Jean d'Orléans est né le à Boulogne-Billancourt. À la suite des décès consécutifs de son frère aîné François puis de leur père Henri d’Orléans, il est depuis le , considéré comme chef de la maison de France, par ses partisans, en tant qu'aîné de la maison capétienne d’Orléans et, à ce titre, prétendant orléaniste au trône de France sous le nom revendiqué de .

Il porte à son tour le titre de courtoisie de comte de Paris à la suite de son grand-père puis de son père. Il est le descendant direct de par son fils cadet Philippe de France, duc d'Orléans, frère de , et de , par la branche cadette des descendants de Ferdinand-Philippe d'Orléans.

Biographie

Enfance et jeunesse Jean-Carl Pierre Marie d'OrléansVille de Boulogne-Billancourt, extrait d'acte de naissance - Année 1965 - 1286 : « Le dix neuf mai mil neuf cent soixante cinq à dix huit heures cinquante minutes, est né en notre commune, Jean-Carl, Pierre, Marie d'Orléans, du sexe masculin. Mentions marginales : Marié à Paris septième arrondissement le 19 mars 2009 avec Maria, Philomena, Magdalena, Julianna, Johanna de Tornos. » d'Orléans naît le à Boulogne-Billancourt. Il est issu du mariage d'Henri d'Orléans et de Marie-Thérèse de Wurtemberg célébré le et constaté nul par l'Église catholique le 13 novembre 2008.. Il est le deuxième fils de ce couple.

Il est baptisé le en la chapelle royale de Dreux. Il reçoit comme parrain, son oncle maternel, Charles de Wurtemberg, et comme marraine, sa tante paternelle, la princesse Chantal d'Orléans. Son grand-père, le prince Henri d'Orléans, comte de Paris, lui administre le « baptême à la béarnaise ».

Études et service militaire Passé par le collège de Passy-Buzenval puis le lycée Saint-Joseph de Reims où il est interne, Jean d'Orléans poursuit son cursus universitaire à la Sorbonne où il obtient une maîtrise de philosophie en 1989 portant sur la notion de bien commun. gauche|vignette|159x159px|Château d'Amboise ou il est titré par son grand-père. En , à l'occasion du Millénaire capétien, son grand-père, le comte de Paris, lui octroie le titre de duc de Vendôme lors d'une cérémonie très médiatisée, célébrée au château d'Amboise. Son frère Eudes est titré duc d'Angoulême par la même occasion. Le comte de Paris présente alors Jean d'Orléans comme son successeur spirituel à la tête de la quatrième maison d'Orléans..

En 1992, il obtient une maîtrise de droit à la faculté libre de droit, d'économie et de gestion et se spécialise dans les relations internationales. Il complète sa formation avec une maîtrise en administration des affaires (MBA) à Azusa Pacific University (APU) à Los Angeles en Californie, en 1994. gauche|vignette|Jean d'Orléans dans les années 1980.|redresseConformément à la tradition de sa famille, le duc de Vendôme effectue son service national comme officier. Après quatre mois de classes à l’École de cavalerie de Saumur, il est affecté comme aspirant puis sous-lieutenant commandant un peloton de chars de combat AMX au régiment de chasseurs à Arras. Le prince est colonel de réserve de l'Armée française depuis le . En , Jean d'Orléans devient parrain du de chasseurs de Gap.

Mariage et descendance vignette|redresse|Jean d'Orléans, son épouse Philomena et leur fils Gaston en 2010. Le , les fiançailles du duc de Vendôme avec la princesse allemande Tatiana d'Oldenbourg, née en 1974, nièce du duc Anton-Günther d'Oldenbourg, alors chef de la maison grand-ducale d’Oldenbourg, sont annoncées dans plusieurs journaux, mais celles-ci sont finalement rompues le ..

Son mariage civil avec Philomena de Tornos y Steinhart est célébré le à la mairie du de Paris par Rachida DatiVoir : Jacques Trémolet de Villers, article « Le mariage civil du Prince Jean », dans le cadre de la « Chronique de la France qui vient », 25 mars 2009, Présent . Selon Jacques Trémolet de Villers, Rachida Dati aurait justifié le fait de ne pas avoir délégué la célébration du mariage à un de ses adjoints en ces termes : , maire et garde des Sceaux.

Le mariage religieux est célébré le 2 mai 2009 en la cathédrale Notre-Dame de Senlis par Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon. L’échange des consentements est reçu par par Philippe Brizard. Le choix de Senlis s’explique par son importance dans l’histoire capétienne : c’est dans cette ville qu’Hugues Capet, fondateur de la dynastie capétienne, est élu roi des Francs en 987.

Jean et Philomena ont six enfants : GastonPlusieurs princes des maisons de France et d'Orléans ont porté ce prénom par le passé : le frère cadet de , Gaston de France (1608-1660) ou encore Gaston d'Orléans (1842-1922), comte d'Eu Louis Antoine Marie d'Orléans, né le à Paris (). Antoinette Léopoldine Jeanne Marie d'Orléans, née le à Vienne (Autriche) ; Louise-Marguerite Éléonore Marie d'Orléans, née le à Poissy (Yvelines) et baptisée le en l'église Saint-Pierre de Dreux (Eure-et-Loir) par le père Jean-Marie LioultLa princesse Louise-Marguerite d'Orléans a été baptisée à Dreux, L'Écho républicain, 01-09-2014 ; Joseph Gabriel David Marie d'Orléans, né le à Dreux (Eure-et-Loir) et baptisé le en l'église Saint-Pierre de Dreux (Eure-et-Loir) par le père Jean-Marie LioultLe petit prince Joseph baptisé par l'abbé Jean-Marie Lioult à Dreux, L'Écho républicain, 26-06-2016 ; Jacinthe Élisabeth-Charlotte Marie d'Orléans, née le à Dreux (Eure-et-Loir). Alphonse Charles François Marie d'Orléans, né le à Carcassonne (Aude).

Gaston est scolarisé à l'école Saint-Joseph-des-Carmes, un établissement catholique de Montréal (Aude), près de Carcassonne, dirigé par la , tandis qu'Antoinette et Louise-Marguerite sont scolarisées à domicile.

Lieux de résidence et différends familiaux De 2011 à 2020, Jean d'Orléans et sa famille résident au domaine royal de Dreux. Cette année-là ils déménagent à Montréal, dans l'Aude, près de Carcassonne, à la suite de différends avec la fondation Saint-Louis sur sa gouvernance et sur le droit d'occupation de la maison Philidor au sein du domaine royal de Dreux : la fondation reproche à Jean d'Orléans de ne pas vouloir payer un loyer.

Il s'ensuit un contentieux juridique entre les deux parties et le , le tribunal d'instance de Dreux donne raison à la fondation Saint-Louis et ordonne l'expulsion de Jean d'Orléans, tout en appelant à la médiation entre les deux parties.

Ce conflit avec la fondation Saint-Louis prend son origine dans le cadre plus général de différends familiaux liés à l'héritage laissé par son grand-père Henri d'Orléans (1908-1999).

Le , le conflit entre le comte de Paris et la Fondation Saint-Louis prend fin, par la signature d'un protocole d'accord entre les parties. Ce protocole prévoit la participation du prince Jean d'Orléans, président d'honneur de la Fondation, aux séances et aux travaux du conseil d'administration, ainsi que la nomination de son frère cadet, le prince Eudes d'Orléans, duc d'Angoulême, comme membre du conseil d'administration. De plus, le comte de Paris et sa famille continuent régulièrement de séjourner au domaine royal.

Prétendant orléaniste au trône et chef de la maison capétienne d'Orléans Comte de Paris Le , son père le déclare régent de son frère aîné François d'Orléans (1961-2017), à la suite de quoi s'ouvre une querelle dynastique qui ne s'éteint qu'au décès du prince François en 2017.

Le matin du , Henri d'Orléans meurt à Paris, à l'âge de 85 ans. Son décès est annoncé par son fils, Jean d’Orléans, via un communiqué publié dans la matinée. Jean lui succède, à 53 ans, comme comte de Paris et prétendant orléaniste au trône de France.., il est ainsi considéré par les orléanistes comme chef de la maison de France sous le nom de « Jean IV ».

Activités Il est soutenu par l’Action française, bien que son arrière-grand-père Jean d'Orléans () ait rompu avec cette dernière dès 1937 afin de préserver l'indépendance de sa famille..

En 2007, Jean d'Orléans fonde la société pour valoriser le patrimoine français lié aux rois et princes de sa famille..

En 2010, il est élu administrateur du Comité des Forêts et en 2011, administrateur de l'Association des Amis du musée Louis-Philippe du château d’Eu.

Malgré la querelle dynastique qui oppose légitimistes et orléanistes, il a commémoré conjointement avec Louis de Bourbon en 2010 le anniversaire de la mort d’, leur ancêtre commun..

C'est à la suite d'une proposition directe du comte de Paris à Emmanuel Macron, président de la République française, que le contentieux diplomatique entre la France et l'Italie a pu être résolu. La rencontre entre le président de la République française, Emmanuel Macron, et le président de la République italienne, Sergio Mattarella, a eu lieu le au château d'Amboise, qui appartient à la fondation Saint-Louis, dont le comte de Paris est le président d'honneur. Au cours de cet échange, où il était avec la comtesse de Paris et deux de ses enfants Gaston et Antoinette, un hommage à Léonard de Vinci a été rendu à l'occasion du anniversaire de sa disparition..

Les activités et prises de position de Jean d'Orléans amènent certains observateurs à s'interroger sur son éventuelle candidature à une fonction élective..

Il assiste, accompagné de son fils aîné, le prince Gaston, à la cérémonie de réouverture de la cathédrale Notre-Dame de Paris le ..

Prises de positions Il a déclaré avoir « été séduit par le candidat Sarkozy en 2007 ». mais se refuse d’appeler à voter pour un candidat à une élection.

En matière d’environnement, il se déclare partisan du développement durable, considérant « l’écologie comme l’une des nécessités de notre temps ». En 2005, il a effectué un voyage de dans l'Arctique pour constater le problème de la fonte des glaciers et en 2018, en compagnie de Yann Arthus Bertrand, il a co-présenté l'édition française de l'encyclique « Laudato Si » appelant à une prise de conscience des pays développés..

Concernant les institutions, il pense que ..

En 2013, lors du débat portant sur l'ouverture du mariage aux personnes de même sexe, il a exprimé son opposition à ce projet de loi en participant aux défilés de La Manif pour tous.

Le , il a apporté son soutien officiel au mouvement des Gilets jaunes, comme le prétendant légitimiste au trône Louis de Bourbon, par le biais d’un communiqué, appelant les Français à « retrouver au plus vite un dénominateur commun à partir duquel avancer, un socle commun a minima sur lequel nous puissions bâtir un projet fédérateur »...

Titres, honneurs, distinctions et armoiries

Titulature Les titres portés actuellement par les membres de la maison d’Orléans n’ont pas d’existence juridique en France et sont considérés comme des titres de courtoisie. Ils sont attribués par le chef de maison. - : Son Altesse Royale le prince Jean d'Orléans, fils de France (naissance) ; - : Son Altesse Royale le duc de Vendôme ; - : Son Altesse Royale le dauphin de France, duc de Vendôme ; - : Son Altesse Royale le dauphin de France, duc de Vendôme (selon les dispositions de son grand-père prises en 1981) ; - : Son Altesse Royale le duc de Vendôme, régent du Dauphin (selon les dispositions de son père prises en 2003, non portée par Jean d'Orléans) ; - : Son Altesse Royale le dauphin de France, duc de Vendôme (selon les dispositions prises par son père en 2003) ; - : Monseigneur le duc de Vendôme ; depuis le : Monseigneur le comte de Paris.