Ballan-Miré (prononcé ) est une commune française de la région Centre-Val de Loire située dans le département d'Indre-et-Loire, au sud-ouest de Tours. D'une superficie de , la commune fait partie de la Métropole de Tours, dans le canton de Ballan-Miré. En 2009, elle comptait , répartis entre le bourg et l'ensemble des hameaux.

Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par le Cher, le Vieux Cher, le Petit Cher, le ruisseau la Boire et divers autres petits cours d'eau.

La commune de Ballan-Miré est créée en 1818 par réunion des anciennes communes de Ballan et de Miré.

Ballan-Miré est une commune urbaine qui compte en , après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1962. Elle est dans l'unité urbaine de Tours et fait partie de l'aire d'attraction de Tours.

Le patrimoine architectural de la commune comprend trois immeubles protégés au titre des monuments historiques. Le château de la Rochefuret, manoir construit au et agrandi au , est inscrit en 1948 (façades et toiture du pavillon central). Le Grand moulin de Ballan, construit en 1520 pour Jacques de Beaune, surintendant des Finances de Louis XII, est inscrit en 2005 (moulin pendant, passerelle, bief et ouvrages). L’église Saint-Venant, nef du , chœur et vitraux du , est inscrite en 1944.

Géographie Localisation vignette|left|Situation géographique de la commune de Ballan-Miré dans le département d'Indre-et-Loire. Ballan-Miré est située au centre du département d'Indre-et-Loire et fait partie de la région historique de Touraine. Les communes limitrophes sont : Joué-lès-Tours, Monts, Artannes-sur-Indre, Druye, Savonnières, Saint-Genouph, et La Riche.

Topographie, géologie, relief

La commune est située à au sud-ouest de Tours ( en distance orthodromique)..

Ballan-Miré s’étend sur et se caractérise par une forte présence de boisements (près de 30 %) et d'espaces agricoles (31 %). Au total ce sont près de 80 % du territoire communal qui sont occupés par des espaces végétalisés. La commune est longée par le Cher dont la vallée rencontre celle de la Loire avant la confluence située plus à l'ouest. Le site est constitué par une large vallée alluviale orientée est-ouest offrant de larges points de vue sur les coteaux.

Elle s’étend sur deux grandes régions séparées par un coteau : le plateau tabulaire de la Champeigne, au Sud, culminant à d’altitude et très légèrement incliné vers le nord et le nord-ouest ; la vallée du Cher au nord et la Varenne, dont le point le plus bas est de d’altitude. Entre le plateau et la vallée, le coteau atteint de hauteur et est incisé par de nombreux vallons en direction du Cher.

Sur le plateau affleurent les calcaires lacustres de Touraine formés à l’ère tertiaire (Oligocène). Les couches y sont particulièrement épaisses (de 15 à sur la commune) et comprennent trois faciès alternant par bancs de quelques centimètres : des calcaires compacts plus ou moins durs (très riches en carbonates de calcium), des calcaires très durs à meulières (au sommet surtout) et des marnes farineuses blanches (limons calcaires très purs et très tendres). Au sud de la commune, ils sont recouverts par quelques décimètres de limons de plateau, souvent superposés à des sables et graviers. En bordure de Cher, l’érosion liée au niveau de base de la rivière a fait apparaître, sous les calcaires lacustres, des argiles à silex, puis des calcaires soit de Villedieu soit du Turonien. Aucune exploitation des ressources géologiques n’existe à Ballan-Miré. La géologie et la topographie participent à la structure des paysages de même qu'elles jouent un rôle dans les risques de mouvements de terrain..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Moyenne vallée de la Loire, caractérisée par une bonne insolation () et un été peu pluvieux.. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Fondettes à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Hydrographie et hydrologie vignette|Grand moulin de Ballan.

Ballan-Miré est situé sur deux bassins versants ; celui du Cher et plus ponctuellement celui de l’Indre, plus au Sud sur le plateau.

Le cours d'eau principal, le Cher, est une rivière assez abondante. Son débit a été observé durant une période de 48 ans (1966-2013), à Tours, située à de son confluent avec la Loire.. En aval de la commune le bassin versant de la rivière couvre , c'est-à-dire plus de 97,8 % du total de . Le module de la rivière à Tours est de . Le débit maximal observé sur cette période est de le .

En dehors du Cher, cours d’eau majeur qui longe la commune, Ballan-Miré compte deux cours d'eau permanents : le ruisseau du petit Cher et celui du Pissot. Les ruisseaux de Miré, de la Touche, du Vau, de Bois-Renault et des Touches, et celui de Fontaine-Ménard s’écoulent de façon temporaire. Les canalets entre la RD7 et le Cher complètent le réseau hydrographique. Certains de ces cours d’eau ont servi à actionner des moulins (la Commanderie et le Grand Moulin).

De nombreux plans d’eau sont présents à Ballan-Miré : retenues le long des cours d'eau : lac des Bretonnières sur le ruisseau du Pissot, étangs sur le cours d'eau temporaire du vallon du Vau Secret, étangs et mares au sein des boisements (bois de la Presle, bois de Beauvais, bois de Bois Gibert), mares très nombreuses ponctuant les terres agricoles sur le plateau.

Ces plans d'eau jouent un rôle essentiel dans la gestion des eaux pluviales sur des sols hydromorphes et présentent un intérêt écologique.

Trois zones humidesD’après l’article L. 211-1 du Code de l’environnement, « on entend par zone humide les terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d’eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire ; la végétation, quand elle existe, y est dominée par des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l’année ». ont été répertoriées sur la commune par la direction départementale des territoires (DDT) et le conseil départemental d'Indre-et-Loire : « les étangs du Bois de la Presle », « Boire de Grand Moulin » et « la vallée du Château du Vau »...

Espaces naturels protégés La commune de Ballan-Miré se situe intégralement dans la zone tampon du périmètre du Val de Loire, inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco.

Ballan-Miré, de par sa surface importante de boisements et de milieux ouverts est l’un des maillons essentiels de la trame verte de l'agglomération de Tours. Elle compte en effet une des densités les plus élevées de réservoirs de biodiversité de l'agglomération, notamment pour les espèces inféodées aux milieux boisés et humides. La présence du Cher, axe majeur pour la migration des poissons avec la Loire et l'Indre, lui offre un intérêt écologique supplémentaire. Pour autant, ces milieux naturels ne font aujourd'hui l’objet d'aucune protection naturaliste forte. Trois sites ont été acquis par le Conseil Général au titre des espaces naturels sensibles (ENS) puis rétrocédés à la commune : Le bois des Touches, d’un peu plus de 64 ha, L’île aux castors, sur le Cher, Le Beau Petit Verger, dit parc de Beauverger, à proximité du centre et de la gare. L’objectif de la définition de ces périmètres est de préserver la qualité des sites, des paysages, des milieux et d’assurer la sauvegarde des habitats naturels. Le Bois des Touches géré par L’ONF est couvert par un plan de gestion. Le bois des Touches et le parc de Beauverger sont aménagés pour l’accueil du public.

Il n'existe pas à Ballan-Miré de secteurs concernés par la protection Natura 2000. Cependant, deux sites Natura 2000 dont les périmètres se superposent se concentrent dans la vallée de la Loire, à environ deux kilomètres au nord de la limite communale : une zone de protection spéciale (FR2410012), dénommée "Vallée de la Loire d'Indre-et-Loire", un site d'intérêt communautaire (FR2400548), "La Loire de Candes-Saint-Martin à Mosnes"..

Transports Voies de communication

La dessert la commune. Il s'agit d'une ancienne section de l'A85. Elle permet de rejoindre le périphérique de Tours.

La D 751 C dessert également la commune. Il s'agit d'une route reliant Tours à Chinon, desservant la commune de Ballan-Miré.

Transports en commun

Le bourg est desservi par les lignes 30 et 31 du Réseau Fil Bleu. La ligne 32 passe également par le nord de la commune, s'arrêtant au Grand Moulin.

Les zones éloignées du bourg sont desservies par les lignes Résabus R5 et R6 du Réseau Fil Bleu.

La voie ferrée de Tours à Chinon traverse la commune, et une gare est située à proximité du bourg.

Urbanisme Typologie Au , Ballan-Miré est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de ToursUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération intra-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. Dans le cas de l'unité urbaine de Tours, il y a une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Tours, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (49,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (56,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante :