La Chapelle-Launay est une commune française située dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de La Loire.
Ses habitants s'appellent les Capellonésiens et les Capellonésiennes.
Géographie vignette|droite|300px|Situation de la commune de dans le département de la Loire-Atlantique Localisation La Chapelle-Launay est située sur les bords de l'estuaire de la Loire, à à l'est de Saint-Nazaire et à au nord-ouest de Nantes.
Les communes limitrophes de la Chapelle-Launay sont Donges, Prinquiau, Savenay, Campbon et Lavau-sur-Loire. Elles sont situées de la manière suivante :
Toutes les communes font partie du canton à l'exception de Donges qui dépend du canton de Montoir-de-Bretagne.
Géologie La géologie de la Chapelle Launay est marquée par le Sillon de Bretagne, bordé au nord par le bassin tertiaire de Campbon. Sur un substrat de granite, schiste et gneiss (orogenèse hercynienne) se sont déposés en différents endroits des sédiments, comme dans le bassin sédimentaire de Campbon. La faille a subi deux rejeux verticaux, qui ont défini l'escarpement..
Topographie La Chapelle Launay est située sur le Sillon de Bretagne, une chaîne de montagne primaire de Bretagne. Son paysage est donc marqué par l'escarpement qui sépare le revers (plaine de Campbon) de l'escarpement qui marque la descente vers la faille du sillon, où se loge le début des marais de Loire à environ d'altitude. Le paysage de bocage domineAnne-Marie Charaud, Annales de Géographie « Bocage et plaine dans l'Ouest de la France », volume 58, , 1949, ., la ligne de crête étant parsemée de quelques bois de feuillus. Cinq grandes failles coupent latéralement le Sillon : la vallée Mismy, la vallée Géraud, la vallée de la Cure, la vallée de Malhara et la vallée de la Carriais.
Hydrographie De nombreux ruisseaux marquent l’hydrographie communale. Les cinq vallées creusées dans les cassures du Sillon sont parcourues par des ruisseaux. Deux canaux la Taillée et celui de l'ile de Bougail drainent les eaux vers les marais du bord de Loire qui sont généralement recouverts d'eau l'hiver.
Au nord-est du sillon, le bassin de Campbon est positionné en tête du bassin versant du Brivet, par le canal de Quilly. La gestion de l'eau sur le territoire communal dépend du Syndicat mixte pour l'aménagement hydraulique du bassin du Brivet et les aménagements ligériens du Syndicat intercommunal d'aménagement de la Loire et de ses affluents de la Loire-Atlantique..
vignette|centre|redresse=1.4|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de la Chapelle-LaunayLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Bretagne orientale et méridionale, Pays nantais, Vendée, caractérisée par une faible pluviométrie en été et une bonne insolation.. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Montoir-de-Bretagne à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Zones protégées, faune, flore
Les vallées du coteaux du Sillon sont couverts de bois de feuillus (chênaie).
La commune fait partie du grand ensemble constitué par l'estuaire de la Loire, zone humide considérable répertoriée dans de nombreux inventaires : Zone de protection spéciale et site d'importance communautaire pour Natura 2000, zone importante pour la conservation des oiseaux, ZNIEFF de type I et II, zone humide d'importance nationale. La faune avicole accueille entre autres le Chevalier gambette (Tringa totanus), le Busard des roseaux (Circus aeruginosus), le Râle d'eau (Rallus aquaticus), l’Échasse blanche (Himantopus himantopus) et la Tadorne de Belon (Tadorna tadorna). D’autres petits échassiers sont présents, comme le Pluvier argenté (Pluvialis squatarola) et le Vanneau huppé (Vanellus vanellus). On observe également des passereaux comme le Pipit farlouse (Anthus pratensis), la Panure à moustaches (Panurus biarmicus), le Bruant des roseaux (Emberiza schoeniclus) et le Gorgebleue à miroir (Luscinia svecica)Site de la Ligue de Protection des Oiseaux, Commune : La chapelle Launay, consulté le 01/12/2019..
Voies de communication et de transport La commune est le lieu d'importants croisements de réseaux de transport.
Le réseau routier est marqué par la présence de la (Nantes-Brest) et de la (Laval-La Baule). Ces routes découpent le territoire de la commune. Le trafic moyen s'élève à par jour sur la et peut atteindre par jour en retour de week-endInformation donnée dans une exposition sur le pôle relai de transports en gare de Savenay le .. Une route départementale, la , longe le sillon au pied de l'escarpement et permet de rejoindre Saint-Étienne-de-Montluc et au-delà, Nantes. Elle permet encore à plus de par jour de circuler. Enfin, la , d'orientation ouest-est, longe la en direction de Prinquiau puis Saint-Nazaire.
Deux voies ferrées parcourent le bas du sillon de Bretagne, sur la ligne de faille. Les voies sont en direction de Redon et de Saint-Nazaire.
L'espace communal de la Chapelle Launay est aussi traversé par des réseaux de transport d'énergie, des gazoducs issus du terminal méthanier de Montoir.
Urbanisme Typologie Au , La Chapelle-Launay est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de SavenayUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une agglomération intra-départementale regroupant deux communes, dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. Dans le cas de l'unité urbaine de Savenay, il y a une ville-centre et une commune de banlieue... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nantes, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...
La commune, bordée par l'estuaire de la Loire, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral.. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des , ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit..
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (80,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (84,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (40,2 %), zones agricoles hétérogènes (33,1 %), zones urbanisées (8,6 %), terres arables (7,5 %), zones humides intérieures (6,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2,6 %), forêts (1 %), eaux maritimes (0,1 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes AlténumDans le cartulaire de Blanche-Couronne., Capellam de Alneto en 1287, Capella de Alneto et Capella de AuneioDans le cartulaire de Redon., La Chapelle en 1815, Chapelle de l'Aulnaye et enfin Chapelle de Launay.
La Chapelle-Launay vient de l'ancien français Capella de Alneto, « la chapelle du lieu planté d'aulnes ».
La Chapelle-Launay possède un nom en gallo, la langue d'oïl locale, écrit La Chapelle ou La Chapelle Laonai selon l'écriture ABCD. ; La Chapèl Laonaï selon l'écriture MOGA ou La Chapèll-L'Aunaèy selon l'écriture ELG. En gallo, le nom de la commune se prononce ou ...
La forme bretonne normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne est Chapel-ar-Wern, attestée depuis 1979.
Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 3,8 % des toponymes de la commune sont bretons.
Histoire Antiquité
Les Namnètes étaient une tribu gauloise secondaire, située au nord de la Loire et dépendante des puissants Vénètes, qui contrôlaient le débouché de la Loire et le commerce de l'étain avec les îles britanniques (port de Corbilo, encore mal situé, le nord de l'estuaire était constitué par un vaste golfe maritime, parsemé d'îles et fermé par la presqu'île de Guérande, dont la Brière forme aujourd'hui un vestige.
Les Namnètes n'acquièront de territoire distinct qu'après la conquête de la Gaule par César. Leur territoire sera constitué de la moitié est de celui des Venetes, sur la rive droite de la Loire, et sera inclus dans la province "Lyonnaise IIIème".
Période Romaine
La conquête romaine se produisit l'année 57 av. J.-C. Alors que César termine de soumettre les Belges, Publius Crassus, fils du triumvir Marcus Licinius Crassus, est envoyé avec une seule légion (la VII, qui revient de Gaule belgique) contre les Vénètes, Unelles, Osismes, Coriosolites, Esuvii, Aulerques et Riedones, qui sont des peuples maritimes de la côte Atlantique (aujourd'hui de la Normandie à la Garonne) et les soumet. Il hiverne avec la septième légion chez les Andes. L'année suivante, la région est pacifiée avec la défaite des Vénètes.