Charles Amouroux, né le à Chalabre (Aude) et mort le à Paris ( arrondissement)Archives de Paris, État-civil numérisé du arrondissement, registre des décès de l'année 1885, acte ., est un journaliste, militant socialiste sous le Second Empire puis membre de la Commune de Paris et déporté de Nouméa (Nouvelle-Calédonie). Sous la Troisième République, il est un homme politique socialiste et membre du conseil municipal de Paris.
Biographie Ouvrier chapelier, il fréquente les organisations socialistes et républicaines et se fait remarquer par ses discours et ses interventions dans le cadre des élections législatives 1869. Il acquiert une grande popularité dans les faubourgs et se pose comme un adversaire résolu du Second Empire. Durant cette période, il va être condamné dix fois pour "délit de paroles commis dans les réunions publiques" et faire l'objet de quatre condamnations successives pour insultes à l'empereur. Menacé d'une cinquième condamnation, il est contraint de s'exiler en Belgique et s'installe à Bruxelles en 1870. Là, il se lie avec des membres de l'Internationale.
La guerre et la Commune Il revient en France après l'amnistie. Il fait partie des compagnies de marche pendant le siège et obtient une mention de bravoure dans le « Rappel ». Il se porte candidat aux élections du mais il n'obtient que voix.
Après la proclamation de la République, le , il est membre de la garde nationale et est élu à son comité central. Il est élu au conseil de la Commune par le arrondissement aux élections du par voix. gauche|vignette|258x258px|Charles Amouroux en 1871 Il déclara qu'un seul journal devait paraître : l'Officiel, et Il vote pour le Comité de salut public en disant Le , lors de la séance où Urbain demande que dix otages soient fusillés par jour, il appuie la proposition par un Il fait partie du tribunal qui condamne à mort Thiébault aux Hautes-Bruyères. Il propose de donner 600 francs au femmes - légitimes ou non - des gardes nationaux tombés au combat.
Il est nommé secrétaire du Conseil mais maitrisant mal l'écriture, il doit se faire adjoindre un co-secrétaire. Il est ensuite chargé des Relations extérieures. En cette qualité, il accomplit des missions à Lyon, Saint-Étienne, Marseille et Toulouse. Les Versaillais l'arrêtent le , mais il réussit à s'évader du ponton en rade de Brest. Repris, il est condamné, en , aux travaux forcés à perpétuité et déporté au bagne de Nouméa. En 1878, il participe à la répression de la révolte des Canaques et est gracié en .
De retour en France gauche|vignette|235x235px|Charles Amouroux (debout à l'extrême-droite) dans le bureaux du Conseil Municipal de Paris en juillet 1883. Revenu en France, il devient journaliste au Mot d'Ordre puis au Radical. En 1881, il est élu conseiller municipal du quartier de Charonne à Paris. En , il est élu député d'extrême-gauche par le département de la Loire. Il meurt de phtisie quelques semaines après. Il est enterré au cimetière du Père-Lachaise à Paris dans la , le sculpteur Jules Dalou est chargé de réaliser le médaillon de bronze qui orne sa sépulture.
Hommage Sa ville natale a donné son nom à une place et la ville d'Évry à un square.
Galerie
Notes et références
Voir aussi
Notices biographiques
Articles connexes Élections municipales du 26 mars 1871 à Paris Liste des députés de la Loire
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