Miguel Zamacoïs, né à Louveciennes le et mort à Paris le .
Biographie Miguel Louis Pascal Zamacoïs est né le à Louveciennes. Il est le fils du peintre basque espagnol Eduardo Zamacois y Zabala (1841-1871) et de Marie Louise Héloïse Perrin. Sa seule sœur, Marie Hélène Zamacoïs, est née après le décès de son père en 1871.
Il avait vingt oncles paternels, dont beaucoup s'étaient consacrés à l'art. Son oncle Niceto de Zamacois était un écrivain et historien, sa tante Elisa Zamacois chanteuse et actrice; son oncle Ricardo Zamacois était un acteur et son cousin Eduardo Zamacois écrivain.
Il a commencé à peindre comme son père, mais il s'est vite concentré sur l'écriture. Outre une douzaine de pièces, dont Les Bouffons, créée par Sarah Bernhardt, il est l'auteur de livrets d'opéras, de contes et de poèmes fantaisistes. Il est aussi l'auteur de L'Arche de Noé (1911), recueil de poèmes animaliers, et de La Française (1915), marche militaire mise en musique par Camille Saint-Saëns.
Le il épouse a Versailles Marie Thérèse Ozanne. Pendant les années 1930, il collabore au journal Je suis partout.
Le , ayant été informé que Sacha Guitry avait obtenu du général allemand Harald Turner la libération de dix prisonniers de guerre français de son choix, il lui écrit de Sorel-Moussel, où il demeure, pour lui demander la libération du mari de sa nièce, le capitaine Marcel Chanson. Sacha Guitry obtient sa libération, ainsi que celle de dix autres prisonniers.
En 1948, il fait paraître un volume de souvenirs, Pinceaux et stylos, qui retrace 60 ans de vie parisienne. Il allait souvent rendre visite à son ami, et voisin, le sculpteur Pierre-Nicolas Tourgueneff qui avait son atelier au château de Vert-Bois, sur la commune de Rueil-Malmaison. Parmi les autres visiteurs des écrivains, artistes, peintres et dessinateurs : Roger-Joseph Jourdain, Ernest Ange Duez, Jean-Louis ForainMadeleine de Poix, née Viaris de Lesegno, Souvenirs, témoignages sur la famille Tourgueneff..
Il est élevé au grade de commandeur de la Légion d'honneur en 1953..
Il meurt le , est un romancier, auteur dramatique, poète et journaliste français. et est inhumé à Paris au cimetière du Père-Lachaise (), dans la tombe du peintre Jean Alfred Marioton (1863-1903), son beau-frère. vignette|redresse|Version en espéranto de Les Bouffons, Anvers, 1913.
Son poème le plus connu L'accent De l'accent ! De l'accent ! Mais après tout en-ai-je ? Pourquoi cette faveur ? Pourquoi ce privilège ? Et si je vous disais à mon tour, gens du Nord, Que c'est vous qui pour nous semblez l'avoir très fort Que nous disons de vous, du Rhône à la Gironde, « Ces gens là n'ont pas le parler de tout le monde ! » Et que, tout dépendant de la façon de voir, Ne pas avoir l'accent, pour nous, c'est en avoir…
Eh bien non ! je blasphème ! Et je suis las de feindre ! Ceux qui n'ont pas d'accent, je ne puis que les plaindre ! Emporter de chez soi les accents familiers, C'est emporter un peu sa terre à ses souliers, Emporter son accent d'Auvergne ou de Bretagne, C'est emporter un peu sa lande ou sa montagne ! Lorsque, loin du pays, le cœur gros, on s'enfuit, L'accent ? Mais c'est un peu le pays qui vous suit ! C'est un peu, cet accent, invisible bagage, Le parler de chez soi qu'on emporte en voyage ! C'est pour les malheureux à l'exil obligés, Le patois qui déteint sur les mots étrangers !
Avoir l'accent enfin, c'est, chaque fois qu'on cause, Parler de son pays en parlant d'autre chose !… Non, je ne rougis pas de mon fidèle accent ! Je veux qu'il soit sonore, et clair, retentissant ! Et m'en aller tout droit, l'humeur toujours pareille, En portant mon accent fièrement sur l'oreille ! Mon accent ! Il faudrait l'écouter à genoux ! Il nous fait emporter la Provence avec nous, Et fait chanter sa voix dans tous mes bavardages Comme chante la mer au fond des coquillages ! Écoutez ! En parlant, je plante le décor Du torride Midi dans les brumes du Nord ! Mon accent porte en soi d'adorables mélanges D'effluves d'orangers et de parfum d'oranges ; Il évoque à la fois les feuillages bleu-gris De nos chers oliviers aux vieux troncs rabougris, Et le petit village où les treilles splendides Éclaboussent de bleu les blancheurs des bastides ! Cet accent-là, mistral, cigale et tambourin, À toutes mes chansons donne un même refrain, Et quand vous l'entendez chanter dans ma parole Tous les mots que je dis dansent la farandole !
Œuvres
Théâtre
Récompenses 1908 : Prix Le-Fèvre-Deumier de l’Académie française pour Les Bouffons. 1920 : Prix Émile-Augier de l’Académie française pour Monsieur Césarin, écrivain public.. 1926 : Prix de poésie de l’Académie française pour Sur la tombe de Loti. 1934 : Prix du Budget de l’Académie française pour La conquête de l’air.
Notes et références
Liens externes
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