Paul Pau, né le à Montélimar (Drôme) et mort le à Paris, est un général français, grand-croix de la Légion d'honneur et médaillé militaire.

Biographie Famille Paul Marie César Gérald Pau est né à Montélimar le , de Vital Esprit Césaires Pau, capitaine au régiment d'infanterie et Louise Pétronille Eyma Alléaume.

Il épouse le Base Léonore Marie Henriette de Guntz, inspectrice des hôpitaux militaires, avec qui il a deux enfants : Roland et Marie-Edmée.

Formation Il étudie au Prytanée national militaire puis à la corniche Drouot du lycée de Nancy. En 1867, il intègre la promotion Mentana de Saint-Cyr. Classé sur 259, il sort de l'école en 1869 dans l'infanterieHistorique de la de l’École impériale spéciale militaire de Saint-Cyr (1867-1869), Jean Boy 2011.

Guerre de 1870 Sous-lieutenant le au régiment d'infanterie, il est blessé à la cuisse gauche le et mutilé le même jour à la bataille de Frœschwiller, la main droite emportée. Malgré sa blessure, il sert pendant cette guerre, dans les armées de province et est nommé lieutenant le puis capitaine le , à moins de vingt-deux ans. Il termine le conflit au régiment d'infanterie de marche.

Commune de Paris Affecté au régiment d'infanterie, le capitaine Pau participe à la campagne contre la Commune de Paris du au . Peu après, il est fait chevalier de la Légion d'honneur le .

Officier dans l'infanterie Il est maintenu capitaine à la date de sa nomination par la commission de révision des grades du . Transféré au régiment d'infanterie le , il y fait fonction de capitaine adjudant-major à partir du . Le major Pau passe au régiment d'infanterie le .

Il est nommé chef de bataillon le . Il devient commandant du bataillon de chasseurs à pied le .

Il fait campagne en Algérie du au .

Le , une chute de cheval en service commandé le blesse au pied droit.

Il est nommé lieutenant-colonel au régiment d'infanterie le , puis colonel au régiment d'infanterie le . Le colonel Pau prend le commandement du régiment d'infanterie le .

Il est nommé général de brigade le .

Commandant de corps d'armée En 1903, il est nommé général de division et de 1906 à 1909, il commande le puis le d'armée.

Conseil supérieur de la guerre

Il est membre du Conseil supérieur de la guerre de 1909 à 1913 , Ministère de la Défense, Service Historique de la Défense.

En 1911, il refuse de devenir chef d'état-major, en partie à cause de son âge mais surtout parce qu'on lui refuse le droit de nommer les généraux sans contrôle du gouvernement. Il passe au cadre de réserve en 1913.

Cette année-là, il est chargé de l'enquête sur la vague de rébellion dans les casernes contre la loi des trois ans. Très rapidement, il en attribue la responsabilité à la propagande antimilitariste. Il s'ensuit une vague de répression contre la Confédération générale du travail (CGT) et les anarchistes.

Il est promu grand-croix de la Légion d'honneur le , avant de recevoir la médaille militaire le de la même année.

Première Guerre mondiale

Lorsque la Première Guerre mondiale éclate en 1914, le général Joffre, commandant en chef des troupes françaises, sort le général Pau de sa retraite pour lui confier l'armée d'Alsace qui doit participer aux offensives prévues par le Plan XVII, pour récupérer l'Alsace-Lorraine. Malgré ses succès en Alsace, Pau doit battre en retraite à cause des défaites de Lorraine à Morhange et à Sarrebourg. Quand Joffre comprend que les chances d'une victoire rapide en Alsace se sont envolées et que la France est à présent menacée par une défaite rapide, l'armée commandée par Pau est dissoute et ses hommes envoyés au nord avec la Armée pour participer à la première bataille de la Marne.

Il est ensuite temporairement conseiller militaire auprès du roi des Belges à Anvers. Du 5 au , il assiste aux réunions du conseil militaire présidé par le roi notamment quand ce dernier décide d'abandonner la position fortifiée d'Anvers pour rejoindre les forces alliées dans les Flandres. Lors d'une séance du conseil militaire du à Ostende, sur la suggestion des généraux Pau et Rawlinson, le roi Albert Ier accepte le principe de retraiter pour reformer l'armée belge dans la région Sud-Ouest de Calais et Saint-Omer. Dès le lendemain, compte tenu de l'évolution favorable de la situation stratégique, le général Joffre intervient pour demander au roi d'arrêter la retraite belge pour s'agréger au front allié. Le , le général Pau est remplacé auprès du roi Albert Ier par le lieutenant-colonel Brécard. De février à , le général Pau effectue une mission dans les Balkans puis en Russie. En , il prend le commandement de la mission militaire française auprès du grand quartier général russe. Il est remplacé par le général Maurice Janin le .

La guerre n'est pas encore terminée quand le général Pau est envoyé en Australie. Il est absent plus d'un an, du au . La patriote française installée en Australie, Augustine Soubeiran revient avec la mission diplomatique du général Pau pour faire part aux Australiens des « remerciements sincères et déchirants de mon peuple ». À son retour en France, il est cité par le ministre de la Guerre à l'ordre de l'armée française, comme ().

Après le conflit vignette|Visite du général français Paul Pau à Québec, mars 1919. En compagnie du colonel D'André de la mission française et du brigadier général Joseph Philippe Landry. Il est président de la Société de Secours aux blessés militaires (SSBM), la plus ancienne des trois branches de la Croix-Rouge française, et à ce titre président du Comité central de cette dernière association Qui êtes-vous?: Annuaire des contemporains ; notices biographiques, Volume 3 C. Delagrave, 1924, de 1918 à 1932. Il préside aussi l'Union fraternelle des blessés de guerre, fondée en 1916 avec Pierre Bouloumié.

Le , il est invité à l'Assemblée législative du Québec. À la suite d'un discours de Joseph-Édouard Perrault en son honneur, le général Pau se rend au pupitre de Perrault, lui serre la main et prononce quelques mots, en violation des règles de la Chambre selon L'Événement. Ces quelques paroles ont été inscrites dans le journal de l'Assemblée..

En , il est nommé membre du comité directeur de la Ligue des patriotes présidée par Maurice BarrèsLa Presse, 28 mai 1920, ..

Il meurt à Paris le et est inhumé dans le « caveau des gouverneurs » de l'Hôtel des Invalides.

Écrits

Les relations économiques de la France et de la Nouvelle-Zélande : mission française (), Paris, Lahure, 1919, 98 p.

Distinctions vignette|Paul Pau, 1920, Légion d'Honneur et médaille militaire, autochrome d'Auguste Léon.

() () () () () ()

avec palme

sans_cadre|50x50px Chevalier de l'ordre impérial et militaire de Saint-Georges (Russie). 50px médaille commémorative 1914-1918 médaille interalliée dite de la Victoire ; médaille d'honneur de la Croix-Rouge française ; Ordre militaire de Virtuti MilitariDekret Wodza Naczelnego L. 2956 z 1921 r. (Dziennik Personalny z 1922 r. Nr 1, s. 11).

Hommages Une rue de la ville de Montréal porte son nom « Paul-Pau ». Une rue du Général Pau existe dans sa ville natale de Montélimar et à Ingersheim dans le Haut-Rhin.

Références

Bibliographie

Liens externes

Base Léonore

Catégorie:Naissance en novembre 1848 Catégorie:Naissance à Montbéliard Catégorie:Grand-croix de la Légion d'honneur Catégorie:Récipiendaire de la médaille militaire en tant qu'officier général français Catégorie:Général français du XXe siècle Catégorie:Chef militaire de la Première Guerre mondiale Catégorie:Membre de la Ligue des patriotes Catégorie:Membre du Conseil supérieur de la guerre Catégorie:Militaire français de la Première Guerre mondiale Catégorie:Personnalité de la Croix-Rouge Catégorie:Personnalité inhumée dans le caveau des gouverneurs Catégorie:Récipiendaire de la Virtuti Militari Catégorie:Titulaire de la croix de guerre 1914-1918 Catégorie:Titulaire de la médaille commémorative interalliée (1914-1918) Catégorie:Élève du lycée Henri-Poincaré Catégorie:Élève de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr Catégorie:Décès en janvier 1932 Catégorie:Décès dans le 16e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 83 ans Catégorie:Militaire français de la guerre franco-allemande de 1870