vignette|Binic, les casiers. vignette|Binic, le port à marée basse. Binic est une ancienne commune française située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne devenue le une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Binic-Étables-sur-Mer. Binic appartient au pays historique du Goëlo.

Elle est notamment connue pour être une station balnéaire attractive, où le tourisme prédomine. Binic est appelée aussi .

Géographie Binic se situe dans la partie ouest de la baie de Saint-Brieuc, la Côte du Goëlo (qui va du sillon de Talbert à l’anse d’Yffiniac). Son port de plaisance, accessible seulement à marée haute, propose 500 places à flot. Il est fréquenté par quelques bateaux de pêche côtière.

Selon le recensement de 1999, elle compte habitants. Sa population est à peu près multipliée par trois l’été.

Binic est divisée en plusieurs quartiers : les Fontaines-Gicquel ; la Ville-Biard ; la Ville-Even ; la Ville-Garnier ; la Ville-Gilbert ; la Ville-Jacob.

Histoire Le Néolithique L'histoire de Binic remonte au Néolithique (entre 3500 et 1800 av. J.-C.). En effet, on y a retrouvé des monuments mégalithiques tel le dolmen La Table de Margot (détruit en 1816 lors de travaux du port).

Le Moyen Âge Au Moyen Âge, Binic était un petit village d'au plus une vingtaine de maisons. Mais c'était toutefois un grand lieu de foires et de marchés où venaient les habitants des villages alentour.

Époque moderne

Charles Colbert de Croissy écrit en 1665 que « dans les ports de Binic il n'y a, que de petitz (petits) bâtiments (bâtiments) de cinquante à soixante thonneaux (tonneaux) qui s'y puissent retirer, la mer asseichant (asséchant) de fort loing (loin). [La côte est] gardée par la parroisse (paroisse) de Plelou (Plélo) qui fournit quatre gardes de cent hommes chacune, et la parroisse d'Estable (Étables-sur-Mer) qui en fournit quatre autres de pareil nombre »..

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En 1821, grâce à François Le Saulnier de Saint-Jouan, un armateur binicais, avec l'appui de la duchesse d'Angoulême, fille de Louis XVI, Binic devient une commune à part entière en se détachant de la paroisse d'Étables-sur-Mer. Elle compte alors 1 611 habitants. Il faut attendre 1840 pour que les limites entre Binic et les communes d'Étables-sur-Mer et de Pordic soient définitivement arrêtées.

Au , Binic connut son apogée en devenant, en 1845, le premier port français pour la Grande Pêche. Le port recevait annuellement 150 à 160 navires et l'activité se partageait entre la pêche à Terre-Neuve et le cabotage (importation de sel, de vin, de bois du Nord, de farines et légumes). Binic était alors le premier port de pêche à la morue.

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L'agonie de la pêche à la morue

La période correspondant au premier quart du , jusqu'au seuil des années 1930, est pour la commune celle d'une mutation en profondeur car l'activité de pêche à la morue à Terre-Neuve et en Islande y vit tant bien que mal ses dernières décennies.

Confrontées durant la guerre aux sous-marins allemands, à la hausse des coûts d'armement et aux réglementations sur la pêche de plus en plus strictes - notamment en Islande - dans les années 1920 et à la concurrence des chalutiers à vapeur, les goélettes qui depuis les années 1860 étaient emblématiques des ports du Goëlo finissent par disparaître.

vignette|redresse=2|Le bord de mer à marée basse. vignette|alt=|Binic, le bassin à flots.

C'est pour le port une période très morose qui débute. Elle va durer une trentaine d'années.

Plus récemment s'est développée la pêche à la coquille Saint-Jacques, spécialité de la baie de Saint-Brieuc. Depuis 1992, les chalutiers binicais débarquent leur pêche au nouveau port de Saint-Quay-Portrieux, ville voisine de 6 kilomètres.

La ligne de chemin de fer

Entre 1906 et 1956, Binic a été desservie par une ligne des Chemins de fer départementaux des Côtes-du-Nord et a eu sa gare sur l'esplanade de la Banche, vaste espace remblayé et gagné sur la grève d'ailleurs construit à cet effet par l'ingénieur briochin Louis Harel de la Noë.

Le chemin de fer a laissé à Binic des traces importantes : citons notamment les deux viaducs (viaduc de la Hasée dit du Chien noir en face de la station d'épuration et viaduc de Beaufeuillage en face de la zone artisanale) situés tous les deux le long de la en direction de Lantic.

La Première Guerre mondiale Le monument aux morts porte les noms de 108 soldats morts pour la Patrie, dont 73 morts pendant la Première Guerre mondiale. :

La Seconde Guerre mondiale

Le monument aux morts porte les noms de 31 personnes mortes pour la France durant la Seconde Guerre mondiale.

L'après Seconde Guerre mondiale

Trois soldats originaires de Binic sont morts pour la France pendant la Guerre d'Indochine et un est mort durant la guerre d'Algérie

Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Benic en 1419, Bignic en 1513., Binic en 1545, haffvre de Bynic en 1564, Bennic en 1565.

Le toponyme est constitué du mot breton , qui signifie « embouchure » (antérieurement « pied de base ».), et de l'hydronyme Ic, en breton.. D'où le sens global d'« estuaire de l'Ic ».. La composition est comparable à celle de Bénodet, situé à l'« embouchure de l'Odet ».

En gallo, langue d’oïl traditionnelle de Haute-Bretagne et essentiellement orale, Bernard Tanguy transcrit en 1992 la forme gallèse parlée sous la graphie Bini.. Dans un inventaire en ligne ouvert en 2016, l'association Chubri relève plusieurs attestations orales et écrites et restitue la forme Bini..

En breton, le nom de la localité est attesté sous les formes Binic en 1899, Binik en 1905 et 1926. La base de données toponymiques Kerofis de l'Office public de la langue bretonne recense dans la production écrite de langue bretonne la forme Binig depuis 1929. Cette graphie est donnée en entrée de plusieurs dictionnaires du bretonFrancis Favereau, Geriadur bras - Grand dictionnaire (B), Skol Vreizh, Morlaix, 2021, p.88Dictionnaire breton, sous la direction de Pierre-Jakez Hélias, Éditions Garnier, Paris, 1986, p.790. L'Office public de la langue bretonne propose la prononciation normalisée et la forme bretonne normalisée Binig. Cette forme est employée sur les panneaux d'entrée de la localité.

Dans une étude consacrée aux toponymes bretons de Haute-Bretagne et publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 8,1 % des toponymes de l'ancienne commune sont d'origine bretonne..

À Binic, les habitants ont hérité du surnom de « Couennes de lard »... à cause des portions de lard salé qu'ils emportaient lors de leurs longues campagnes en mer..

Politique et administration Tendances politiques et résultats

Récapitulatif de résultats électoraux récents Scrutin tourTête de liste%Tête de liste%Municipales 2014https://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014/(path)/MN2014/022/022007.htmlPSChristian UrvoyDVDRené André

Liste des maires

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Liste des maires délégués

Démographie

Économie Binic comporte une zone artisanale où sont notamment situées les entreprises Binic Gastronomie et la minoterie Hinault.

La ville dans le tourisme (Site de l'Office de Tourisme de Binic).

Culture locale et patrimoine Lieux et monuments Binic est riche en monuments et lieux touristiques. Pour retracer son histoire, le Musée des traditions populaires de Binic regorge d'objets du passé, donnés par des institutions ou des particuliers, et présentés dans leur cadre d'origine. Ce sont aussi bien des objets de la vie quotidienne, que des instruments de pêche ou des vêtements traditionnels. Le musée évoque la vie quotidienne à Binic il y a un siècle, à travers une collection de coiffes, de costumes bretons et de d'objets divers se rapportant à la vie maritime et à la grande pêche. Des reconstitutions (salle de classe, forge, atelier de menuisier) complètent la visite.

Les édifices religieux L'église de Binic s'appelle Notre-Dame-de-Bon-Voyage. Sa construction a été décidée à la place de l'ancienne chapelle Saint-Julien après l'instauration de Binic comme commune indépendante d'Étables-sur-Mer en 1821. Binic compte également la chapelle Saint-Gilles dans le quartier de la ville-Jacob, où a lieu une procession chaque premier dimanche de septembre. La chapelle privée Sainte-Anne est située rue de la Griselle.

Le cimetière Binic possède un très beau cimetière, situé sur les hauteurs qui dominent le bourg.

Certains personnages connus y sont inhumés : Gérard Hennebert (1913-1953) : résistant, Compagnon de la Libération. Édouard Francis Kirmisson (1848-1927) : chirurgien, professeur à la Faculté de Médecine. François Le Douarec (1924-2008) : avocat à la cour d’appel de Rennes. François Le Saulnier de Saint-Jouan (1784-1847) : armateur, fondateur et premier maire de la commune de Binic. Régis Le Saulnier de Saint-Jouan (1921-2005), archiviste et historien de Côtes d’Armor. Yoko Tani (Yoko Itani : 1928-1999), actrice japonaise qui tourna quelques films dans les années 1950 et qui fut l’épouse du comédien Roland Lesaffre.

Les monuments les plus intéressants sont les suivants : La chapelle des Verry-Carfantan, famille d'armateurs de Binic. L'enclos de la famille Le Saulnier de Saint-Jouan, L'enclos de la famille Le Suavé, Galerne, Le Noan, Petitjean. L'enclos de la famille Besnier-Guilloux, Les stèles de Louis, Samuel et Ange Fichet des Grèves, dont la tradition rapporte qu'ils ont été enterrés debout, La tombe de L. Marie qui porte un crâne et deux tibias, sans doute pour rappeler que, quelle que soit la notoriété du défunt, les hommes sont égaux devant la mort, Le monument funéraire insolite de Yoko Tani.

Les plages Il existe à Binic trois plages donnant sur la Manche. L'avant-por' est une plage encadrée de pierres : des rochers à chaque extrémité et la digue la surplombant. Au-dessus de la plage, le sentier des douaniers offre un point de vue sur la mer. La plage de l'avant-port devient touristique à partir de 1906 avec la construction des premières cabines de bain en bois. La rampe en zigzag dite Suavé-Galerne est construite avant 1939. Le tunnel sous la falaise du Goulet est construit pendant la Seconde Guerre mondiale par les soldats allemands.. La Banche est la plus grande plage de Binic. On y trouve une piscine, un bassin d'eau de mer et un club de plage pour animer les journées des plus jeunes. La plage du corps de garde est elle située dans un décor plus sauvage et est nettement moins fréquentée que les deux précédentes.

Le port Celui qui vit partir tant de marins au large de Terre-Neuve accueille aujourd'hui plus de 600 unités sur ponton et mouillage dans le bassin et l'avant-port. Ceinturé par de quais, il est constitué d'un avant-port, de 4 hectares, et d'un bassin à flot, de 3,35 hectares.

Le marché Depuis le , la situation géographique privilégiée du marché et sa vocation maritime ont inscrit Binic dans l'histoire des foires et marchés. À l'époque, on y trouvait toute sorte de produits : produits de la mer, de la terre, du négoce et de l'armement de navires. Plusieurs foires se déroulaient à date fixe chaque année.

Depuis la Révolution française, ce marché a lieu chaque jeudi matin. Aujourd’hui, en saison, près de 200 commerçants s'y installent, proposant des produits régionaux, des produits frais et divers autres produits…

Personnalités liées à la commune Louis Massignon (1883-1962), islamologue, avait une villa (« La Roseraie ») à Binic.. Jacques de Choudens (1887-1915), poète et scénariste né à Binic. Son nom est inscrit au Panthéon parmi les 560 écrivains morts au combat pendant la Première Guerre mondiale. Marcel Reinhard (1899-1973), historien décédé à Binic. Henri Vincenot (1912-1985), enfant, il a vécu deux ans à Binic chez son oncleTélé 7 Jours n°1289, semaine du 9 au 15 février 1985, pages 78-79 : "À soixante-treize ans Henri Vincenot veut créer un élevage d'escargots", article d'Éric de Goutel