Le pastel, cultivé dans le Lauragais depuis le , assure la fortune de quelques marchands toulousains . Ces marchands internationaux transforment une partie de leurs richesses en hôtels particuliers, le plus souvent construits en briques, qui donnent une coloration particulière à la Renaissance provinciale française (par exemple le prestigieux Hôtel d'Assézat).
Le commerce du pastel est concurrencé dans la deuxième moitié du avec l’arrivée de plantes tinctoriales en provenance des Amériques (indigo importé par les Portugais) et des Indes colonisées (bleu d’Inde importé notamment par les Hollandais) . Il s’agit principalement de l’indigo, teinture de moins bonne qualité, mais moins coûteuse et pouvant teindre les fibres en cellulose (lin, coton, chanvre) alors que le pastel ne teignait uniformément que la laine. L'apparition de l'indigo sur le marché d'Anvers provoque la faillite complète de la filière.
En 1806, à la suite d'une pénurie de teinture indigo, l'armée française reçoit par décret un uniforme blanc. . En , Napoléon adressa, à Eugène de Beauharnais, Vice-roi d'Italie, ses « encouragements » à la production du pastel destiné à remplacer l'indigo à RietiCorrespondance de Napoléon, Tome 21 .
Le pastel n'a été remis en culture qu'en 1999. Il existe une exposition à ce sujet au château de Magrin dans le Tarn.
Notes et références
Bibliographie
Catégorie:Histoire de l'agriculture