L'église Saint-Ferdinand-des-Ternes est une église du de Paris.

Elle ne doit pas être confondue avec l'ancienne chapelle Saint-Ferdinand, actuelle église Notre-Dame-de-Compassion de Paris.

Construite à partir de 1937 à l'emplacement de l'ancienne église devenue trop petite, elle constitue le lieu de culte de la paroisse catholique Saint-Ferdinand des Ternes - Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus.

Le bâtiment upright=0.7|thumb|gauche|Panneau Histoire de Paris. L'ancien bâtiment

La chapelle utilisée par les habitants du quartier étant devenue trop petite compte tenu de l'accroissement de la population, la commune de NeuillyL'emplacement de l'église est situé jusqu'au milieu du sur le territoire de la commune de Neuilly. Le nouveau quartier des Ternes est rattaché à Paris par la loi du . achète un terrain à la famille d'ArmailléLa famille d'Armaillé était une famille noble de robe angevine, alliée avec la vieille noblesse d’épée du royaume. qui y avait construit un « manoir » au Église, Éducation, Lumières... : Histoires culturelles de la France (1500-1830), en l'honneur de Jean Quéniart, .. L'église se trouve entre les rues Saint-Ferdinand et Armaillé, légèrement en retrait de l'avenue des TernesCadastre révisé des communes annexées (1830-1850), Neuilly, plan Section C dite « des Ternes », feuille unique, échelle 1/1000, côte ATLAS/95/17..

Le plan de la nouvelle église est confié à l'architecte protestant, Paul-Eugène Lequeux (1806-1873), auteur des plans d'agrandissement à partir de 1839 de l'église Sainte-Marie des Batignolles et de l’ancienne mairie des Batignolles en 1847-1849, aujourd'hui démolie.

L'église, construite entre 1842 et 1847, est nommée « Saint-Ferdinand » en souvenir du prénom du prince royal Ferdinand-Philippe d'Orléans, fils aîné du roi Louis-Philippe, qui mourut accidentellement le , près de la porte Maillot, toute procheÀ l'emplacement de cet accident, est construite en 1843 la chapelle Saint-Ferdinand. En 1974, cette chapelle est déplacée d'une centaine de mètres et prend le nom d'église Notre-Dame-de-Compassion de Paris le . et dont le saint patron était saint Ferdinand de Castille (1199-1252) qui fut roi de Castille de 1217 à 1230, et roi de Castille et de León de 1230 à 1252.

L’église est bénie le par Denys Affre, archevêque de Paris. Mais elle se révèle rapidement trop petite.. Dès 1849, le manoir de la famille d'Armaillé est détruit, sur son emplacement des rues sont tracées, puis le la municipalité de Neuilly, pour agrandir l’église, achète à la famille d'Armaillé, un grand terrain situé aux Ternes .. L'église est alors de nouveau bénie et inaugurée en 1878 par le cardinal Joseph Hippolyte Guibert, archevêque de Paris.

Le bâtiment actuel Construction Le , commence la construction de l'église actuelle, sur les plans des architectes Paul Théodon, Frédéric Bertrand et Pierre Durand, l'ancienne église est démolie à mesure que la construction de la nouvelle progresse, en 1940 le chœur et la première travée sont bâtis. Il faut attendre la fin de la guerre pour que les travaux reprennent. L'édifice est achevé en 1957..

Le , l'église basse ou « crypte » consacrée à sainte Thérèse de Lisieux est bénie par Emmanuel Suhard, archevêque de Paris. Cette église basse prend le nom de « sainte Thérèse de l'Enfant Jésus », elle est en 2016 la seule église parisienne consacrée à cette sainte.

Le , la nouvelle église de style néo-byzantin, avec une nef surmontée de trois coupoles. est bénie par Maurice Feltin, archevêque de Paris.

En 1990, le chœur a été totalement réaménagé par la décoratrice Madeleine Diener (autel, ambon, mobilier, chandeliers…) et inauguré le par le cardinal Jean-Marie Lustiger, archevêque de Paris.

Une importante rénovation (mise aux normes électriques, accessibilité…), cofinancée par l'archidiocèse de Paris ainsi que par la ville de Paris, a été effectuée de 2011 à 2015.

Extérieur La façade est couverte de trois œuvres du sculpteur Georges Muguet (1903-1988) représentant saint Ferdinand, le Christ et sainte Thérèse-de-l'Enfant-Jésus.

Au-dessus de la façade, le clocher contient les trois cloches « Désirée, Fernande et Rosalie » bénies en par le cardinal François-Nicolas-Madeleine Morlot, archevêque de Paris, déplacées dans le clocher lors de la construction de cette nouvelle église.

Intérieur Peintures, sculptures Les murs intérieurs de l'église ont été en partie décorés par le peintre Maurice Guy-Loë, notamment dans la chapelle absidiale Saint-Jean-Marie-Vianney, une peinture murale évoque deux des missions du curé d'Ars : la prédication et la confession.

Le chemin de croix, en mosaïque de pierre, a été réalisé par Cécile Bouvarel, peintre mosaïste, de 1991 à 1993. Les quatorze stations sont chacune constituée d'un carré de de côté surmonté d’un demi-cercle qui évoque les coupoles de la nef. Un nouveau regard sur le patrimoine parisien - Chemins de crois du - Balades du patrimoine, mairie de Paris, ..

Dans le chœur, à l'abside, les œuvres du peintre Pierre Dionisi illustrent la Cène (partie inférieure), la Trinité (partie supérieure), la sortie du purgatoire (à gauche), l'Église avec le pape, les évêques et les fidèles (à droite).. Le transept gauche contient un grand Christ en croix, en bronze, œuvre du sculpteur Auguste Préault et une peinture murale en style naïf due à Pauline Peugniez ; cette peinture illustre l'ordination, le mariage et l'onction des malades. On trouve au transept droit une peinture murale de Roger et Hélène Bezombes illustrant les sacrements du baptême, de la confirmation et de la pénitence. En , une statue en pied de sainte Teresa de Calcutta due au sculpteur Jean-Marc de Pas y est inaugurée. Cette statue, la première en France de cette sainte, est une commande de la paroisse et de son curé Matthieu Rougé.Création d’une sculpture en pied en hommage à Mère Teresa (en matériau composite) pour l’église Saint Ferdinand des Ternes, Paris 17 (inauguration septembre 2017), , consulté le=3 décembre 2017..

Orgue thumb|Orgue de tribune. En 1898, l'église est dotée d'un orgue Cavaillé-Coll qui est électrifié par la maison Beuchet-Debierre en 1963. Le buffet décoratif d'origine est démonté et transféré en Vendée pour équiper l'orgue de l'église Saint-Jean-Baptiste de Montaigu.Restauration des orgues de Montaigu, documentation de la Fondation du patrimoine, .. L'orgue est remplacé en 1995 par un orgue neuf du facteur Pascal Quoirin.. Ce nouvel instrument aux transmissions mécaniques, comporte , de et un pédalier de .. En 2009, l'orgue de la crypte a été démonté pour être restauré puis remonté dans l'église de Vaux-sur-Seine (Yvelines)Activité de l'association vauxoise de recherches et d'initiatives locales, , ..

Composition Grand-orgue 56 notes Montre 16' Montre 8' Flûte 8' Prestant 4' Doublette 2' Cornet V Fourniture IV Cymbale IV Trompette 8' Clairon 4' Positif 56 notes Bourdon 8' Salicional 8' Montre 4' Doublette 2' Flûte allemande 4' Nasard 2' 2/3 Tierce 1' 3/5 Larigot 1' 1/3 Plein Jeu IV Cromorne 8' Récit 56 notes Bourdon 8' Flûte 4' Nazard 2' 2/3 Flûte 2' Tierce 1' 3/5 Flageolet 1' Basson-Hautbois 8' Voix Humaine 8' Pédale 32 notes Bourdon 16' Flûte 8' Prestant 4' Basson 16' Trompette 8' Clairon 4'

Organistes L'organiste, improvisateur et compositeur Georges Jacob occupa le poste d’organiste et maître de chapelle de 1907 à sa mort en 1950.Histoire de Domont.. L'organiste titulaire actuel est Jean-François Hatton qui est également titulaire-adjoint du grand-orgue de l' église de la Sainte-Trinité de Paris. Stéphane Béchy en fut également organiste entre 1999 et 2004, il y a donné en concert l'intégrale de l'œuvre d'orgue de Johann Sebastian Bach en dix-sept récitals (2001-2002)..

La paroisse Saint-Ferdinand des Ternes - Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus Localisation Outre l'église Saint-Ferdinand située , la paroisse comprend le presbytère situé et la maison de quartier « Espace 16 » située . Cette dernière est portée par une association loi de 1901 fondée et soutenue par la paroisse..

Particularités La paroisse s'est distinguée pour l'enseignement du catéchisme en utilisant une méthode pédagogique de type Montessori..

En , la paroisse met en place des « tournées-rue » avec l'association Aux captifs, la libération<ref>Rapport moral 2014" de l'association Aux captifs la libération, , .</ref>.

Personnalités liées à la paroisse La liste des curés est publiée par la paroisse[Le Clocher des Ternes, , , .. 1847-1857 : Hyacinthe Casimir de Gonet, curé. 1857-1864 : Claude Hadrien Depille, curé. 1864-1872 : Pierre Bernard Hugony, curé. Il sera ensuite curé de la paroisse Notre-Dame-d'Auteuil. En 1870, Jean Pradère est vicaire. Né et mort à Arguenos (1826-1895), il est ordonné prêtre en 1854 après des études au séminaire Saint-Sulpice. Il est ensuite professeur de philosophie au petit séminaire de l'Esquille, nommé vicaire à Saint-Ferdinand en 1870, il est ensuite premier aumônier du couvent des Oiseaux, puis curé de la paroisse Saint-Gilles de Bourg-la-Reine le avant d'être nommé à l'église Notre-Dame-de-la-Nativité de Bercy en 1889. Il en démissionne quelque temps après, est nommé chanoine honoraire, et retourne dans son village natal où il meurt le Abbé Paul Lieutier, Bourg-la-Reine, essai d'histoire locale, édition 1913, réédition 2003, Paris, Le Livre d'histoires, p.265/306.p. .. 1872-1886 : Auguste Joseph Louis Joiron, curé. 1886-1908 : Léon-Félix Lemmonier, curé. 1908-1930 : Stanislas Clair, curé. En 1928, Jacques Le Cordier est nommé vicaire. Il sera en 1966 le premier évêque du nouveau diocèse de Saint-Denis où il restera jusqu'en 1978. 1930-1934 : Joseph Courbe, curé. 1934-1941 : André Leclerc, curé. 1941-1943 : Henry Aubé, curé. 1943-1961 : Marcel Caillet, curé. 1961-1967 : Robert Leclercq, curé. 1967-1972 : Henri Minnaert, curé (interview le dimanche des Rameaux, . 1972-1980 : Paul Yelli (1914-2014)Fiche « Paul René Victor Yelli » dans le fichier Insee des décès en France depuis 1970.Faire-part de décès dans Le Figaro, ., curé. De 1973 à 1977, Éric Aumonier est vicaire. il sera nommé évêque auxiliaire de Paris en 1996 puis évêque de Versailles en 2001. 1980-1983 : Jacques Perrier, nommé ensuite évêque de Chartres puis évêque de Tarbes et Lourdes en 2012. 1983-1986 : Jean de La Forest de Divonne (1933-2011)Fiche « Jean Yves Marie de La forest de Divonne » dans le fichier Insee des décès en France depuis 1970.Faire-part de décès dans Le Figaro, ., curé. 1986-1992 : Philippe Breton, curé. Il est nommé évêque d'Aire et Dax en 2012. 1992-2001 : Jean-Yves Riocreux, curé. Il est nommé évêque de Pontoise en 2003 puis évêque de Basse-Terre et Pointe-à-Pitre en 2012. 2001-2013 : Emmanuel Schwab, curé. Il est ensuite nommé curé de la paroisse Saint-Léon (2013-2023 et recteur du sanctuaire de Lisieux en 2023. 2013-2018 : Matthieu Rougé, curé. Il fut secrétaire du cardinal Jean-Marie Lustiger puis recteur de la basilique Sainte-Clotilde et directeur du service pastoral d'études politiques.., il a publié plusieurs ouvrages dont en 2014 L’Église n'a pas dit son dernier mot, ouvrage sous-titré « petit traité d'antidéfaitisme catholique ». En 2018, il est nommé évêque de Nanterre. depuis 2018 : Stanislas Lemerle, curé. Après des études de droit à l'université de Paris-Assas et d’histoire à la Sorbonne, il est ordonné prêtre le . Aumônier des lycées Henri IV, Saint Louis et Louis le Grand à Paris, il est aumônier général des Scouts unitaires de France de 2011 à 2014. Il est nommé curé de la paroisse du Saint-Esprit à Paris en , période où il est également directeur spirituel à la Maison Saint-Augustin.

Accès Ce site est desservi par les stations de métro Argentine, Ternes, Porte Maillot et Charles de Gaulle-Etoile.

Notes et références Notes

Références

Pour approfondir

Bibliographie Alexandra Ardisson, Aline Dumoulin, Jérôme Maingard, Reconnaître Paris d'église en église'', Massin, Paris , 2008, .

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