Le de transmissions est une unité de l'armée de terre française qui fut basée à Achern, Neustadt an der Weinstraße, Rastatt et Laval. Il fut créé le . Il a fait partie de la BTAC. L'annonce de sa dissolution eut lieu le . Sa dissolution effective eut lieu le .

Création et différentes dénominations : création du régiment de transmissions à Steinbach, à partir de : la compagnie de construction 806/1 ; la compagnie 806/3 ; la compagnie d’exploitation 807/1 ; la compagnie d’écoutes radio 808 ; la compagnie de télégraphie militaire 809 ; la compagnie de transmissions 810, unité de parc et de soutien ; le bataillon 826 de constructions de lignes ; le bataillon 827/1, d’exploitation des transmissions ; la compagnie 830, unité de soutien. : renommé de transmissions à la suite de la création du de transmissions à Nancy. : rassemblement de l'ensemble des compagnies à Zweibrücken 1959 : regroupement du régiment à Rastatt 1968 : déménagement du bataillon d'Achern à Neustadt an der Weinstraße () : regroupement du régiment à Achern??? : le régiment devient unité du Corps européen. : transfert du régiment à Laval : le régiment intègre la BTAC. : dissolution du régiment.

Colonels/Chef de corps 1946-1947 : Vignolles 1948-1952 : Then 1952-1954 : Pamart 1954-1956 : Marcoux 1956-1958 : Moreau 1958-1960 : Blonde 1960-1963 : Moute ** 1963-1964 : Petkovsek ** 1965-1967 : Briard 1967-1969 : Augier **** 1969-1971 : Delpech **** 1971-1974 : Dey ** 1974-1976 : Deygout ** 1976-1978 : de Lambilly ** 1978-1980 : Anglard ** 1980-1982 : Auge ** 1982-1984 : Dubois 1984-1986 : Hourtoulle 1986-1988 : Henry**** 1988-1990 : Lacour 1990-1992 : Mark ** 1992-1994 : Guillemet 1994-1996 : Ponroy ** 1996-1998 : Muller ** 1998-2000 : Liebert 2000-2002 : Catany 2002-2004 : Cosquer ** 2004-2006 : Caplain ** 2006-2008 : Verdier 2008-2010 : Follet** 2010-2011 : Dirand

(**) Officiers devenu par la suite généraux de brigade

(****) Officiers devenu par la suite généraux de corps d'armée

Les traditions

Le drapeau du 42 vignette|gauche|alt=Avers du Drapeau du 42 |Avers du drapeau du 42. vignette|droite|alt=Revers du Drapeau du 42|Revers du drapeau du 42. Le drapeau de la France ou drapeau tricolore bleu, blanc, rouge est l’emblème national de la France de ces deux derniers siècles, sanctionné par l’article 2 de la constitution française de 1958. Il date de 1794, dessiné par Jacques Louis David (1748-1825) à la demande de la Convention. Le drapeau tricolore est le pavillon officiel de la France depuis 1794 et le drapeau officiel des armées depuis 1812, à l’exception des périodes de la Restauration (1814-1815 et 1815-1830).

Le drapeau du 42 est fixé sur une hampe de , surmontée d’un renflement frappé des lettres RF et du numéro 42. Sur l’avers est inscrit en lettre d’or : République française puis l’appellation de transmissions. Sur le revers est inscrit en lettre d’or : « Honneur et Patrie », et le nom des batailles au cours desquelles le régiment s’est distingué, soit : « Italie 1943-1944. »

L’ensemble est encadré par 4 feuilles de chêne et de laurier. Une cravate tricolore est au sommet.

Dans ses plis, on peut lire l’inscription « Italie 1943-1944 »Décision n°12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007, rappelant le débarquement du Corps expéditionnaire français à Naples en 1943.

L'insigne régimentaire

Symbolique L'héraldique de l'insigne du Régiment de Transmissions est le suivant :

Triangle d’azur, pointe en bas, flanqué de deux foudres d’or,

a un tau d’azur foncé fileté d’or,

a une cigogne au naturel en chef.

En abîme, nombre 42 d’argent.

Le bleu clair et le bleu foncé sont les couleurs des transmissions. Le tau et les foudres en sont les symboles.

La cigogne rappellerait l’Afrique du Nord où en 1942 et 1943 ont été constituées, à partir d’éléments du 41 et du 45RG les unités de transmissions qui donneront naissance après la guerre au de transmissions. La cigogne serait aussi associée à la présence du de l’Armée du Rhin, ex- bataillon du RT, devenant le , le du génie (sapeurs télégraphistes), mais aussi à la proximité de l’Alsace où s’est implanté le commandement des Transmissions de la Armée à Strasbourg dès la fin de la Seconde Guerre mondiale.

L’insigne du 42 a été homologué après la date de création du régiment et il reprend avec quelques changements celui du de transmissions qui avait été créé à Steinbach en 1946.

Symbolique héraldique

Le 42 a repris le numéro 42 en mémoire du de sapeurs télégraphistes créé à Mayence en 1920.

Les foudres disposées en V rappellent la valeur de cette lettre dans l’alphabet romain, le V étant le symbole de la victoire et de l’honneur sauf. Cette symbolique du V se retrouve sur les insignes de la 807, du Comtrans de la Armée (campagne d’Italie, de France, puis d’Allemagne), ainsi que sur celui du 8RT qui contribua largement à l’esprit de résistance entre 1940 et 1944.

La cigogne y est l’oiseau « messager » qui migre d’est en ouest, sens du mouvement universel. En héraldique, un volatile volant d’ouest en est, est attribué en cas de « bâtardise ».

L’insigne du de transmissions est homologué sous le numéro H 569 en date du .

La devise

thumb|left|Le colonel Petkosek, lors d’une prise d’arme au II bataillon du 42RT au quartier Turenne à Achern

En 1971, le 42 prend pour devise : "Il faut le faire".

Comme beaucoup d’autres, cette devise est référencée au Service Historique de Défense de Vincennes (SHD), mais il n’en existe aucune trace officielle d’homologation, le SHD examinant chaque devise à son édition comme n’appartenant à aucune autre unité..

Témoignage du général Petkovsek, chef de corps du 42 de 1963 à 1964 :

Le bataillon du 42 étant stationné à Neustadt an der Weinstraße depuis juin 1968.

Comme en témoigne cette photo, la devise « il faut le faire » est beaucoup plus ancienne, car elle était en fait, la devise de l’école interarmées de perfectionnement des officiers, stationnée à Achern au début des années 1950.

Les fanions

Histoire

Historique du de transmissions Le de transmissions est l’héritier direct des unités de transmissions créées en Afrique du Nord, après la dissolution de l’Armée d’Armistice. Ces unités vont participer successivement à la campagne de Tunisie, puis à l’épopée du Corps expéditionnaire français en Italie de à , enfin à la campagne de la Armée Française depuis le débarquement en Provence le 15 août 1944 jusqu’à l’arrivée sur le Danube en .

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Création du 42 Lorsque le Corps expéditionnaire français débarque à Naples (Italie) le , les transmissions sont sous les ordres du colonel Brygoo et sont constituées des unités suivantes : la compagnie de construction 806/1 du lieutenant Thevenot ; la compagnie 806/3 du lieutenant Baud ;

toutes deux étant des compagnies de construction de lignes équipées de matériels américains et dont les effectifs sont principalement constitués de monteurs marocains ;

la compagnie d’exploitation 807/1 du capitaine Wolfer : chargée de l’exploitation des transmissions et dotée de matériels américains, italiens et français, principalement des centraux téléphoniques et des postes radio. la compagnie d’écoutes radio 808 du lieutenant Benoît, chargée des écoutes et de la radiogoniométrie. la compagnie de télégraphie militaire 809 du capitaine Bastien. la compagnie de transmissions 810 du capitaine Mangin, unité de parc et de soutien.

Toutes ces unités, formées de personnel de tous horizons où le vétéran de la radio saharienne côtoie aussi bien le jeune évadé de France que la jeune engagée du Corps féminin des transmissions récemment créé par le général Merlin, participeront vaillamment aux combats du Corps expéditionnaire français sous les ordres du général Juin. Le , la presque totalité des éléments de transmissions défileront à Rome devant le chef du Corps expéditionnaire français.

En , le général Juin citera à l’ordre du Corps d’Armée les deux compagnies de monteurs 806/1 et 806/3, en ces termes :

(étoile vermeil sur croix de guerre 40-45).

En 1944, la campagne d’Italie s’achève et la campagne de France commence. Mi , les premiers éléments des transmissions débarquent dans la baie de Saint Tropez avec la Armée. Les transmissions de la Armée sont constituées des unités ayant combattu auparavant en Italie et précédemment citées auxquelles s’ajoutent : le bataillon 826 de constructions de lignes. le bataillon 827/1, d’exploitation des transmissions. la compagnie 830, unité de soutien.

Ces formations suivront le rythme effréné de la campagne du général de Lattre de Tassigny depuis la Provence jusqu’aux portes de l’Autriche.

Au début de 1945, la guerre n’étant pas encore terminée, le Haut-Commandement regroupe les formations organiques des Transmissions de l’Armée Française (unités de la série 800), dont six ont participé à la Campagne, l’ensemble de ces unités est rassemblé dans le pays de Bade et dans le Palatinat et sont regroupées en un seul régiment dont le PC est, à l’origine, à Steinbach, près de Baden-Baden :

le de transmissions est ainsi créé le .

C’est alors le début de la véritable implantation d’un régiment de transmissions en Allemagne, dans la plaine du Rhin. Le colonel Vignolles commandant les Transmissions du Commandement supérieur des troupes d’occupation (CSTO) a alors sous ses ordres, outre les commandements des Transmissions des zones Nord et Sud, la direction du service du matériel et le de transmissions. L’État-major jumelé au de Transmissions s’installe à Steinbach, bourgade proche de Baden-Baden.

Mais en 1947, un régiment de transmissions est créé à Nancy, puis à Épinal et reprend le numéro 18, porté avant la Seconde Guerre mondiale par le régiment de sapeurs télégraphistes de Nancy. Les Lorrains n’admettraient pas qu’un régiment implanté à Nancy, puis Épinal, puisse porter un numéro autre que le 18.

Témoignage commandant Congost alors adjudant-major au secrétariat du corps de Steinbach.

C’est ainsi que le , le de transmissions devient le de transmissions.

Le numéro 42 n’est pas choisi au hasard. Il rappelle en effet l’existence entre 1920 et 1929 du de sapeurs télégraphistes de l’Armée du Rhin, cantonné à Mayence, après la Première Guerre mondiale pour gérer les moyens de transmissions des troupes d’occupation françaises en Rhénanie.

Le colonel Vignolles, commandant des transmissions du commandement supérieur des troupes d’occupation devient ainsi le premier chef de corps des puis RT.

Première période : 1947 – 1959 Cette même année 1947, toutes les unités du régiment dispersées sur Steibach, Rastatt et dans les localités environnantes sont regroupées sur un site unique, la caserne Leduc, à Zweibrücken (Deux-Ponts). Dans le même temps, le budget des troupes d’occupation permet la construction de cités de logements, d’un économat et d’une maison des cadres. Son drapeau lui est remis en 1948.