Julius Ritter, né le à Ahlstädt et mort assassiné le à ParisActe de décès (avec date et lieu de naissance) à Paris , n° 3276, vue 19/31., est un colonel SS (Standartenführer) qui supervisait en France le Service du travail obligatoire (STO), qui envoyait des dizaines de milliers de travailleurs français en Allemagne pour y soutenir l'industrie nazie. Son chef à Berlin était Fritz Sauckel qui fut condamné à mort au procès de Nuremberg. Julius Ritter a été la cible d'une action meurtrière commise par des membres du mouvement Francs-tireurs et partisans - Main-d'œuvre immigrée le à Paris.
Biographie Julius Ritter adhère au parti nazi (NSDAP) et à la SS en 1931 NSDAP-Mitgliedsnummer , Beitritt am 1. November 1931. SS-Mitgliedsnummer , Beitritt am 1. Dezember 1931.. En 1932, il devient docteur en droit, spécialisé en droit du travail, à l'Université d'Iéna.
Pendant l'occupation de la France par l'Allemagne, Julius Ritter, placé sous les ordres de Fritz Sauckel, est responsable du Service du travail obligatoire.. Cela attira l'attention de la MOI, qui envoya Friederike Weizenbaum, une résistante membre du Travail allemand, branche germanophone de la MOI, pour obtenir sur Ritter des informations qui aideront les FTP-MOI à l'assassiner.
Le , vers , une équipe des FTP-MOI, composée de Marcel Rajman, Leo Kneler, Spartaco Fontanot et Celestino Alfonso, abat l'officier SS devant son domicile du 18 rue Pétrarque dans le de Paris.
Au moment où celui-ci monte dans sa voiture, Celestino Alfonso tire plusieurs coups de feu qui sont amortis par la vitre. Essayant de se dégager du côté opposé, Ritter se trouve en face de Marcel Rajman, qui l'achève de trois balles.
Les coups fatals sont portés par le pistolet donné par Hans Heisel, Allemand du ministère de la Marine passé à la Résistance via l'organisation du Travail allemand.
Dans Paris-Soir du , la dénonciation en première page de cet et les funérailles officielles en l'église de la Madeleine donnent plus d'éclat encore à l'opération. On y parle aussi de . Le corps de la victime avait été placé dans une chapelle ardente à l'intérieur du musée de l'Orangerie. De chaque côté du cercueil, trois officiers allemands montaient la garde (photo Paris-Soir). L'événement eut un grand impact à Berlin et Heinrich Himmler ordonna à son représentant en France, Carl Oberg, de réprimer les « terroristes ». Les fusillades d'otages, qui avaient cessé depuis l'automne 1942, reprirent. Pour cet attentat, cinquante otages du camp de prisonniers du fort de Romainville ont été sélectionnés et fusillés le au Mont Valérien.., dont six résistants du Limousin : Armand Dutreix Armand Henri Dutreix sur Le Maitron, du mouvement « Libération-Sud », François Perrin François Pierre Raymond Perrin sur Le Maitron, Maurice Schmitt Maurice Schmitt sur Le Maitron, du mouvement « Francs-Tireurs », Georges Leblanc Georges Leblanc sur Le Maitron commandant « l’Armée secrète » pour Limoges, André Boissière Marcel André Julien Boissière sur Le Maitron et Martial Brigouleix Martial Marcel Brigouleix sur Le Maitron originaire de Tulle, ainsi que quatorze membres du réseau Alliance..
Notes et références
Voir aussi Bibliographie
; en particulier le chapitre propos recueillis en 2009
Articles connexes Celestino Alfonso Missak Manouchian Marcel Rayman Leo Kneler Affiche rouge L'Armée du crime
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