Éric Besson, né le à Marrakech (Maroc), est un homme d'affaires et homme politique français.
Maire de Donzère (Drôme) de 1995 à 2020, il est député de la deuxième circonscription de la Drôme de 1997 à 2007. Il démissionne de son mandat de secrétaire national à l'économie du PS, puis rejoint l'équipe de campagne du candidat UMP Nicolas Sarkozy au soir du premier tour de l'élection présidentielle de 2007.
Nommé secrétaire d'État chargé de la Prospective et de l'Évaluation des politiques publiques en 2007, il est élu secrétaire général adjoint de l'UMP en 2009. Ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Développement solidaire du gouvernement Fillon II de à , il est ministre chargé de l'Industrie, de l'Énergie et de l'Économie numérique du gouvernement Fillon III de à .
Il fonde en une société de conseil stratégique, Éric Besson Consulting, qu'il dirige.
Jeunesse Éric Besson naît à Marrakech, au Maroc, le . Sa mère est d'origine libanaise ; son père, Gérard Besson, est officier pilote dans l'armée française. Instructeur, ce dernier se tue en vol trois mois avant la naissance d'Éric. Après la mort de son père, sa mère se remarie avec un chirurgien-dentiste, d'origine libano-égyptienne, avec lequel elle a cinq autres enfants. Éric Besson est pensionnaire de la à la dans un établissement agricole jésuite, le CIDERA (centre d’instruction et d’éducation rural africain, à Temara) . Puis, il passe son baccalauréat au lycée Lyautey de Casablanca Source : la République des Lettres.
Éric Besson rejoint la France à l'âge de 17 ans et sa famille s'installe dans le sud de la France, à Montélimar.. Sa grand-mère paternelle est l'écrivaine Ferny Besson amie de l'écrivain Alexandre Vialatte, dont elle fait connaître les chroniques. Alexandre Vialatte est d'ailleurs le parrain d'Éric Besson.
Vie privée En 1983, il épouse Sylvie Brunel, géographe, écrivaine et ancienne présidente d'Action contre la faim, avec laquelle il a trois enfants, Alexandra., Guillaume et Marianne. Ils divorcent en . Sylvie Brunel relate son mariage avec Éric Besson dans son livre Manuel de guérilla à l'usage des femmes qui paraît en .. À la suite de son divorce, il décide d'attaquer tous les journaux publiant une photo de sa nouvelle compagne.. L'hebdomadaire Voici est alors condamné à verser euros à Éric Besson et euros à sa compagnelepost.fr, le 18/11/2009..
thumb|left|upright|Éric Besson et son épouse, Yasmine Tordjman, en . Éric Besson épouse le sa compagne, Yasmine Tordjman, étudiante tunisienne âgée de 24 ans, arrière-petite-fille de Wassila BourguibaÉric Besson s'est marié avec la petite fille de Bourguiba, Le Temps d'Algérie, 13 septembre 2010... L'union du couple est célébrée dans l'hôtel de Rothelin-Charolais par Rachida Dati, alors maire du de Paris.. En , ils indiquent se séparer à l'amiable« Éric Besson confirme divorcer de son épouse franco-tunisienne Yasmine Tordjman », in lexpress.fr, 27 décembre 2012.« Info Le Point.fr - Éric Besson divorce », lepoint.fr, ..
En 2013, quelques semaines après l'annonce de leur séparation, ils mettent fin à la procédure de divorce qu'ils avaient engagée et reprennent leur vie commune« Eric Besson reste marié », L'Alsace, .. Ils se séparent définitivement début 2015..
Il se marie à Las Vegas, aux États-Unis, en avec Jamila Azeroual, une femme de 29 ans d'origine marocaine.. De cette union naissent des jumeaux dizygotes, Héloïse et Hector, le ..
Études et début de carrière professionnelle Il fait ses études à l'école de commerce Montpellier Business School, puis à Paris où habitent ses grands-parents paternels.
Il intègre l'IEP Paris et en est diplômé au sein de la promotion 1981, section Service Public., mais échoue à l'entrée de l'ENA en 1982« Le monsieur te répond », Libération, 29 mars 2007. et emprunte francsArchive de l'INA à sa grand-mère pour acheter un tiers de page dans le journal Le Monde disant . Il reçoit alors des propositions d'emploi et rejoint Renault véhicules industriels dans une équipe qui vend entre 1982 et 1983 des camions et des usines en Afrique et en Chine. De 1985 à 1986Biographie officielle , il est nommé rédacteur en chef du magazine Challenges. Il est ensuite chargé de mission à l’Agence France Entrepreneur, en 1988. Puis il rejoint le conseil en ressources humaines, où il devient vice-président, de 1989 à 1994, de la société HRM, dont il est détaché en 1994 auprès de la Fondation Agir contre l'exclusion, créée par Martine Aubry en , peu avant l'arrivée de Jean Gandois à la présidence du Medef. Poursuivant dans la lutte contre l'exclusion, il est délégué général (1996-2001) de la Fondation de la Compagnie générale des eaux (CGE), transformée en Fondation Vivendi par Jean-Marie Messier.
Carrière professionnelle En , Éric Besson crée une société de conseil stratégique (Eric Besson Consulting). Ses secteurs d’intervention seraient l'énergie, l'industrie et l'aéronautique.
Il est également membre du conseil de surveillance de l'entreprise de fintech PayTop., ainsi qu’actionnaire via son cabinet de conseil Eric Besson Consulting, aux côtés de la société de gestion Truffle Capital . PayTop est une plateforme Internet spécialisée dans le transfert d'argent vers l'international.
En 2016, il a été élu au conseil d'administration de Geocorail, une société d'ingénierie offshore.
En , il devient président du club de football du Blanc-Mesnil, évoluant en National 3 (équivalent à la division)« Éric Besson (président du Blanc-Mesnil) : «Devenir professionnels» » sur lequipe.fr, 7 septembre 2017. Son objectif à moyen terme est de faire émerger un nouveau club professionnel en région parisienne, et d’ouvrir une académie sports-études, prévu pour . Il annonce toutefois sa démission de la présidence du BMSF un an après en avoir pris la direction à l'été 2018, à la suite de désaccords avec le maire LR Thierry Meignen..
Après avoir été le conseiller du président de SICPA à partir de 2015, il est nommé à la tête de l'entité marocaine en .
Carrière politique
Au Parti socialiste Il rejoint le Parti socialiste en 1993, à 35 ans. Il est élu maire de Donzère dans la Drôme en 1995.
Il est élu député sous l'étiquette du PS dès 1997.. Il fait partie de la commission de la Défense nationale et des Forces armées (1997 à 1998), de la commission des Finances, de l'Économie générale et du Plan (1998-2002), de la commission d'enquête sur l'activité et le fonctionnement des tribunaux de commerce (1998) et de la commission d'enquête sur Superphénix et la filière des réacteurs à neutrons rapides (1998). Réélu en 2002, il est membre titulaire du comité de surveillance de la caisse d'amortissement de la dette sociale, ainsi que du conseil de surveillance de l'Agence de l'innovation industrielle.
En 2003, il rejoint le bureau national du PS comme secrétaire national chargé de l'économie, de l'emploi et des entreprises.. En 2005, il devient secrétaire national à l'économie chargé de l'économie et de la fiscalité au pôle activités du PS après le congrès du Mans.
Élection présidentielle de 2007
En désaccord « de fond » . avec Ségolène Royal, il démissionne le de son poste de secrétaire national et se met en retrait de la campagne présidentielleFrédéric Martel, Besson ou le vilain de 2012, lexpress.fr, 28 novembre 2011. Il décide de quitter le Parti socialiste le , en pleine campagne présidentielle « Éric Besson dégaine son livre félon », Libération, 17 mars 2007. « La démission d'Eric Besson », L'Express, 21 février 2007 après sa mise en cause sur le chiffrage du coût du pacte présidentiel de la candidate socialiste et des attaques personnelles de personnalités de premier plan du partiLibération cite Julien Dray et François Rebsamen.Dans le texte qu'il écrivit pour expliquer son départ, il déclare ainsi : « Sans les attaques personnelles dont j’ai été victime de la part de certains de ceux qui jouent un rôle majeur dans cette campagne auprès de la candidate et, en dépit de mon analyse, je serais revenu ». Éric Besson annonce son départ du PS, La Croix, 21 février 2007..
Il annonce lors d'une conférence de presse qu'il ne sera pas candidat à sa propre succession aux élections législatives de juin 2007. Se disant « libéré », il donne au cours de cette conférence son opinion sur Ségolène Royal. Il quitte également le groupe socialiste à l'Assemblée nationale. Il dit alors qu'il ne votera pour elle que si elle était opposée à Jean-Marie Le Pen. Le dimanche , peu de temps après l'annonce des résultats du de l'élection présidentielle, il va plus loin et annonce son ralliement à Nicolas Sarkozy : « Des deux candidats en lice, il me paraît le mieux préparé, le plus qualifié et le plus cohérent », déclare-t-il « Mea culpa d'Éric Besson lors d'un meeting de Nicolas Sarkozy », Le Point, 23 avril 2007..
Alors qu'il semble quitter la vie politique pour revenir dans le privé, Éric Besson prend la parole lors du de second tour de Nicolas Sarkozy, à Dijon. Il affirme, devant partisans de l'UMP, être « un homme de gauche qui va soutenir et voter pour un homme qui se réclame de droite […] c'est un républicain de droite qui porte le mieux les valeurs auxquelles je crois » Besson : « Nous avions décidé de diaboliser Sarkozy », site de TF1.
Il confirme son retournement politique en faveur de Nicolas Sarkozy lors des meetings de Paris et de Montpellier, retournement qui sera analysé comme une trahison par François Hollande pendant la campagne précédant l'élection présidentielle de 2012 « Besson a un destin de "traître" », Le Figaro, 18 avril 2012.. En fait, selon Le Figaro, il aurait commencé son rapprochement avec Nicolas Sarkozy dès 1995 après qu'il l'eut rencontré par l'entremise de Jean-Marie Messier. De plus, il ne partageait plus un certain nombre de points essentiels de la ligne politique du PS, comme les 35 heures.
Les Progressistes vignette|droite|Logo. En , Éric Besson lance. après sa démission du Parti socialiste et son engagement dans l'équipe de campagne de Nicolas Sarkozy lors de l'élection présidentielle, le mouvement Les Progressistes. Celui-ci a été constitué en tant que parti politique associé à l'UMP puis aux Républicains.
De 2007 à 2012, Les Progressistes sont membres du Comité de liaison de la majorité présidentielle.
En 2009, le bureau du parti est composé de : Éric Besson, président ; Bruno Delmas, délégué général ; Jacques Soppelsa, vice-président et président du comité scientifique ; Sandrine Arfi, trésorière ; Roger Fajnzylberg (ex-PS) ; Véronique Bensaïd (ex-PS) ; Gilles Norroy (ex-PS, cofondateur d'Initiative européenne et sociale) ; Patricia Mamet ; Jean-Jacques Denis ; Serge Misraï (ex-Union des républicains radicaux) et Frédéric Tristram.
En 2012, après la défaite de Nicolas Sarkozy, Éric Besson en quitte la présidence. Bruno Delmas, ancien membre du PS et proche de Christian Bourquin, lui succède.
En 2015, Bruno Delmas, toujours président des Progressistes, fonde dans les Pyrénées-Orientales un parti politique local, L'Olivier, qui présente plusieurs candidats aux élections départementales ce qui lui vaut d'être suspendu temporairement de l'UMP.
En 2017, Les Progressistes soutiennent François Fillon au premier tour de l'élection présidentielle puis Emmanuel Macron au second.
Secrétaire d'État chargé de la Prospective (2007-2009)
thumb|Éric Besson, le 17 décembre 2008.
Le , il est nommé secrétaire d'État chargé de la Prospective et de l'Évaluation des politiques publiques, auprès du Premier ministre, dans le gouvernement Fillon I.. Il annonce, en , la création d'un nouveau mouvement politique, baptisé « Les-Progressistes.fr ».. Lors de l'une des premières grandes réunions de ce mouvement, le , il accueille Tony Blair, ancien Premier ministre britannique, et François Fillon, Premier ministre français en exercice.