Pierre Buraglio né le à Charenton-le-Pont est un peintre, dessinateur et lithographe français.
Biographie Pierre Buraglio est le fils de Robert Buraglio architecte d’origine italienne et de Anne Hélène Weydert, luxembourgeoise. En , son père est fait prisonnier et ne le retrouvera qu’en 1945, cette période marquera l’homme mais aussi l’artiste, .. Après la Seconde Guerre mondiale, il visite régulièrement les musées, le Louvre avec son père et son parrain, et le Salon d'automne entre autres :
Après avoir été élève à Paris au lycée Louis-le-Grand de 1953 à 1958, il entre en 1959 à l'École nationale supérieure des beaux-arts, où il étudie dans les ateliers de Maurice Brianchon et Pierre Eugène Clairin. Il participe pour la première fois au Salon de la Jeune Peinture en 1961 à l’occasion duquel il fait la rencontre de Gilles Aillaud. En , dans le cadre du mensuel Clarté, il fait la connaissance de Pierre Soulages, ce qui donne lieu à un entretien et à un texte de Roger Vailland dont le sujet porte sur la peinture abstraite : « Pour ou contre Pierre Soulages, peintre abstrait ? »Roger Vailland, « Pour ou contre Pierre Soulages, peintre abstrait ? », Clarté, , (en ligne sur archives.pierre-soulages.com)..
Après un séjour à New York en 1963, il produit ses premiers « Papiers » et « Recouvrements », fragments de papiers et superpositions . Il est inspiré par l'école de New York, le Work in progress et la peinture européenne, particulièrement par Bram Van Velde dont il se sent proche de la démarche personnelle, et de son rejet de la forme.
Il fréquente l’atelier de Roger Chastel, peintre de l'École de Paris et professeur aux Beaux-Arts de Paris. Il côtoie ces années-là Vincent Bioulès, Claude Viallat, Michel Parmentier, Joël Kermarrec, Jacques Poli et François Rouan et se rapproche du mouvement Supports/Surfaces naissant.
Il participe à la troisième Biennale de Paris. puis au Salon Grands et Jeunes d'aujourd'hui en 1964Voir sur universalis.fr..
« Agrafages » et « Camouflages » Pierre Buraglio fait la rencontre de Jean Fournier en 1965 qui visite son atelier 7, rue du Cherche-Midi à Paris. Suivront les expositions « Triptyque » avec Daniel Buren, Jean-Michel Meurice, Michel Parmentier, Simon Hantaï, Jean-Paul Riopelle et Antoni Tapiès, puis « Impact » I au musée d'Art moderne de Céret en 1966.
Il commence, cette année-là, sa série « Agrafages » composée de chutes de ses propres tableaux ou de ses proches, découpés en triangles irréguliers assemblés et agrafés. Il expose au Salon de la Jeune Peinture.
En 1968, il participe à « Salle Rouge pour le Vietnam ». Cette exposition initialement conçue pour le Salon de la Jeune Peinture, fut finalement programmée à l'ARC du musée d'Art moderne de la ville de Paris par Pierre Gaudibert en à la suite des évènements de mai 68.
Cette même année, Pierre Buraglio devient permanent à l'atelier populaire de l'École des beaux-arts de Paris, où de nombreux artistes occupent l’atelier Brianchon et réalisent des affiches anonymesBalland Vasco Gasquet, 500 affiches de mai 68, Éditions Balland, 1977. destinées à soutenir les luttes des étudiants et des travailleurs en grève. en sérigraphie seront réalisées de mai-juin dans l’atelier de lithographie des Beaux-Arts de Paris avec l'imprimeur et éditeur Éric Seydoux, avec qui Pierre Buraglio réalisera des sérigraphies jusqu'en 2011. Ainsi, il contribue aux affiches murales et slogans de Mai 68.
Il devient secrétaire de rédaction au Bulletin de la Jeune Peinture. et produit ses premiers « Camouflages », dont la structure, empruntée à Mondrian, est composée de tissu de camouflage et de toile blanche montées sur châssis. Il cesse de peindre jusqu'en 1973 et devient receveur sur rotative. Il collabore à la revue Rebelote avec Gilles Aillaud et Eduardo Arroyo. Il rencontre Jean Hélion. À partir de 1974, Pierre Buraglio met en œuvre les « Châssis » et les « Cadres ». Sa première exposition personnelle a lieu à l'ARC 2, sous le commissariat de Catherine Thieck de la galerie de France.
Enseignement, retour au dessin À partir de 1976, il devient enseignant à l'école régionale des beaux-arts de Valence et commence les « Fenêtres », série composée de morceaux de cadre de fenêtre récupérés sur des chantiers et d'ajout de verre soufflé ou mécanique de couleur, qu'il poursuivra jusqu'en 1992. Il noue des liens avec Simon Hantaï dès 1977. Une première exposition personnelle a lieu à la galerie Jean Fournier en 1978 avec « Assemblage de Gauloises bleues » et « Assemblage d'enveloppes bleues ouvertes » en situation. Le catalogue de l'exposition sera préfacé par John Berger.. Buraglio produit les « Dessins… d'après…, Autour… selon », succession de dessins et de calques pour ne garder que l'essentiel.
Au cours des années 1979-1980, il entreprend la série des « Masquages ». Masquages vides et Masquages pleins, rubans de masquage de peintre maculé de peintre, ou chutes de toile, rebuts de toiles de Simon Hantaï pour plusieurs d'entre eux, collés sur papier calque, ainsi que la série « Caviardage » faite d'agendas personnels biffés et raturés. Il ne cherche pas à dissimuler les traces, il les laisse apparentes :
Il rencontre Dominique Bozo alors directeur du musée national d'Art moderne en 1982 et expose l'année suivante, au centre Georges-Pompidou, dans les galeries contemporaines du musée. sous le commissariat d'Alfred Pacquement.
Il réalise ses premiers « Metro della Robbia » en 1985 avec des chutes et des morceaux de tôles émaillées bleues du métro parisien, en référence directe aux grès vernissés de la famille Della Robbia, vus à Florence lors de ses différents séjours. Dans la même logique que les « Fenêtres » et les « Cadres », il récupère puis assemble ces plaques bleues du métropolitain parisien. Sa première exposition au musée de Valence a lieu du au Texte de Marcelin Pleynet.. En 1989, il est nommé professeur à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris.
Représenter… aujourd'hui Pierre Buraglio fut longtemps , tenant à distance l'acte de peindre« La peinture aimée comme paradis perdu », in ..
Distinctions 1965 : prix Fénéon 2012 : chevalier de la Légion d'honneur, cité in 94 Citoyens [quotidien indépendant du Val-de-Marne] ; « Promotion du nouvel an », La Croix, .
Expositions Sélection des principales expositions 1999 : Rétrospective des Dessins d’après…, CAPC, Bordeaux 2000 : « Embarquement pour la terre 2000 », NiortVoir sur wiki-niort.fr. 2004 : « Avec qui ? À propos de qui ? », musée des Beaux-Arts de Lyon 2005 : « Imprimés et Variés », musée Faure, Aix-les-Bains 2006 : « Pierre Buraglio… des bleus », musée d'Art de Toulon 2008 : « Traces du Sacré », musée national d'Art moderne, Paris 2008 : « Carte blanche », espace Jacques-Villeglé, Saint-Gratien 2009 : « Buraglio “en planeur” », musée Fabre, Montpellier 2009 : « Le Blanc », cabinet d'art graphique, musée national d'Art moderne, Paris 2010 : « Pierre Buraglio d'après… autour… selon… », chapelle Saint-Louis des Gobelins, Paris 2010 : « L'émotion et la règle », musée des Beaux-Arts de Lyon 2011 : « Pierre Buraglio », musée des Beaux-Arts d'Angers 2011 : « Le papier à l'œuvre », musée du Louvre, Paris 2013 : « Le temps des collections », musée des Beaux-Arts de Rouen 2014 : « Pierre Buraglio. Échos de 14/18, son enfance, sa Normandie », musée de Louviers 2019 : « Pierre Buraglio. Bas voltage 1960/2019 », musée d'Art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole 2022 : « Buraglio à l’épreuve de Balzac », maison de Balzac, Paris.
Autres expositions
Commandes publiques 1986 : intervention à l'école de danse de l'Opéra national de Paris, NanterreArchitecte : Christian de Portzamparc. 1987 : intervention au Théâtre national de la CollineArchitecte : Valentin Fabre. 1987-1989 : maison Suger, fondation Braudel, fondation Maison des sciences de l'homme 1991 : commande publique pour la Cité de la Musique (achevée en 1995) 1993 : aménagement et décor de la chapelle Saint-Symphorien à l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés, Paris 2001 : aménagement de l’oratoire de l’hôpital Bretonneau, Paris 2002 : commande de la Chalcographie du Louvre, réalisation d'une gravure intitulée Paysage avec Orion aveugle.
Œuvres dans les collections publiques et fondations France
Belgique Centre de la gravure et de l'image imprimée La Louvière
Publications
Ouvrages illustrés
Notes et références
Annexes Monographies . . L’Invention de l’œuvre. Rodin et les Ambassadeurs. D’après… Autour… Selon… Rodin, coédition Actes Sud/musée Rodin. Natalie Coural, Dominique Cordellier, Hélène Grollemund, Le Papier à l'œuvre, éd. du musée du Louvre. Le Moment Supports/Surfaces, Ceysson Éditions d’art.
Catalogues (sélection) Buraglio 1965-1979, musée de Grenoble (exposition du au ). Pierre Buraglio, galerie Matisse - Institut français, Londres, 1993. Buraglio, musées d'Arles, 1989. Buraglio d'après, Amiens, fonds régional d'art contemporain de Picardie, 1992. Pierre Buraglio, centre d'art de Flaine, 1987. Prolongements et prélèvements, musée Zadkine, 2003. Avec qui ? À propos de qui ?, musée des Beaux-Arts de Lyon, 2004. En planeur, musée Fabre, Montpellier, Actes Sud, 2009. Pierre Buraglio, musée des beaux-arts d'Angers, 2011. La Guerre intime, Historial de la Grande Guerre, château de Péronne, 2012. À tenon et mortaise, galerie Jean Fournier, Paris, 2014. Échos de 14-18, son enfance – sa Normandie, musée de Louviers, 2014.
Liens externes
Notice pédagogique de l'université de Toulouse.
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