(en abrégé ), aussi nommée Dimidium, est une planète extrasolaire (exoplanète) confirmée en orbite autour de l'étoile , une sous-géante (classe de luminosité ) jaune (type spectral G) de magnitude apparente 5,49 et située à une distance d'environ () du Soleil, dans la direction de la constellation boréale de Pégase.
Première exoplanète découverte autour d'une étoile de la séquence principale (en 1995), constitue le prototype de la classe des Jupiter chauds.
Nomenclature La désignation catalogue de la planète est , tel que le prescrit la nomenclature des exoplanètes. L'UAI lui a également attribué le nom de Dimidium. à l'issue du concours NameExoWorlds. « Dimidium » signifie « moitié » en latin, et fait référence à la masse de la planète qui est d'au moins une demi-masse de Jupiter. Le nom plus traditionnel de Bellérophon. lui est aussi donné officieusement par Geoffrey Marcy, d'après le héros grec qui a dompté Pégase, ce qui fait un lien avec la constellation de Pégase dans laquelle la planète se trouve.
Découverte et confirmation vignette|gauche|280px|Localisation dans la constellation de Pégase.
51 Pegasi b est la première planète extrasolaire découverte en orbite autour d'une étoile encore (les premières exoplanètes découvertes se trouvaient autour du pulsar ).
Elle a été découverte par la méthode des vitesses radiales, par Michel Mayor et Didier Queloz de l'observatoire de Genève, d'après des données collectées, entre et , avec ÉLODIE, le spectrographe échelle à haute résolution alors installé au foyer du télescope de type Cassegrain de de l'observatoire de Haute-Provence. .
Annonce Mayor et Queloz annoncent la découverte de le , à Florence, lors du ., (, lire en ligne , consulté le 28 avril 2015). Leur annonce est suivie d'une circulaire de l'Union astronomique internationale du .. L'article relatant leur découverte paraît dans la revue le . Cette découverte vaudra à leurs auteurs le prix Nobel de physique en 2019.
Confirmation vignette|alt=Une carte postale sur laquelle est écrite "51 Pegasi B", avec ce qui ressemnble à des autocollants de diverses exoplanètes ou objets stellaires. Le texte "Greetings from your first exoplanet" = "Salutations de votre première exoplanète".|Poster gag réalisé par la Nasa imaginant une carte postale envoyée de 51 Pegasi b. L'existence de 51 Pegasi b a été confirmée par David F. Gray. , Artie P. Hatzes ainsi que Timothy M. Brown . .
Caractéristiques physiques et orbitales vignette|Caractéristiques physiques et orbitales de 51 Pegasi b La planète se situe à de la Terre. Étant très proche de son étoile hôte, elle effectue une révolution complète en seulement un peu plus de quatre jours. Le fait qu'elle soit si peu éloignée de son astre parent a surpris les astrophysiciens, car ils ne s'attendaient pas à trouver une géante gazeuse aussi proche de son étoile (un vingtième de la distance Terre-Soleil). Pour cette raison, elle a été classée dans un nouveau type de planètes, les Jupiter chauds, ou Pégasides d'après le nom de cette planète, car la température est d'environ .
Elle a une masse d'environ la moitié de celle de Jupiter, soit celle de la Terre.
Anneaux planétaires Dans un article publié sur arXiv le , puis dans ., Nuno C. Santos et ses collaborateurs ont exploré la possibilité de l'existence d'anneaux autour de .
Détection directe en lumière visible Pour la première fois, le spectre de la lumière visible réfléchie par une exoplanète a été détecté directement en .. Cette détection, effectuée sur , a été réalisée par une équipe internationale d'astronomes de Porto, d'Aix-Marseille, de Genève et de l'ESO au Chili. Les mesures ont été effectuées grâce au spectrographe HARPS installé sur le télescope de 3,6 mètres de l'ESO à La Silla. La fraction de lumière réfléchie, , permet de contraindre le rayon de la planète en supposant son albédo et vice versa. En supposant la surface de la planète lambertienne (et donc un albédo égal à deux tiers), la planète aurait un rayon de jovien ; en supposant un albédo de 0,5, on obtient un rayon de jovien.
Cette technique permet également de mesurer la vitesse radiale de la planète elle-même ; en calculant le rapport entre cette dernière et la vitesse radiale de l'étoile, on obtient directement le rapport de masse entre l'étoile et la planète, et en connaissant la masse de l'étoile, estimée à solaire, on obtient alors la vraie masse de la planète : . La vitesse radiale de l'étoile permettant d'obtenir la masse minimale de la planète, estimée à jovienne, on peut déduire ensuite l'inclinaison orbitale de la planète : .
Atmosphère En 2013, Brogi annoncent la possible détection de monoxyde de carbone et d'eau. Le est publié un article annonçant la détection d'eau dans l'atmosphère de .
Notes et références
Bibliographie
Voir aussi
Articles connexes Jupiter chaud
Liens externes
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