vignette|Hocheur blanc nez du Bénin.Cercopithecus petaurista.Planche de La Ménagerie du Muséum par Simon-Charles Miger. Simon-Charles Miger, né le à Nemours et mort le à Paris, est un graveur français, connu surtout pour les planches qu'il réalisa à partir des aquarelles sur vélin de Nicolas Maréchal (1753-1803) pour La Ménagerie du Muséum national d'histoire naturelle (1801), œuvre de Lacépède, Geoffroy Saint-Hilaire et Cuvier.
Biographie Fils d’un tanneur qui l'envoie faire ses études à Paris dans une pension de la rue Copeau., il végète dans des emplois de professeur, de précepteur et de secrétaire avant de se découvrir une passion pour la gravure. Il entre en apprentissage chez Charles Nicolas Cochin, qui l'emploie comme commis, et fréquente l'atelier de Johann Georg Wille. Devenu portraitiste, il s'éprend de la fille d’un luthier, qu'il abreuve de poèmes pendant quatre ans jusqu'à ce que sa situation lui permette enfin de l'épouser. En 1778, il est agréé par l'Académie royale de peinture et de sculpture, où il est admis en tant que membre en 1781. Lors de la Révolution, il plaide aux côtés de Moreau le jeune et d'Adélaïde Labille-Guiard pour la rénovation des statuts de cette institution où règnent les abus de toute nature : « Les lois de l'État, déclare-t-il, sont consenties par tout le peuple français, celles de l'Académie doivent l'être par tout le peuple académicienCité par Roger Portalis et Henri Beraldi, Les Graveurs du dix-huitième siècle, vol. III, 1881, 95.. » Mais ces projets de réforme sont rendus caducs par l'abolition des Académies, décrétée par la Convention en 1795. Vers 1800, Miger est chargé par Lacépède de graver les planches de son ouvrage sur la ménagerie du Muséum national d'histoire naturelle. Miger effectue cette commande importante d'après les aquarelles de Nicolas Maréchal. Il continue ensuite à manier le burin et à composer des vers jusqu’à l’âge de près de 90 ans.
Malgré les éloges des savants, qui surent apprécier ses talents, et malgré un catalogue comportant près de 300 articles, son œuvre de graveur n'a guère séduit les amateurs d'estampes :
Il est inhumé au cimetière d'Auteuil à Paris.
Œuvre La ménagerie
Les portraits
Collections publiques États-Unis Metropolitan Museum of Art, New York, Le billet doux, gravure d'après François BoucherMetropolitan Museum of Art, Simon Charles Miger dans les collections.. France Cabinet des estampes de la Bibliothèque nationale de France, Paris.
Notes et références
Annexes Bibliographie . Bernard-Germain-Étienne de Lacépède, Georges Cuvier, Étienne Geoffroy Saint-Hilaire, La Ménagerie du Muséum national d'histoire naturelle, ou Description et histoire des animaux qui y vivent et qui y ont vécu (2 volumes, 1804). Réédition : Artis Library Committee, Amsterdam, 1981 . Roger Portalis et Henri Béraldi, Les Graveurs du dix-huitième siècle, , Damascène Morgand et Charles Fatout, Paris, 1882 . Emmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, , Gründ, 1999. Tableau par Marie-Gabrielle Capet, cf. Christophe Marcheteau de Quincy, catalogue des œuvres exposées, catalogue exposition Caen, musée des Beaux-arts, Marie-Gabrielle Capet, 2014, n° 32.
Liens externes
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