La germanistique () consiste principalement en l'étude de la langue et de la littérature allemandes au niveau des études supérieures. Par extension, la discipline (nommée Germanistik en allemand) étudie l'histoire des langues germaniques et des différentes littératures de l'aire germanophone concernées. En France, la germanistique étudie aussi la culture allemande en général.

Définition et histoire Il faut distinguer la Germanistik telle qu'elle est étudiée en Allemagne et la « germanistique » française.

En Allemagne, la Germanistik est, depuis environ les années 1860, la Élisabeth Décultot, « Germanistik (études allemandes) en Allemagne » (art.), dans Dictionnaire du monde germanique, Élisabeth Décultot, Michel Espagne et Jacques Le Rider (dir.), Paris, Bayard, 2007, ..

La « germanistique » (ou « études germaniques ») en France, discipline ayant pour objet , apparaît plus tard, seulement selon Élisabeth Décultot Élisabeth Décultot, « Germanistik (études allemandes) en France » (art.), dans Dictionnaire du monde germanique, Élisabeth Décultot, Michel Espagne et Jacques Le Rider (dir.), Paris, Bayard, 2007, .. Cette apparition tardive de la discipline tient à .

Germanist et Germanistik en Allemagne Dans son histoire, la Germanistik serait à relier au terme de Germanist: au , un Germanist est un . À partir de 1846, quand a lieu le , le sens du mot s'étend : les « germanistes » allemands sont des . Dans les années 1840-1850, un sens plus étroit apparaît : un « germaniste » est désormais un .

La discipline s'est vraiment institutionnalisée avec la réforme universitaire opérée par Wilhelm von Humboldt, fondateur en 1809 de l'Université de Berlin. Élisabeth Décultot considère que et qu'elle a longtemps joui d'un grand prestige, autant dans l'université que dans la société. Jusque 1950-1960, c'est .

Enseignement de l'allemand et « études germaniques » en France L'enseignement de l'allemand est pratiquement absent au lycée jusqu'en 1830. À partir de 1866, une réforme de Victor Duruy ouvre à un enseignement plus important des langues vivantes. L'agrégation d'allemand, créée en 1849, supprimée en 1851, est rétablie en 1865. Toutefois, aucune chaire ne se trouve .

La situation change en 1871 avec la défaite de la France et . L'enseignement de l'allemand s'accroît : en 1914, l'allemand est devenue . Le changement se répercute dans l'enseignement supérieur du fait que apparaît comme aux yeux de nombreux universitaires français. En 1901 est créée à la Sorbonne une première chaire de langue et de littérature allemande pour Ernest Lichtenberger. Mais la discipline proprement dite est fondée à partir de 1904 par Charles Andler et Henri Lichtenberger.

Dans l'histoire du droit

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie Antoine Berman: L'épreuve de l'étranger. Culture et traduction dans l'Allemagne romantique: Herder, Goethe, Schlegel, Novalis, Humboldt, Schleiermacher, Hölderlin. Paris, Gallimard 1984. . Élisabeth Décultot, « Germanistik (études allemandes) en Allemagne » (art.) et « Germanistik (études allemandes) en France » (art.), dans Dictionnaire du monde germanique, Élisabeth Décultot, Michel Espagne et Jacques Le Rider (dir), Paris, Bayard, 2007, . Stefan Martens, La civilisation allemande dans les études germaniques en France : ingénierie et atouts, Visions franco-allemandes, Comité d'études des relations franco-allemandes, , 2006. Roland Krebs (préf. Alfred Grosser), Les germanistes français et l'Allemagne (1925-1949), Paris, SUP, 353 p. .

Articles connexes langue allemande Littérature allemande Philologie germanique Wilhelm von Humboldt

Liens externes

(DGV) : DAAD : Études germaniques (revue) sur Cairn.info : Recherches germaniques (revue) sur OpenEditionJournal

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