François Basile Azemar est un général français du Premier Empire, né aux Cabannes, dans le Tarn, le et mort au combat, à Gross-Drebnitz, en Saxe, le . Le général Azemar est également officier de la Légion d'honneur.

Biographie

Origines et enfance François Basile Azemar naît aux Cabannes, dans la province du Languedoc, aujourd'hui dans le Tarn, le .

Sa famille est modeste, son grand père Antoine Azemar (? -1730) était boucher, tout comme son arrière-grand-père Antoine Azemar (1635-1710). Les Azemar sont une famille dont on retrouve la trace aux Cabannes depuis au moins 1606.

François Basile est fils d'Anne Portes, âgée de 48 ans, et d'Antoine Azemar, un tanneur âgé de 52 ans. Ses parents ce sont mariés à Cordes-sur-Ciel en 1749. François Basile est le dernier d'une fratrie de 6 enfants, il a trois frères (Antoine l'aîné né de date inconnue, Jacques François né en 1750 et Joseph né en 1754) et deux sœurs (Anne Marie née de date inconnue et Marie née en 1752). François Basile est baptisé, comme tous ses frères et sœurs, en l'église Saint Antoine aux Cabannes.

En 1771, son père décède, François Basile a 5 ans. Durant son enfance, François-Basile ne reçoit aucune instructionhttps://milhars.com/wp-content/uploads/2015/01/tarnais.pdf.

Régiment du Vivarais (1783-1791) Le , à 17 ans, François Basile Azemar s'engage au régiment de Vivarais.

Le , à l'occasion de la réorganisation des corps d'infanterie français, le régiment est renommé régiment d’infanterie de ligne ci-devant Vivarais.

Le , après huit ans au sein du régiment, François-Basile Azemar obtint son congé et quitte le régiment.

Guerre de la première coalition (1791-1797)

Armée du Nord Le , il s'engage au de volontaires de l'Oise. Il y est élu capitaine..

Le , en prévision de la guerre de la première coalition, le bataillon rejoint l'Armée du nord du général Anne François Augustin de La Bourdonnaye.. Il est incorporé au sein de la brigade du corps de bataille du lieutenant-général Blaise Duval et du maréchal de camp Charles de Canolles de Lescours.

Le , il est promu au grade d'adjudant général (lieutenant-colonel). Le , il devint lieutenant-colonel en second du bataillon.

Le le bataillon des volontaires de l'Oise est incorporé par amalgame dans la 50e demi-brigade de première formation (aux côtés du bataillon du régiment d'infanterie ci-devant Poitou et du bataillon de volontaires de la Seine-Inférieure) à l'occasion de la première réorganisation des corps d'infanterie français.

Le il devint lieutenant-colonel en chef de la demi-brigade et prend donc le commandement de la demi-brigade de première formation. Après la victoire française à Fleurus le , les troupes autrichiennes se replient. Les villes des Flandres, appartenant aux pays-bas autrichiens, dont Bruges, tombent aux mains des Français presque sans résistance. Ainsi, du au , le lieutenant-colonel Azemar est commandant temporaire de la ville de Bruges.

Armée des côtes de Brest et armée des côtes de l'Océan En 1795, la demi-brigade de première formation est détachée de l'Armée du Nord pour être incorporé à l'armée des côtes de Brest.

Le , il est incorporé à l'armée des côtes de l'Océan. le , il est placé à la suite (incorporation dans un corps d'armée en y conservant son grade mais sans y occuper de commandement spécifique) de la 70e demi-brigade de seconde formation.

Expédition d'Irlande (1798) En août 1798, Il intègre le corps expéditionnaire français en Irlande du général Humbert. Les 1 032 hommes quittent Rochefort le et débarquent en Irlande . Il se distingue lors de la deuxième expédition d'Irlande, il prend notamment part aux batailles victorieuses de Killala et Castlebar. Il est même nommé chef de brigade par le général Humbert à la suite de la bataille de Castelbar pour "action d'éclat" le ..

Néanmoins, les troupes françaises sont battues lors de la bataille de Ballinamuck, le , les hommes se rendent, l'expédition, sur terre, aura duré 18 jours. Comme de nombreux soldats, François Basile Azemar est fait prisonnier. Depuis la France, le , le Directoire ne lui confirma pas l'obtention de son grade, Azemar n'est plus chef de brigade.

La plupart des soldats faits prisonniers sont rapatriés en France en échange de prisonniers de guerre anglais. Le , il est renvoyé sur parole par l'Angleterre (libération accordée contre un serment de ne pas reprendre les armes face à la puissance libérant le prisonnier).

Fonctions au sein des armées directoriale et consulaires (1799-1804)

Fonctions militaires administratives dans le Tarn Le il est nommé commandant du contingent des conscrits du Tarn. Sa mission est alors principalement de réceptionner les tarnais appelés à servir dans les armées, de les former puis de les livrer à leurs régiments, il conserve cette fonction jusqu'au . Il est nommé, en , commandant du 1er bataillon auxiliaire du Tarn, mais il est mis en non-activité par l'incorporation du bataillon au sein d'un régiment.

Le , il est nommé juge-commissaire militaire au Tribunal spécial du Tarn avant d'être muté le .

Mutation aux dépôts coloniaux à Dunkerque Le , il est muté au Dépôt colonial de Dunkerque, en qualité de chef du premier dépôt, ville alors fortement impliquée dans la traite négrière et l'économie coloniale. Il est admis au traitement de réforme de chef de bataillon le , percevant ainsi une solde malgré sa quasi non-utilisation dans l'armée régulière.

Le il est mis en non-utilité et continue de percevoir sa solde.

Le dépôt colonial est supprimé le .

Guerre de la troisième coalition(1804-1806) Le , il est fait commandant de bataillon au sein du 9e régiment d'infanterie de ligne du colonel Pépin, subordonné à la 1ère brigade du général Dessaix, subordonnée à la division du général Broussier. Le régiment reste en garnison à Autun puis à Strasbourg.

Le il est fait chevalier de la Légion d'honneur.

Son régiment prend part en 1805 pour la campagne d'Italie, dans le cadre de la guerre de la troisième coalition. Le régiment d'infanterie de ligne est alors composé de trois bataillons, il est subordonné à la brigade du général Schilt, subordonnée à la division d'infanterie du général Serras, à l’aile gauche de l’Armée d’Italie commandée par le maréchal Masséna.

Le , il combat à Caldiero.

En , le régiment est en garnison à Vérone.

Guerre de la cinquième coalition (1809) Le il est fait commandant du 64e régiment d'Infanterie de Ligne, subordonné à la brigade Fricatier de Florentin Fricatier, subordonnée à la division Frère, incorporée dans le IIe corps d'armée du Maréchal Oudinot.

Il sert avec son régiment lors de la bataille d'Essling. Il est remarqué lors de la bataille de Wagram en 1809 où sa conduite fût exemplaire.

Le il est détaché en tant que commandant de la Cohorte de la Garde Nationale de Haute-Saône, incorporé dans l'Armée du Nord.

Le , il retourne au régiment d'Infanterie de Ligne. Il prend ensuite part à la campagne de Russie en 1812. Il est présent à Klyastitsy, à Polotsk également lors de la bataille de la Bérézina.

Guerre de la sixième coalition (1813) Le , alors que se profile la Campagne d'Allemagne, le colonel Azemar est fait commandant du 150e régiment d'infanterie de ligne, subordonné à la brigade du général Laffite, subordonnée à la 19e division d'infanterie du général Rochambeau, incorporée au Ve Corps d'armée du général Lauriston.

En , il combat en Saxe et prendra notamment part, aux batailles de Lützen ou encore de Bautzen.

Sa participation aux campagnes impériales, particulièrement en Russie et en Allemagne, lui vaut d'être élevé au grade d'officier de la Légion d'honneur le .

Le , il prend admirablement part à la bataille de Goldberg.

Il est promu général de brigade commandant de la 16e division d'infanterie, le , mais n'aura pas même le temps de prendre ses nouvelles fonctions. Deux semaines plus tard, le , il est tué sur le champ de bataille, d'un boulet à la tête, au premier jour du combat de Großdrebnitz (13-) face à des troupes russes commandées par des émigrés français (Langeron et Saint-Priest), il était âgé de 47 ans. Le combat sera par la suite perdu par les troupes impériales.

La nouvelle de sa nomination en tant que général ne parvint à son régiment qu'après sa mort le .

État de service +PériodeUnitéGradeCommandementFaits d'armes remarquables1783-1791régiment de Vivarais (devenu régiment d’infanterie de ligne ci-devant Vivarais)non connu officier de compagnie (1783)non connu1791-1793 de volontaires de l'Oise capitaine (1791) adjudant-général* (1792) adjudant-général de compagnie (1791) adjudant-général en second du bataillon (1792)non connu1793-179650e demi-brigade de première formation adjudant-général adjudant-général en chef de la demi-brigade (1793) commandant temporaire de la ville de Bruges1796-179870e demi-brigade de seconde formation adjudant-général sans commandement (placement à la suite de la demi-brigade)non connu1798Corps expéditionnaire français en Irlande adjudant-général chef de brigade** (1798)non connu présent à Killala présent à Castlebar, où il est cité pour "action d'éclat" présent à Ballinamuck (il y est fait prisonnier)17991er bataillon auxiliaire du Tarn adjudant-général adjudant-général en chef du bataillon (1799)non connu1804-18099e régiment d'infanterie de ligne adjudant-général adjudant-général en chef d'un bataillon du régiment (1804) présent à Caldiero180964e régiment d'Infanterie de Ligne adjudant-général adjudant-général en chef d'un bataillon du régiment (1809) présent à Essling présent à Wagram, où sa conduite fût remarquée1809Légion de la Garde Nationale de Haute-Saône adjudant-général adjudant-général en chef de la 1ere cohorte de la légion (1809)non connu1810-181364e régiment d'Infanterie de Ligne adjudant-général adjudant-général en chef d'un bataillon du régiment (1809) présent à Klyastitsy présent à Polotsk présent à la Bérézina1813150e régiment d'infanterie de ligne colonel colonel en chef du régiment (1813) présent à Lützen présent à Bautzen présent à Goldberg mort au combat à Großdrebnitz1813 (promu mais décédé avant d'entrer en fonction)16e division d'infanterie général de brigade*** général en chef de la division (1813) aucun (décédé) * équivalent au grade de lieutenant-colonel

** équivalent au grade de colonel

*** équivalent au grade de général

Décorations

100px Chevalier de la Légion d'honneur par décret du .100px Officier de la Légion d'honneur par décret du .

Notes et références

Bibliographie .

Liens externes

Catégorie:Naissance dans le Tarn Catégorie:Naissance en janvier 1766 Catégorie:Général du Premier Empire promu en 1813 Catégorie:Militaire français mort au combat lors des guerres napoléoniennes Catégorie:Officier de la Légion d'honneur promu en 1813 Catégorie:Décès dans le royaume de Saxe Catégorie:Décès en Saxe Catégorie:Décès en septembre 1813 Catégorie:Décès à 47 ans