Le musée Gallé-Juillet, est situé à l'emplacement du château fort de Creil dans le département de l'Oise, en région Hauts-de-France. Labellisé Musée de France, il regroupe deux maisons construites au XIXe siècle : la maison Gallé-Juillet et la maison de la Faïence.
Historique
upright|thumb|left|La salle à manger. À partir de ce qu’il restait, l'une des tours, le maire de Creil, Jules Juillet, fit bâtir entre 1846 et 1868, une maison de campagne, qui devint un cabinet de curiosité pour les amateurs d'objets anciens. Vaste demeure construite sur quatre niveaux (rez-de-chaussée, premier, second étage et grenier), 17 pièces furent aménagées. Au rez-de-chaussée, dans deux pièces on peut voir les croisées d'ogives restant de l'époque médiévale.
Le musée existe depuis la donation faite en 1929 par Berthe Gallé. Cette notable creilloise, veuve d'Auguste Gallé (décédé en 1928) et portant le deuil de son fils Maurice, mort le pendant la Grande Guerre, lors de la bataille de la Somme, à Bouchavesnes, décida de céder sa demeure à la ville de Creil avec tous les biens qu'elle contenait. Son but étant de faire perdurer le nom des Gallé et des Juillet, sa donation impose que la maison soit conservée en l'état, comme si les habitants y vivaient encore.
- dont le musée possède un portrait par Maurice Boudot-Lamotte. -
Collections
Les collections archéologiques, témoignent du passé gallo-romain de Creil notamment par le « trésor de l'écluse » constitué de plusieurs centaines de pièces en argent et en bronze.
Le musée conserve une collection d'environ 15 000 œuvres et objets des arts décoratifs, beaux-arts et ethnologie..
La maison Gallé-Juillet retrace la vie d’une famille creilloise, de la Révolution française à la Première Guerre mondiale. Sont ouverts à la visite : la cuisine, la salle à manger, le salon, le bureau-fumoir, le cabinet de curiosité et avec sa collection de coquillages, les chambres à coucher...
La collection d’arts décoratifs présente des meubles estampillés, des œuvres d'Émile Gallé, des céramiques et des tableaux, une collection de jouets anciens et un théâtre d'enfant,
L'histoire de la faïencerie de Creil est évoquée à travers l'exposition de 600 faïences fines de Creil.
La faïencerie
thumb|upright=1.1|Assiette en faïence fine à décor imprimé et peint sous glaçure, Faïence de Creil, 1827-1840, Musée Gallé-Juillet de Creil.
La manufacture de faïence est fondée une première fois le 7 prairial An V (le ) par un cristallier parisien, Robert Bray O'Reilly. Elle ne dure qu'un peu plus d'une année. Le développement de cet établissement est durablement lancé à partir de 1802. En 1840 la manufacture emploie 700 ouvriers. Elle ferme ses portes en 1895.
Plusieurs directeurs et propriétaires marquent cette manufacture de leur empreinte : Jacques Bagnall (né en Angleterre en 1762, élève de Josiah Wedgwood) qui, après un passage à la porcelainerie de Chantilly, vient travailler à Creil à partir de 1802. Là, devenu directeur, il crée des pièces superbes, en copiant sur le style Wedgwood ; en témoignent les pièces de services dites en grès fin noir, exposées au musée de Creil, certaines soupières, et le cratère sur fond jaune au lieu du bleu typique du maître anglais. Charles Gaspard Alexandre Saint-Cricq-Casaux, propriétaire et actionnaire principal (à partir de 1811) de la manufacture. Il réussit la fusion avec la manufacture de Montereau en 1819. Louis Martin Lebeuf (1792-1854) et Jean Baptiste Gratien Milliet (1797-1875), les Anglais Georges Vernon, père et fils, directeur et sous-directeur jusqu'en 1849 : ils introduisent la porcelaine tendre à Creil. Henry Félix Anatole Barluet (né en 1820) succède aux Vernon. Il est maire de Creil jusqu'à sa mort.
La manufacture est le premier employeur de la ville de Creil pendant des décennies. En 1866, le recensement de population cite 503 personnes domiciliées à Creil et qui y travaillent, sur une population totale de Creillois. Dans le détail, il y a 349 ouvriers, 129 ouvrières, 12 ingénieurs, employés et directeur, et 3 domestiques. Le premier employeur du bassin creillois était les Forges de Montataire comptant employés.
Fréquentation +Chiffres de fréquentation 2001-2017AnnéeEntrées gratuitesEntrées payantesTotal20014572 7033 16020021 6951 3343 02920032 0741 9964 07020042 9041 4554 35920052 1182 4434 56120063 1962 4025 59820074 0322 3696 40120084 3001 6655 96520095 3922 5217 91320105 8602 1748 03420115 6042 8378 44120125 7572 7968 55320135 1302 0677 19720146 0691 7107 77920154 8111 2816 09220165 6471 3486 99520172 8204 8457 665
Notes et références Notes
Références
Annexes
Bibliographie Léon Boursier, Histoire de la ville et châtellenie de Creil, 1883. Stéphane Audoin-Rouzeau et Nathalie Garreau-Demilly, Maurice Gallé, vie d'un soldat, deuil d'une famille (1914-1929), MEMO, 1998. Maddy Ariès, La manufacture de Creil (1797-1895), Éditions Guénégaud, 1974. Nathalie Demilly, Étude sur les personnes travaillant à la manufacture de faïence de Creil (1866-1896), publication des Amis du musée Gallé-Juillet et de la faïence de Creil, 2005. René Gandilhon, Les Vernon, graveurs et faïenciers en Angleterre, en Russie et en France, Société d'Agriculture, Commerce, Sciences et Arts de la Marne, 1965, 1975.
Articles connexes
Creil Histoire de Creil Liste des monuments historiques de l'Oise (est) Liste des musées de Picardie
Liens externes
Galle-Juillet Galle-Juillet Catégorie:Label musée de France dans l'Oise Gallé-Juillet Catégorie:Monument historique dans l'Oise Catégorie:Monument historique classé en 1923 Catégorie:Musée de la céramique Catégorie:Creil