des bataillons de la Garde nationale réunis à Tivoli-Vauxhall adoptent les statuts de leur organisation. : le gouvernement abroge le moratoire sur les biens déposés au Mont-de-piété. : le suffrage universel masculin est accordé à deux communes « françaises » du Sénégal : Saint-Louis et Gorée (plus tard Dakar et Rufisque). Leurs députés siègeront à l’Assemblée nationale. : pacte de Bordeaux entre les différentes parties du gouvernement, suspendant toute décision sur la nature du régime. L'Assemblée nationale décide de transférer son siège à Versailles et non à Paris. Abrogation du moratoire sur les loyers et les effets de commerce. Suppression par l’Assemblée nationale de la solde des gardes nationaux. 10- : constitution du Comité central de la Garde nationale. : un décret du général Vinoy commandant en chef de l'armée de Paris suspend six journaux républicains. : Thiers revient avec son gouvernement à Paris. : début de la révolte des Mokrani, la plus importante insurrection depuis la conquête de l'Algérie, menée par le cheikh Mohamed Amekran et le Cheikh Aheddad, chef de la confrérie des Rahmaniya, en Kabylie. : arrestation du socialiste révolutionnaire Louis Auguste Blanqui, emprisonné à Cahors. : insurrection de la population parisienne. Début des deux mois d’insurrection de la Commune de Paris en réaction à la défaite française de la guerre franco-prussienne de 1870. Échec de la tentative des troupes gouvernementales de s'emparer des canons de Montmartre. Dans la nuit du 17 au , Thiers décide de désarmer Paris (227 canons de la garde nationale à Montmartre et à Belleville). Le de ligne, chargé de prendre les canons de Montmartre, est encerclé par la garde nationale et la foule, avec laquelle la troupe commence à fraterniser. Les officiers sont désarmés. Les généraux Lecomte et Clément-Thomas sont arrêtés et fusillés à la mairie du arrondissement, malgré l’intervention du maire Georges Clemenceau et d’officiers communards. Thiers part avec le gouvernement à Versailles afin de ne pas se trouver prisonnier des insurgés. Il refuse de négocier, posant comme préalable le désarmement de la garde nationale. Un gouvernement populaire, le Comité central de la garde nationale est constitué. : proclamation de la Fédération de la Garde nationale. Le Comité central de la Garde nationale annonce des élections communales. 19- : échec des négociations entre les maires d'arrondissement et députés de Paris, rassemblés à la Mairie du arrondissement et le Comité central de la Garde nationale, installé à l'Hôtel de Ville, pour éviter la guerre civile. : la garde nationale disperse la manifestation des « Amis de l'ordre » place Vendôme ; il y a une dizaine de mortsMichelle Perrot, op. cit, .. 22- : proclamation de la commune de Lyon. - : commune de Marseille dirigée par l'avocat des pauvres, Gaston Crémieux. : loi portant création de bataillons volontaires destiné à combattre l'insurrection de la Commune de Paris. : proclamation de la Commune de Narbonne. 24- : proclamation de la commune de Saint-Étienne. Le préfet Henri de L'Espée est tué lors d'une fusillade le .

proclamation de la commune du Creusot. élections de la Commune de Paris. Les Parisiens élisent un conseil communal de 90 membres qui prend le nom de Commune de Paris (majorité jacobine et blanquiste, minorité de révolutionnaires indépendants favorable à une fédération des Communes de France) : Rochefort, Delescluze, Pyat, Gambon, Blanqui, Ferré, Rigault, Clément, Courbet, Vallès, etc. : les troupes allemandes entrent à Bitche. : proclamation de la Commune de Paris à l'hôtel de ville. Lors de son entrée à l’Hôtel-de-Ville, le conseil municipal reçoit ses pouvoirs du Comité central. Le mouvement est suivi dans certaines grandes villes de province (Lyon, Marseille, Narbonne, Toulouse, Saint-Étienne) sans gagner les campagnes.

Mort d'épuisement et de désespoir du maire de Metz Félix Maréchal. la Commune affirme son identité révolutionnaire par l'adoption d'un manifeste érigeant en principe « la Révolution victorieuse ». Elle nomme dix commissions, abolit la conscription et les armées permanentes, remplacées par la seule Garde nationale, remet les trois derniers termes de loyers et suspend les ventes des objets déposés au Mont-de-piété. l’amiral de Gueydon devient gouverneur général civil de l’Algérie (fin en 1873).

Avril

bataille de Courbevoie. Premier combat des insurgés ( à ) contre les troupes régulières de Versailles ( sous les ordres de Mac-Mahon).

décret de la Commune sur la séparation de l'Église et de l'État ; suppression du budget des cultes, confiscation des biens de maimorte. victoire des Versaillais à la bataille de Meudon et à la bataille de Rueil. : insurrection à Limoges ; la foule empêche un régiment de ligne de se rendre à de Versailles par le train et désarme les soldats. La garde nationale et quelques conseillers municipaux proclament la Commune, malgré l'opposition du maire radical Casimir Ranson. La préfecture est envahie et une compagnie de garde nationaux occupe la gare pour arrêter les trains de troupes. Un détachement de cuirassiers intervient et son colonel, Billet, se fait tuer. Les gardes nationaux abandonnent la préfecture pendant la nuit, la gare le lendemain. Les arrestations commencent. La Société populaire et le Conseil municipal sont dissouts. Nuit du 4 au : fin de la commune de Marseille, sabrée par le général Henri Espivent de La Villesboisnet.

manifeste de la Ligue d'union républicaine des droits de Paris pour tenter une conciliation entre la Commune et le gouvernement versaillais. début du bombardement de Paris et de ses environs par les troupes versaillaises.

décret des otages pris par la Commune à la suite des exécutions sans jugement de Flourens et Duval. Mac Mahon est nommé commandant en chef de l'armée versaillaise ; elle commence ses opérations le . : création de l'Union des femmes pour la défense de Paris et les soins aux blessés par Nathalie Lemel et Élisabeth Dmitrieff. : arrêté de la Commune suspendant toutes poursuites pour échéances. : décret sur la réquisition par les chambres syndicales ouvrières des ateliers abandonnés qui doivent être à terme confiés à des coopératives ouvrières en échange d'indemnités à leurs propriétaires. : moratoire de la Commune sur les échéances commerciales. Il prévoit un délai de remboursement de trois ans, sans intérêts, à partir du . : la Commune expose son programme et ses principes en publiant la « Déclaration au peuple français ». : les logements abandonnés sont réquisitionnés par la Commune pour les victimes des bombardements.

les batteries versaillaises ouvrent le feu sur les forts de Vanves et d'Issy. une suspension d'armes de quelques heures est convenue pour permettre à la population de Neuilly de rentrer dans Paris : décret de la Commune interdisant les amendes et retenues opérées par prélèvement sur les salaires ; le travail de nuit est interdit dans les boulangeries ; une commission d'organisation de l'enseignement est instituée pour organiser à Paris l'enseignement laïc, primaire et professionnel. : adresse de la Commune au peuple des campagnes. : démission de Gustave Cluseret, délégué de la Commune à la Guerre, remplacé par Louis Rossel. et : élections municipales.

Mai , Paris : création d’un Comité de salut public par les jacobins et les blanquistes, qui rencontre l’opposition des proudhoniens. : les Versaillais prennent le fort d'Issy.

par le traité de Francfort qui met fin à la guerre franco-prussienne de 1870, l’Allemagne annexe l’Alsace et une partie de la Lorraine (l’actuel département de la Moselle). Cette perte va être vécue par la France comme un profond traumatisme. De plus, la France doit verser cinq milliards de francs-or d'indemnités (4,9 sont récoltés par une souscription nationale ouverte le ). À la suite de ce traité, environ Alsaciens et Lorrains, refusant de devenir allemands quittent les provinces perdues et s'installent sur le territoire français. démission de Louis Rossel, délégué de la Commune à la Guerre, remplacé par Charles Delescluze.