La d'infanterie est une division d'infanterie de l'armée de terre française qui a participé à la Première et à la Seconde guerres mondiales, ainsi qu'à la guerre d'Algérie.
Création et différentes dénominations
1873 : formation de la d'infanterie 1940 : dissolution 1945 : nouvelle formation (juin) puis dissolution (octobre) 1952 : nouvelle formation 1956 : dissolution (janvier) puis nouvelle formation (juin) 1962 : dissolution
Les chefs de la d’infanterie vignette|Le général Carbillet est décoré par le général de Castelnau, le 29 juillet 1915. - : général Micheler (n'a pas pris possession) - : général Zentz d'Alnois . - : général de Bellemare : général Thiéry - : général Verrier . - : général Metzinger : général Caze - : général Fabre . - : général Meunier : général Beaudenom de Lamaze : général Carbillet - : général Guyot d'Asnières de Salins - : général Rouquerol - : général Bernard - : général Barthélémy - : général Menvielle . : général Descoings : général Breton : général Payot - : général Mittelhausser . - : général Duchêne . : général Chédeville - : général Moyrand . : général Olry - : général Gérodias - : général Marchand 1952 : général Carolet : général Berton : général de Winter 1958 : général Boucher de Crèvecœur : général de Berrotat : général de Belenet : général Simon : général Capodanno Première Guerre mondiale Composition au cours de la guerre vignette|Poilus du de la au repos en 1917-1918. Infanterie : d’infanterie d’ à d’infanterie d’ à d’infanterie d’ à d’infanterie d’ à d’infanterie d’ à d’infanterie de à (dissolution) d’infanterie d’ à (dissolution) de chasseurs à pied d’août à de chasseurs à pied d’août à de chasseurs à pied d’août à de chasseurs alpins d’août à
Cavalerie : 1 escadron du de hussards d' à 2 escadrons du de hussards de à 2 escadrons (puis un seul à partir de ) du de dragons de à
Artillerie : 3 groupes de de 75 du d'artillerie de campagne d' à et de 150 du d'artillerie de campagne de à de 58 du d'artillerie de campagne de à (demi-batterie jusqu'en ) de 58 du d'artillerie de campagne de janvier à de 155C du régiment d'artillerie lourde de à de 155C du d'artillerie lourde de mars à (changement de nom du précédent)
Génie : compagnies du du génie : compagnie 15/1 d' à compagnie 15/1 bis puis 15/51 de à compagnie 24/21 de à sapeurs-pionniers du du génie de janvier à sapeurs-pionniers du du génie de à sapeurs-pionniers du du génie de à 1 bataillon de pionniers du d’infanterie territoriale d'août à détachement de transmission du du génie de à
Historique 1914
À partir du : mobilisation de son Quartier général (général Carbillet) à NiceJMO 26 N 316/1 de la 29e division et de ses unités combattantes dans la Région de Marseille.
5 – : transport par jusqu'aux gares de Vézelise et Diarville au sud de Nancy et débarquements. 6 - : concentration et progression d'abord vers Saint-Nicolas-de-Port et Dombasle-sur-Meurthe puis vers le secteur frontalier de Drouville. 14 – : offensive en direction de Dieuze puis Bidestroff et Cutting. : : avec près de 2 000 hommes mis hors de combat, s'empare de Coincourt puis, en fin d'après-midi, vers le bois du Haut-de-la-Croix avec la victoire de Moncourt où ceux de la 57e brigade (111e et 112e régiments) sont les seuls de la 2e armée à mettre en fuite l'infanterie allemande . : combats acharnés pour conquérir les six kilomètres de la butte de Bidestroff. À noter en soirée l'exploit du 24e bataillon de chasseurs alpins s'emparant de la position allemande de Cutting en avant des positions du 16e corps d'armée de Montpellier. 20 – : engagée dans la bataille de Morhange, au nord-est de Dieuze ; puis repli, par Parroy, Bauzemont et Vitrimont, sur la région Blainville-sur-l'Eau, Damelevières, hauteurs de Saffais. – : reprise de l'offensive, et poursuite vers la Mortagne, jusque dans la région Xermaménil, Lamath. À partir du , engagée dans la bataille du Grand-Couronné : combats vers Xermaménil ; puis progression jusqu'à la Meurthe. 3 – : retrait du front et mouvement par étapes vers Gondrecourt, par Bayon, Vézelise et Colombey-les-Belles. À partir du 6, transport par au sud-est de Bar-le-Duc ; le 7, mouvement en direction de Revigny. 7 – : engagée dans la de la Marne. 7 - : bataille de Revigny : combats vers Vassincourt. À partir du 11, poursuite vers le nord, par Vavincourt et Beauzée-sur-Aire, jusque dans la région nord-ouest de Verdun.
1915 - 1916 vignette|Mi-1916, dans la région de Nieuport (Flandre-Occidentale, le général Rouquerol décore des soldats de la . – : combats au bois des Forges et à Malancourt ; puis stabilisation et occupation d'un secteur vers Avocourt et le sud-est de Vauquois (guerre de mines) : : attaque de Forges par des éléments de la DI : mouvement de rocade, et occupation d'un secteur entre Béthincourt et la Meuse, puis le , occupation d'un secteur vers Malancourt et le pont des Quatre Enfants. : attaque française vers Malancourt. : front étendu, à gauche, jusque vers Vauquois. : attaque allemande sur la tranchée de Malancourt. : front étendu, à droite, jusqu'à Béthincourt. : front réduit, à gauche, jusqu'à Avocourt. : combats aux bois de Malancourt et d'Avocourt. – : retrait du front et repos vers Chevillon. – : transport par dans la région de Dunkerque ; repos. – : mouvement vers le nord-est et occupation d'un secteur vers Nieuport. – : retrait du front, regroupement vers Bergues. À partir du , transport par dans la région de Crèvecœur-le-Grand ; instruction au camp. À partir du , mouvement vers le sud-est de Beauvais ; repos et instruction. - : les brigades alternent entre elles pour des travaux exécutés vers Proyart et Cappy. – : mouvement vers Grandvilliers ; repos.
1917 8 – : transport par , de la région Conty, Longueau, dans celle de Dunkerque. – : occupation d'un secteur à Nieuport : , attaque allemande précédée d'une violente émission de gaz. – : retrait du front (relève par l'armée britannique) ; repos dans les régions de Vieille-Église et de Calais (éléments occupés à des travaux vers Waayenburg). : mouvement vers Rexpoëde, et, le , vers Vieille-Église et Calais ; repos et instruction. – : mouvement vers le front et occupation d'un secteur vers Bikschote et Langemark. – : retrait du front ; éléments au repos dans la région de Roesbrugge-Haringe, puis dans celle de Warhem ; éléments occupés à des travaux sur tout le front de Belgique. 6 – : occupation d'un secteur vers Kloosterschool et Drie Grachten. 13 – : retrait du front (relève par l'armée belge) ; repos vers Bourbourg et Saint-Pierre-Brouck. – : mouvement vers le front, et, le , occupation d'un secteur entre Nieuport et la mer du Nord (relève d'éléments britanniques), étendu à droite, le , jusqu'à Saint-Georges-sur-l'Aa.
1918 – : retrait du front, mouvement vers Bergues ; travaux de . – : regroupement, et, à partir du 29, transport par à Boves et à Longueau. Engagée, vers Hangard, dans la bataille de l'Avre ( de Picardie), au fur et à mesure du débarquement : : combats sur la Luce, et, le 5, vers le bois de Sénécat et vers Hangard. Puis organisation d'un secteur dans la région Hangard, l'Avre. – : retrait du front. Le , transport par à Tannois ; repos. – : mouvement vers le front et occupation d'un secteur vers Bezonvaux et Damloup, étendu à gauche, le , jusque vers la ferme de Chambrettes, puis, le , jusque vers Beaumont. – : retrait du front, et, à partir du , transport par à Pont-Sainte-Maxence, puis transport par camions vers Ecuiry ; repos et instruction. – : mouvement vers le front ; engagée (région de Laffaux) dans la poussée vers la position Hindenburg : les 14 et , participation à la bataille de Vauxaillon ; puis organisation des positions conquises, au sud d'Allemant. – : retrait du front ; repos vers Villers-Cotterêts. 2 – : mouvement vers le front ; préparatifs d'offensive. À partir du , engagée dans la poussée vers la Meuse : poursuite par Vervins, jusqu'à Signy-le-Petit. : retrait du front et regroupement vers Marle et Vervins.
Rattachements Affectation organique : À la mobilisation : d’armée : isolée : d’armée
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– – C.S.N. – G.A.N. – – G.Q.G. 15 – Région fortifiée de Verdun
L'entre-deux-guerres vignette|Défilé des troupes de la d'infanterie à Nice en janvier 1931. En 1936, la division a son quartier général à Nice. Elle est constituée des unités suivantes : brigade d'infanterie alpine : régiment d'infanterie alpine (Hyères) bataillon de chasseurs alpins (Nice) bataillon de chasseurs alpins (Villefranche-sur-Mer) bataillon de chasseurs alpins (Menton) brigade d'infanterie alpine : régiment d'infanterie alpine (Marseille et Draguignan) bataillon de chasseurs alpins (Antibes) bataillon de chasseurs alpins (Grasse) bataillon de chasseurs alpins (Antibes) régiment d'artillerie hippomobile (Nîmes) régiment d'artillerie de montagne (Nice) La division est de type montagne, et est donc également désignée sous le nom de division d'infanterie alpine ( DIAlp ou ).
Seconde Guerre mondiale Composition vignette|Soldats et officiers des corps francs de la en couverture du magazine Le Miroir des sports du , examinant le butin d'un raid mené le . En , la DI est constituée des unités suivantes : brigade d'infanterie alpine : régiment d'infanterie alpine de chasseurs alpins : bataillon de chasseurs alpins bataillon de chasseurs alpins bataillon de chasseurs alpins brigade d'infanterie alpine : régiment d'infanterie alpine dont de pionniers de chasseurs alpins (quitte la division en ) : bataillon de chasseurs alpins de chasseurs alpins de chasseurs alpins régiment d'artillerie de montagne régiment d'artillerie lourde divisionnaire groupe de reconnaissance de division d'infanterie (GRDI) et tous les services (Sapeurs mineurs, télégraphique, compagnie auto de transport, groupe sanitaire divisionnaire, groupe d'exploitation etc.) En , la division d'infanterie se compose de : régiment d'infanterie alpine dont divisionnaire antichars (a rejoint en ) régiment d'infanterie alpine dont de pionniers demi-brigade de chasseurs alpins : bataillon de chasseurs alpins bataillon de chasseurs alpins bataillon de chasseurs alpins régiment d'artillerie de montagne 3 groupes de canons de 75 de montagne divisionnaire antichars (canons de 47, a rejoint le ) régiment d'artillerie lourde divisionnaire 2 groupes de canons de 155 C du d'artillerie (canons de 25 de DCA, rejoint le ) Parc d'artillerie divisionnaire groupe de reconnaissance de division d'infanterie et tous les services (Sapeurs mineurs, télégraphique, compagnie auto de transport, groupe sanitaire divisionnaire, groupe d'exploitation etc.)
Mobilisation À la déclaration de guerre, les unités d'active de la division se placent en couverture à la frontière, du col Saint-Jean (Alpes-de-Haute-Provence) à la mer Méditerranée, pendant les unités en formation rejoignent début septembre.
Campagne de France Le la DI, sous les ordres du général Gérodias, est en réserve du Grand Quartier général (sous les ordres du général Gamelin).
La DI est envoyée sur la Somme (Ligne Weygand) fin entre la DLI à droite et la DI à gauche (PC à Champien), au sein de la Armée du Général Frère.
Elle y reçoit le l'attaque allemande (Opération Fall Rot) ; percée de la 4.PzD vers Noyon et se repliera en ordre jusque sur la Vienne.
Après 1945
Recréation en 1945 La division est recréée le . Elle regroupe des unités du détachement d'armée des Alpes jusque là non endivisionnées :
d'infanterie alpine, d'infanterie alpine, de tirailleurs algériens, d'artillerie, de dragons (reste à Laval et ne rejoint pas la division), de forces terrestres antiaériennes, du génie, mixte de transmissions, de transport, médical, d'exploitation.