Plancher-les-Mines est une commune française de moyenne montagne, située dans le département de la Haute-Saône, la région culturelle et historique de Franche-Comté et la région administrative Bourgogne-Franche-Comté.
Elle fait partie de la communauté de communes Rahin et Chérimont ainsi que du Massif des Vosges. L'altitude varie de au centre du village à au Ballon de Servance. Son histoire est fortement marquée par les mines et les industries de transformation des métaux, elle est connue pour le sommet de la Planche des Belles Filles et sa station de sports d'hiver.
Ses habitants sont appelés les Mainous.
Géographie
Localisation La commune est située dans la haute vallée du Rahin, dans la Haute-Saône dans la région française de Bourgogne-Franche-Comté..
Communes limitrophes
Topographie
Plancher-les-Mines se situe dans la région montagneuse des Vosges saônoises, au pied de la Planche des Belles Filles et du ballon Saint-Antoine. L'essentiel des habitations se trouve dans la haute vallée du Rahin, composé d'alluvions fluvio-glaciaires.. L'altitude du centre-ville est de . Le point culminant du territoire communal est de .
Le territoire s’étend en longueur sur , du village jusque sur les versants abruptes des Hautes-Vosges, aux abords du Ballon de Servance et de la Tête de la Grande Goutte et du col du Stalon. Une multitude de sommets élevés parsèment le territoire de part et d'autre de la vallée.
Hydrographie La vallée de Plancher-les-Mines est traversée par le Rahin qui prend sa source non loin du col du Stalon, entre le ballon de Servance et le ballon d'Alsace..
Géologie Il y a d'années, sous le Paléozoïque, des épanchements de lave forment la vallée du Rahin. Puis, d'années plus tard, le plissement alpin fissure la croûte terrestre et favorise la remontée de divers minerais métalliques..
Vers 10000 av. J.-C., un glacier occupe la vallée du Rahin mais sa progression est freinée par les roches du Laurier, bordant l'emplacement du futur village. Des vestiges de ce phénomène, tel que des moraines ou des verrous glaciaires, sont toujours visibles au ..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental. et est dans la région climatique Vosges, caractérisée par une pluviométrie très élevée ( à ) en toutes saisons et un hiver rude (moins de ).. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Urbanisme Typologie Au , Plancher-les-Mines est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Plancher-les-MinesUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une agglomération intra-départementale regroupant deux communes, dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Plancher-les-Mines comprend une ville-centre et une commune de banlieue... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Belfort, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (95,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (95,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (94,9 %), zones urbanisées (2,4 %), prairies (1,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,9 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie Le nom Plancher vient de l'ancien français Planchicum (planche, pont). qui était donné au premier village, il y a ensuite eu une distinction entre Plancher-Bas et Plancher-Haut (en raison de l'altitude et de l'éloignement), puis Plancher-Haut devint Plancher-les-Mines au pour rendre hommage à l'activité minière qui a permis son essor..
Histoire vignette|Le bourg fut desservi de 1895 à 1938 par une ligne de chemin de fer secondaire reliant Ronchamp à Saint-Antoine, exploitée par les Chemins de fer vicinaux de la Haute-Saône. Ici la gare de Plancher-Haut.
En 600, un moine s'installe dans la forêt de Saint-Antoine avant qu'un prieuré et une chapelle ne soient construits. En 1178, le village de Planchicum est inscrit dans les archives. En 1232, l'Abbé de Lure, seigneur de passavant (vallée du Rahin) est nommé Prince. En 1687, Plancher-Haut, devenu Plancher-les-Mines au , devient indépendant de Plancher-Bas (dont il était un hameau) après l'accroissement démographique provoqué par l'exploitation des mines.
En 1771, l'usine Priqueler fabrique des montres et diverses pièces d'horlogeries avant de se spécialiser dans la réalisation de vis et de boulons. employant plus d'une quinzaine de personnes"La France industrielle aux , , s, par Paul Delsalle, page 105.. L'un des propriétaires de l'atelier s'est fait construire un manoir de style anglais, par la suite récupéré pour abriter les locaux de la mairie. Le village a connu un apogée avec jusqu'à au début du . Il abritait alors des mines et des industries de transformation des métaux (vis, boulons, crémones, serrures, fonderies, brosserie) et la vallée était devenue un petit centre industriel tirant parti du charbon extrait dans les houillères de Ronchamp.
Dans les années 1850 une épidémie de choléra touche la Franche-Comté. Les habitants de Plancher-les-Mines font vœu de construire une croix au sommet d'une colline dominant le village s'ils ne sont pas frappés par l'épidémie. Cette dernière reste contenue à Plancher-Bas. Les habitants tiennent parole et décident de construire une croix en 1854 à d’altitude..
Depuis les années 1960 les entreprises, autrefois florissantes (jusqu'à drainant les populations actives de avoisinantes) sont en déclin du fait de la disparition progressive d'avantages stratégiques, dont les mines qui ont fermé à la fin du .
Les mines Entre 5000 av. J.-C. et 2000 av. J.-C., des hommes préhistoriques exploitent déjà de la pélite dans le secteur de Plancher-les-Mines pour la fabrication de haches. Le mines de Plancher sont mentionnées pour la première fois en 1458, avant qu'une concession ne soit accordée à un industriel de Bâle. À partir du , l'exploitation de mines d'argent, de fer, de molybdène et de plomb se développe. Les mines de Plancher fournissent de nombreuses villes pour les ateliers monétaires, notamment en Allemagne.
Entre la fin du et le début du , la découverte de nouveaux filons permet d'atteindre une production record de d'argent fourni par . Mais l'activité décline rapidement à partir du milieu du jusqu'à cesser.. Au , l'activité minière est relancée par la compagnie anglaise Floyd après une quarantaine d'années d'abandon. L'utilisation de la poudre pour le creusement des galeries vosgiennes fait son apparition vers 1630.. À cette époque, les ingénieurs réutilisent les anciennes galeries du . Ces dernières, très étroites, sont élargies à l'explosif, mais c'est un échec car ces filons était déjà bien exploités.. C'est l'ingénieur Gensanne qui dirige les derniers travaux d’extraction vers 1750. En 1830, monsieur Collard tente de relancer l'exploitation avant de préférer les mines de Giromagny. Enfin, monsieur Deleuzun entreprend des travaux de recherche vers 1930 qui restent sans résultats.
Des vestiges miniers (entrées de galeries, tranchées et haldes) subsistent au début du , dont certains sont réaménagés le long d'un sentier pédestre..
Politique et administration vignette|Carte départementale représentant en rouge la communauté de communes Rahin et Chérimont.
Rattachements administratifs et électoraux Plancher-les-Mines se trouve dans l'arrondissement de Lure du département de la Haute-Saône, en région Bourgogne-Franche-Comté.
Il faisait historiquement partie du canton de Champagney... Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune fait désormais partie du canton d'Héricourt-1.
Intercommunalité La commune est membre depuis son origine de la communauté de communes Rahin et Chérimont, intercommunalité créée en 2003., et qui se trouve dans le pays des Vosges Saônoises..
Le village est par ailleurs situé dans le périmètre du parc naturel régional des Ballons des Vosges.
Tendances politiques et résultats
Liste des maires vignette|redresse=0.9|La mairie.
Environnement La communauté de communes Rahin et Chérimont, à laquelle appartient Plancher-les-Mines, est membre du syndicat intercommunal de collecte et de traitement des ordures ménagères (SICTOM) de la zone sous-vosgienne, basé à Étueffont. La communauté de communes Rahin et Chérimont assure la gestion de la politique environnementale de Ronchamp, dont entre autres la mise en place et le suivi d’un service public d’assainissement non collectif.
Une partie du territoire communal est classée en réserve naturelle, au sein de la réserve naturelle nationale des Ballons Comtois.
Population et société Démographie
En , la commune de Plancher-les-Mines comptait habitants. À partir du , les recensements réels des communes de moins de ont lieu tous les cinq ans. Les autres « recensements » sont des estimations.
Enseignement
La commune dépend de l'académie de Besançon..
Plancher-les-Mines possède une école maternelle et primaire publique. Pour la scolarisation des lycéens, le lycée Georges-Colomb de Lure est l'établissement privilégié.
En ce qui concerne les études supérieures, les établissements les plus proches sont situés dans l'aire urbaine de Belfort-Montbéliard et à Vesoul.
Santé